Humanitaire

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Chaque année, plusieurs milliers de Français s’engagent dans l’humanitaire. Si le travail ne manque pas, les perspectives d’emploi stable et rémunéré sont très limitées. Ce qui n’empêche pas le secteur de se professionnaliser.


LE SECTEUR
Peu de salariés pour des milliers d’associations
La France compte plusieurs milliers d’associations humanitaires et caritatives. Aide aux SDF, aux migrants, aux malades, soutien aux victimes de guerre et de catastrophes naturelles… Les champs d’action ne manquent malheureusement pas. Si l’activité est en progression constante, le nombre d’emplois n’augmente pas pour autant : faute de moyens, les organismes préfèrent faire appel aux bénévoles et aux volontaires. Ces derniers représentent une large majorité des effectifs du secteur. Même les grandes ONG (organi­sations non gouvernementales) françaises n’emploient qu’un nombre réduit de salariés : par exemple, Médecins du monde compte 248 salariés (siège et terrain) et 1.385 bénévoles.


LES MÉTIERS
Médecins et infirmiers en première ligne
Environ 2.000 volontaires français partent chaque année en mission à l’étranger sur les projets menés par une trentaine d’ONG. Les profils médicaux (médecins et infirmiers) sont les plus recherchés. Puis viennent les logisticiens, qui représentent, par exemple, un quart des départs chez Action contre la faim. Les associations recrutent aussi des experts, ingénieurs agronomes et hydrauliciens en particulier, capables d’apporter une expertise dans les missions de développement. Enfin, elles recherchent des généralistes (école de commerce, IEP) pour faire de la coordination sur le terrain, gérer les projets et encadrer les équipes. Les actions en France reposent essentiellement sur le bénévolat. Si les salaires ne sont pas mirobolants, le recrutement reste rude. Le secteur se professionnalise et l’envie de servir ne suffit plus.


LES FORMATIONS
Quelques filières réputées
En quelques années, l’offre de formation s’est largement étoffée. Mais il faut garder en tête que les recruteurs recherchent avant tout des personnes aux compétences opérationnelles. Une poignée d’écoles sont cependant bien cotées : l’institut Bioforce, à Vénissieux (69), qui forme des logisticiens et des administrateurs, l’IFAID (Institut de formation et d’appui aux initiatives de développement), à Bordeaux (33), qui prépare à la coordination de programme de développement, l’école 3A (École internationale de commerce et de développement), à Lyon (69), qui propose un cursus pour les futurs responsables de projet, et l’ISTOM, à Cergy-Pontoise (95), l’école d’ingénieurs spécialisés dans l’agrodéveloppement. À l’université, il existe bon nombre de masters spécialisés : économie des pays du Sud, analyse de crise et action humanitaire, droit humanitaire… Par ailleurs, les médecins et le personnel paramédical peuvent compléter leur formation par des certificats en médecine d’urgence.



Regardez le métier de responsable de programme d’urgence en interview vidéo.

Lisez le portrait d’un chef de mission humanitaire.

Consultez le guide des études en humanitaire.

Suivez les conseils d’un expert pour travailler dans l’humanitaire.


À lire > "Les Métiers de l’humanitaire et de la solidarité", éditions l’Etudiant.
Sur le Net > Le site créé par Bioforce (organisme de formation), donne une vision détaillée du secteur > Le portail des ONG françaises de solidarité internationale fournit toutes les infos sur l’actualité de l’humanitaire.
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