Études : Humanitaire

Jeune étudiante servant des repas aux personnes nécessiteuses
Jeune étudiante servant des repas aux personnes nécessiteuses // © Jose Luis Pelaez Inc/gettyimages

Il faut plus que de la bonne volonté pour travailler dans le secteur humanitaire. Des compétences médicales, techniques ou logistiques sont indispensables ainsi qu'une bonne maîtrise de l'anglais.


Chaque année, des milliers de volontaires partent en mission pour des organisations françaises de solidarité internationale.

Les professions médicales (chirurgiens, anesthésistes, sages-femmes, infirmiers) sont toujours très demandées.

Les métiers dits techniques, notamment en logistique, sont également recherchés. Mais, professionnalisation oblige, pour travailler dans l’humanitaire et la solidarité internationale, il faut être passé par une formation spécialisée et disposer d’une expérience associative, en France ou à l’étranger.

Des écoles spécialisées pour des techniciens de terrain

Six écoles s’imposent dans le paysage de l’humanitaire. 

Bioforceà Vénissieux (69), propose aux bacheliers un cycle de trois ans de responsable de l’environnement de travail et de la logistique humanitaire validé par un titre certifié de niveau 6, et une licence professionnelle de l’université Paris-Nanterre. Les frais de scolarité sont de 4.100 à 5.900 euros par an. L’école propose aussi des parcours complémentaires de trois mois à un an, ouverts aux titulaires de bac à bac+5.

L’École supérieure de commerce et de développement 3A, à Lyon (69), forme des managers de l’humanitaire. Un premier cycle de trois ans, accessible après le bac, est sanctionné par un Bachelor de responsable opérationnel à l’international, visé par l’État. Un deuxième cycle de deux ans permet d’obtenir le titre certifié de niveau 7 de manager de projets internationaux et internationaux des organisations. Frais de scolarité annuels : de 7 650 euros en première année à 8 800 euros en cinquième année.

L’ISTOMspécialisé en agro­développement international, à Angers (49), recrute après le bac sur dossier, concours et entretien, et délivre un diplôme d’ingénieur en cinq ans. Frais de scolarité : de 5 600 à 6 000 euros par an.

L’IFAID (Institut de Formation et d’Appui aux Initiatives de Développement)à Bordeaux, propose un cursus de coordonnateur de projet de solidarité internationale et locale, assorti d’un titre certifié de niveau II. Sélectionnés à bac+2, les élèves sont formés en neuf mois, puis effectuent neuf mois de stage. Frais de scolarité : 500 euros par an.

L’IRIS sup (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), à Paris, délivre un titre certifié de niveau I de manager humanitaire après une formation de deux ans accessible à bac+3. Frais de scolarité : de 6 500 à 7 300 euros.

L’IRCOM, aux Ponts-de-Cé (49), dispense aux titulaires d’un bac+3 une formation de deux ans menant à un master Management de la solidarité internationale et de l’action sociale et un titre certifié de niveau I d’expert en économie solidaire. Frais de scolarité : de 6 250 à 9 250 euros.

Des formations universitaires en droit, en santé...

En premier cycle, deux licences professionnelles spécifiques à cette filière sont proposées : chargé de projets de solidarité internationale et développement durable, à l’université Bordeaux-Montaigne, et coordinateur de développement de projets d’économie sociale et solidaire à Saint-Étienne (42).

À noter aussi, 10 établissements dispensent une licence pro Gestion des organisations de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS).

Ensuite, il est possible de se spécialiser dans le domaine. Une soixantaine de masters sont dédiés aux métiers du développement et de l’humanitaire.

Ils sont ouverts à des profils d’économistes (analyse de projets et développement durable, à Rennes 1 et 2, gestion des risques dans les pays du Sud à l’IEP de Bordeaux), de juriste (action et droit humanitaires, à Aix-Marseille 3, droits de l’homme et droit humanitaire à Paris 2-Panthéon-Assas et à Paris-SaclayHuman Rights and Humanitarian Action à Sciences po Paris) ou de scientifique (nutrition internationale à Montpellier).

L’IEDES (Institut d’Études du Développement Économique et Social), rattaché à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, compte six masters réputés spécialisés dans l’humanitaire et le développement.

Les formations généralistes (grandes écoles de commerce ou Sciences po) sont prisées par les ONG, qui exigent une expérience de deux ans avant d’envoyer les candidats sur le terrain.

Les médecins et le personnel paramédical peuvent compléter leur formation par des certificats en médecine d’urgence.

Lire aussi

coordinationsud.org, portail des ONG françaises de solidarité internationale.

solidaire-info.org, animé par un réseau d’ONG, associations et organismes d’orientation.

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