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Témoignage

Ma vie en classe préparatoire scientifique : "J’ai eu la chance d’avoir des professeurs très bienveillants"

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Toscane, ancienne élève en classe préparatoire scientifique, raconte son expérience. // © Photo fournie par le témoin
Toscane, ancienne élève en classe préparatoire scientifique, raconte son expérience. // © Photo fournie par le témoin

Toscane est une jeune étudiante de 21 ans qui effectue actuellement sa première année du cycle ingénieur à l’école CentraleSupélec. Elle revient sur son passage en classe préparatoire au lycée Blaise-Pascal d’Orsay (91), dans la filière MPSI.

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Toscane souhaitait intégrer une classe préparatoire scientifique depuis le collège. "Je voulais me mettre au défi. J’adore la rigueur et le challenge qu’on retrouve dans les mathématiques. Mon amour pour cette matière s’est confirmé ensuite."

L’étudiante considère son passage par la prépa scientifique comme "une expérience très enrichissante et une plus-value dans le monde professionnel."

La classe prépa : entre exigence et bienveillance

Toscane reconnaît avoir vécu quelques passages compliqués. "J’étais exigeante avec moi-même, puis j‘ai pris beaucoup de recul. Cela fait partie de mon caractère. Cette pression m’a vraiment portée. On sait pourquoi on est là et pourquoi on se bat. Heureusement, les résultats étaient parfois au rendez-vous."

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"J’avais besoin d’avoir un cadre réconfortant et j’ai eu la chance d’avoir des professeurs très bienveillants. Je me suis beaucoup attachée à eux. J’avais une classe dans laquelle les élèves s’entendaient très bien entre eux, il y avait une forte cohésion entre nous", poursuit l’étudiante.

Son meilleur souvenir ? L’annonce de son passage en prépa étoilée pour la deuxième année. "J’étais très touchée, cela m’a donné beaucoup de motivation pour la suite."

Savoir s’organiser est primordial

Toscane ne cache pas que la classe prépa peut parfois s’avérer difficile, à un point qu'elle le soupçonnait pas. "J'ai été assez frappée par la différence de rythme. Au début, je me suis sentie un peu en retard par rapport à mes camarades. C’est compliqué de s’investir à 100%, même si je n’ai jamais douté."

Quelques conseils à transmettre pour réussir en prépa ? "Il faut toujours être présent à chaque matière. L’organisation est fondamentale, même si ce n’est pas forcément facile à mettre en place. J’essayais de planifier mon travail, de revoir chaque soir le cours de la journée et il y avait beaucoup de travail le week-end."

Le marathon des concours des écoles d'ingénieurs

Après deux années de prépa scientifique vient la période des concours. Toscane a commencé son marathon par le concours permettant de rejoindre la prestigieuse Ecole Polytechnique. "C’était particulièrement éprouvant. Commencer par ce concours, c’est se prendre une grande claque."

Malheureusement, Toscane a rencontré des problèmes de santé pendant la période des écrits et n’a pas été en mesure de se présenter aux concours de son choix, notamment celui de CentraleSupélec. Un sérieux coup au moral, qui n’a pas pour autant ébranlé sa détermination : l’étudiante a pris la décision de redoubler et d’effectuer une troisième année de prépa. Cette mesure reste plutôt exceptionnelle.

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"Je l’avais dit de manière très claire : faire une troisième année de prépa ne me faisait pas peur, affirme Toscane. Les professeurs m’ont exposé les risques de refuser une très bonne école dans laquelle j’avais été acceptée (en l’occurrence Mines ParisTech). Ils m’ont soutenue et m’ont montré qu’ils se souciaient vraiment des élèves."

Toscane a retenté le concours pour intégrer Polytechnique l’année suivante, mais sans les points de bonification dont bénéficient les 3/2 (ceux qui effectuent leur deuxième année pour la première fois). En revanche, elle a brillamment réussi le concours CentraleSupélec.

Avec deux khôlles par semaine, Toscane soutient que la classe préparatoire scientifique prépare bien aux épreuves orales des concours, même si elle regrette un manque d’oraux blancs. L’étudiante est maintenant devenue khôlleuse et essaye de transmettre ses conseils auprès de la nouvelle promotion. "Il faut être à la fois rigoureux et méthodique", recommande-t-elle.