Par Amélie Petitdemange, publié le 03 Septembre 2021
4 min

Prix des loyers, profils des colocataires, villes les plus demandées… Le site de location LocService vient de dévoiler une nouvelle étude sur la colocation en France.

La colocation n'a pas échappé aux conséquences de la crise sanitaire. Selon une étude menée par LocService sur les douze derniers mois*, le loyer moyen d’une chambre en colocation est en hausse de 3,5% par rapport à la même étude réalisée l’année dernière. Il s’élève ainsi à 442 euros charges incluses au niveau national.

Cette moyenne cache cependant de fortes disparités selon les villes. En province, le loyer moyen en colocation est de 392 euros contre 542 euros en Île-de-France et 715 euros à Paris.

La Rochelle, Lyon et Lille sont très demandées

62% des recherches de colocation ciblent la province et 38% l’Île-de-France. Conséquence de la pandémie de Covid-19 : la province gagne quatre points par rapport à l’année dernière.

La Rochelle est la grande ville dans laquelle le marché est le plus tendu en colocation en 2021. Selon LocService, elle enregistre 7,9 demandes pour une chambre libre. Suivent Lyon (4,8 demandes par chambre), puis Lille (4,7 demandes par chambre). Paris et Angers viennent compléter ce classement avec respectivement 4,6 et 3,4 demandes par chambre. À l’inverse, Saint-Etienne est la ville dans laquelle il est le plus facile de trouver une coloc, avec quatre chambres pour une demande.

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Comment choisir son colocataire ?

La taille idéale d’une colocation est de trois personnes, selon les souhaits des candidats sur LocService. La grande majorité des recherches (80%) le sont pour une durée indéterminée, alors que 18% concernent des durées inférieures à un an.

Concernant les critères de sélection, certains se révèlent plus importants que d’autres. Ainsi seuls 8% exigent d’être entre étudiants. Cependant, les animaux et les fumeurs sont refusés dans 14 à 22% des cas.

L’âge des colocataires est un critère plus déterminant. 28% des candidats déclarent rechercher des profils de moins de 30 ans, contre 23% l’année dernière. Un seul un candidat sur quatre accepte des profils ayant plus de 50 ans, contre un sur trois l’année dernière.

Des colocataires plus jeunes

Ce rajeunissement des profils recherchés s'expliquerait par le fait que pendant la pandémie, la colocation a attiré beaucoup moins de salariés, plus âgés que les étudiants. Près de neuf candidats sur dix cherchent une coloc mixte, mais les femmes sont plus nombreuses à rechercher des colocations du même sexe. Elles sont 22% à cibler des colocations entre femmes, alors que seuls 2% des hommes exigent une colocation 100% masculine.

L’âge moyen des colocataires est de vingt-sept ans et près de 80% ont moins de trente ans. Bien que la colocation ne soit pas l’apanage des étudiants, leur part augmente cette année au détriment de celle des actifs. Les effets de la crise avec la multiplication du chômage partiel et du télétravail ont réduit la mobilité des actifs, explique l’étude. Ainsi, 58% des candidats à la colocation sont étudiants et 36% sont actifs, contre respectivement 55% et 41% l’année dernière.

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La coloc, lieu de rencontres

Le premier avantage de la colocation cités par les répondants est l'opportunité de rencontrer de nouvelles personnes. Viennent ensuite la réduction de leur budget puis la possibilité d’avoir un appartement plus grand. L’aspect social est donc crucial, tout comme le fait d’avoir une plus grande surface disponible, un critère qui n’était pas dans le top 3 l’année dernière.

Là encore, les effets des confinements successifs se font ressentir. Concernant les choses qu’ils détesteraient le plus dans une colocation, les trois propositions arrivant en tête sont : "un logement sale", "que la chambre soit visitée en leur absence" et "que ce soit toujours le même qui fasse la vaisselle". À bon entendeur !

*L'étude de LocService a été réalisée à partir de 6.755 demandes et 6.893 offres de colocation déposées sur son site lors des douze derniers mois.

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