Les concours par temps de Covid : "Peu importe les symptômes, on vient !"

Par Stéphanie Ouezman, Lukas Nickel, publié le 06 Mai 2021

VIDÉO. Maintenus par le gouvernement, les concours d'accès aux grandes écoles se tiennent en ce printemps 2021 dans des conditions particulières. Port du masque, distanciation, "salles Covid"... Quelles sont les grandes lignes du protocole sanitaire et comment les candidats ont-ils vécu ces contraintes en plus ? Réactions d'élèves de prépa à la sortie des épreuves écrites.

"Je n'ai pas eu peur d'attraper le Covid pendant les épreuves !", "Je me sens moins bien dans le métro", "Je n'ai pas eu plus peur que quand j'étais en cours !" Un peu stressés, mais davantage par le passage des épreuves que par la crainte d'attraper le coronavirus, les préparationnaires planchent ces jours-ci sur les écrits de leurs concours d'accès aux grandes écoles d'ingénieurs et de commerce en ayant à respecter des consignes strictes. Pas de quoi effrayer ces candidats à l'intégration de Polytechnique, Centrale, HEC, ESCP et consœurs !

Un protocole sanitaire déjà éprouvé l'an dernier

Accessible sur les sites des concours, dans leur "espace candidat", joint à la convocation, rappelé sur place dans les centres d'examens… Les candidats n'ont pas pu passer à côté du protocole sanitaire à respecter pendant le passage de leurs écrits 2021. La colonne vertébrale de ce dernier a été mise au point par la commission concours, créée en 2020 pour organiser une session chamboulée par la crise du Covid.

Ce protocole, Frédéric Dallias le connaît bien. L'entreprise qu'il dirige, Exatech, organise chaque année 680 concours pour 4 millions de candidats. Il supervise la mise à disposition de centres pouvant accueillir plusieurs centaines à quelques milliers de candidats simultanément (Charenton-le-Pont, le parc des expositions de Villepinte, les halls de la porte de Versailles…), mobilise les équipes de surveillants et secouristes (ils étaient 250 cette année pour encadrer les épreuves Mines-Pont) et peut organiser la dématérialisation de copies pour certains concours.

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Pas de test à présenter, mais les suspicions de Covid à signaler

Principale contrainte : la taille de "l'espace candidat". "Un candidat possède pour lui 4 m2. De 'nez à nez' il est séparé de 1,5 mètre de ses voisins", indique Frédéric Dallias en précisant que le protocole entre en vigueur à partir du moment où le candidat passe le seuil du centre de concours. Distanciation sociale et port du masque (à garder durant toutes les épreuves) deviennent alors obligatoires.

Par ailleurs, chaque soir, une fois vides, les halls sont "nébulisés". C'est-à-dire ? "Des voiturettes électriques passent entre les allées de tables et de chaises pour pulvériser des jets anti-virucides qui se déposent en fine couche sur le mobilier et le sol, explique Frédéric Dallias. Et 20% de l'air est entièrement renouvelé chaque heure dans les bâtiments ERP (établissements recevant du public, ndlr)". De quoi finir de rassurer des candidats auxquels il n'est cependant pas demandé de présenter de test négatif avant de se présenter aux épreuves.

"Mais une suspicion de Covid ou un test positif doit être signalé. On a des salles Covid prévues à cet effet. Ou alors, le candidat peut ne pas venir." Une option qui reste difficile à envisager… Pour ne pas risquer d'avoir à repasser les concours l'an prochain, ces derniers semblent en effet s'accorder sur l'idée de venir "coûte que coûte". Après deux ans de préparation, les écrits demeurent déterminants pour la suite de leur orientation.

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