1. Thomas, en maths spé PSI : "Il y a plus d'entraide que de concurrence en prépa"
Témoignage

Thomas, en maths spé PSI : "Il y a plus d'entraide que de concurrence en prépa"

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Thomas a découvert, en prépa, de nouvelles matières qui le passionnent. // © Mathieu Cugnot/Divergence pour l'Etudiant
Thomas a découvert, en prépa, de nouvelles matières qui le passionnent. // © Mathieu Cugnot/Divergence pour l'Etudiant

Thomas, 18 ans, a intégré le lycée Albert-Schweitzer de Mulhouse en prépa maths spé PSI. Cet établissement lui est familier puisqu’il y a passé son bac S. Pourtant, la transition a été très brutale. Il a même choisi l'internat pour travailler dans de meilleures conditions.

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Élève de maths spé PSI à Mulhouse, Thomas a un rêve : réussir le concours Mines-Ponts pour intégrer un jour l'école "numéro 1" à ses yeux : Supaéro, à Toulouse (31). Avec une moyenne générale de 15 en terminale S, option sciences de la vie et de la Terre, dans ce même lycée, c'est sans difficulté qu'il a été admis dans la classe de maths sup. Si l'école reste la même, pratiquement tout le reste a changé. "C'était brutal, je m'attendais à ce que la quantité de travail augmente, mais plus progressivement", raconte le jeune homme. "Le plus dérangeant, c'est le rythme des cours et des révisions. Nous avons deux colles [interrogations orales d'une heure par groupe de trois] chaque semaine et un gros devoir surveillé, qui nous obligent à assimiler les cours au fur et à mesure." Pas moyen de reprendre son souffle !

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Des domaines qui le passionnent

Thomas apprécie toutefois ce rythme soutenu : il a découvert des domaines qu'il ne soupçonnait pas et qui le passionnent : "comme les sciences de l'ingénieur... Les professeurs ne sont pas les mêmes qu'en terminale et sont très calés." Le jeune homme s'en sort bien dans les matières scientifiques, mais rien n'est gagné, en ce qui concerne les concours... "Le plus difficile, ce sont les matières littéraires tels le français et l'anglais. Il y a peu d'heures de cours, mais les coefficients aux concours restent importants", confie-t-il, un peu angoissé.

"Les professeurs sont aussi là pour nous"

Ses parents habitent dans un petit village, près de Mulhouse. Mais Thomas a préféré prendre une chambre à l'internat du lycée, pour pouvoir travailler dans les meilleures conditions. Il sort un peu le vendredi soir, pour se changer les idées. Mais pas trop longtemps... Le samedi après-midi, il se repose ou fait du badminton. Et se remet au travail le dimanche. "Entre les élèves, il y a un peu de concurrence : nous surveillons notre classement. Mais ce n'est pas pour cela qu'il n'y a pas d'entraide et de solidarité. Si l'un d'entre nous rencontre un problème, il va demander de l'aide aux autres. Les professeurs sont aussi là pour nous."

Son niveau en terminale

18,5 en mathématiques, 17 en physique-chimie ;
15 en sciences de la vie et de la Terre et en allemand (LV2), 12,5 en anglais ;
11 en histoire-géographie, 8 en philosophie.