Humanitaire

Pour travailler dans l’humanitaire, il faut de la bonne volonté, mais aussi des compétences médicales, techniques ou logistiques, ainsi qu’une bonne maîtrise de l’anglais.

Description

Humanitaire

Chaque année, quelques milliers de volontaires partent en mission pour les nombreuses organisations françaises de solidarité internationale.

Les professions médicales (chirurgiens, anesthésistes, sages-femmes, infirmiers) sont toujours très demandées, avec des pics lors des crises sanitaires et des épidémies.


Notez que les métiers dits techniques, notamment en logistique, sont également recherchés. Mais, professionnalisation oblige, les métiers de l'humanitaire et de la solidarité internationale imposent de passer par une formation spécialisée et
des expériences associatives en France ou à l'étranger.
 

Quatre écoles pour des techniciens de terrain

Quatre écoles spécialisées s'imposent dans le paysage de l'humanitaire. Elles forment essentiellement à des postes techniques.

L'Institut Bioforce, à Vénissieux (69), propose un cycle de trois ans de chargé de services généraux et logistiques dont la dernière année peut être validée par une licence professionnelle à l'Université Paris-Ouest. Un stage de quatre mois est obligatoire la première année, et la dernière année se déroule en alternance.
La sélection se fait sur dossier et entretien. Frais de scolarité : de 3.700 à 5.400 € par an. 
Sachez que des parcours complémentaires de trois mois à un an sont ouverts aux titulaires de bac+2 à bac+5.

L'École supérieure de commerce et de développement 3A, à Lyon, forme des managers de l'humanitaire. Les trois premières années sont validées par un bachelor responsable opérationnel à l'international, puis les deux années supplémentaires, par le titre certifié de niveau bac+5 manager de projets internationaux. La sélection se fait à partir du bac sur dossier, examen et entretien. Chaque année, un stage en France ou à l'étranger est obligatoire. Frais de scolarité : de 6.250 € à 7.500 € par an.

L'ISTOM, spécialisée en agro­développement international, à Cergy-Pontoise (95), recrute sur dossier et concours avec entretien de motivation. Cette école délivre un diplôme d'ingénieur en cinq ans, comportant des enseignements scientifiques, techniques et en économie, avec un stage obligatoire par an, en France et à l'étranger. Frais de scolarité : de 4.908 à 5.151 € par an.

L'IFAID (Institut de formation et d'appui aux initiatives de développement), à Bordeaux, dispense une formation de coordinateur de projet de solidarité internationale et locale, assortie d'un titre certifié niveau II.
Sélectionnés à bac+2, les élèves suivent une formation théorique de dix mois suivis de neuf mois d'application professionnelle. Frais de scolarité : 500 € par an.
 

Des formations universitaires spécialisées en développement, droit, santé…

Excepté la licence professionnelle chargé de projets de solidarité internationale et développement durable à l'université Bordeaux Montaigne et celles de coordinateur de développement de projets d'économie sociale et solidaire et gestion des organisations de l'éconolie sociale et solidaire à Saint-Étienne, les formations universitaires sont accessibles après une licence. 

Une trentaine de masters sont dédiés aux métiers du développement et de l'humanitaire. Ils sont ouverts à des profils d'économiste (économie sociale et solidaire à Lyon 2, gestion des risques dans les pays du Sud à Bordeaux, opérateur en coopération et solidarité à Montpellier, action humanitaire internationale et ONG à l'UPEC), de juriste (action et droit humanitaires à Aix-Marseille 3, droits de l'homme et droit humanitai à Paris 2-Panthéon-Assas et à Évry, Human Rights and Humanitarian Action à Sciences po Paris) ou de scientifique (master spécialité nutrition, agro-valorisation, sécurité de l'aliment à Montpellier, santé publique spécialité santé internationale à Bordeaux).

L'IEDES (Institut d'études du développement économique et social), rattaché à Paris 1, compte six masters réputés spécialisés dans l'humanitaire et le développement.


À noter : les formations généralistes (grandes écoles de commerce ou Sciences po) sont prisées par les ONG, qui exigent une expérience de deux ans avant de vous envoyer sur le terrain.


Enfin, les médecins et le personnel paramédical peuvent compléter leur formation par des certificats en médecine d'urgence.

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