Humanitaire : les formations.

Humanitaire

Pour travailler dans l’humanitaire, il faut de la bonne volonté, mais aussi des compétences médicales, techniques ou logistiques, ainsi qu’une bonne maîtrise de l’anglais.

Chaque année, quelques milliers de volontaires partent en mission pour les nombreuses organisations françaises de solidarité internationale.

Les professions médicales (chirurgiens, anesthésistes, sages-femmes, infirmiers) sont toujours très demandées, avec des pics lors des crises sanitaires et des épidémies.


Notez que les métiers dits techniques, notamment en logistique, sont également recherchés. Mais, professionnalisation oblige, les métiers de l'humanitaire et de la solidarité internationale imposent de passer par une formation spécialisée et
des expériences associatives en France ou à l'étranger.
 

4 écoles pour des techniciens de terrain

4 écoles spécialisées s'imposent dans le paysage de l'humanitaire. Elles forment essentiellement à des postes techniques.

Avec l'Institut Bioforce, à Vénissieux (Rhône), propose un cycle de 3 ans de chargé de services généraux et logistiques dont la dernière année peut être validée par une licence professionnelle avec l'Université Paris-Ouest.
Un stage de 4 mois est obligatoire la ­première année, et la deuxième année se déroule en alternance. La sélection (2 sessions en avril et septembre) se fait sur dossier, puis entretien avec un jury et épreuves d'aptitudes physiques et comportementales. Frais de scolarité : de 3.700 à plus de 5.500 € par an. Sachez que des parcours complémentaires de 3 mois à 1 an sont également ouverts aux titulaires de bac+2 à bac+5.

L'École supérieure de commerce et de développement 3A, à Lyon, forme des managers de l'humanitaire. Les 3 premières années sont validées par un Bachelor responsable opérationnel à l'international (diplôme visé à bac+3), puis les 2 années supplémentaires, par le titre certifié de niveau bac+5 manager de projets internationaux. Vous êtes sélectionnés à partir du bac sur dossier, examen et entretien. Chaque année, un stage en France ou à l'étranger est obligatoire. Frais de scolarité : plus de 6.000 € par an.

L'ISTOM, spécialisée en agro­développement international, à Cergy-Pontoise (95), recrute sur dossier et concours avec entretien de motivation. Cette école délivre un diplôme d'ingénieur en 5 ans, comportant des enseignements scientifiques, techniques et en économie, avec un stage obligatoire par an, en France et à l'étranger. Frais de scolarité : de 4.700 à 4.900 € par an.

L'IFAID (Institut de formation et d'appui aux initiatives de développement), à Bordeaux, forme des techniciens dans le domaine rural, économique et technique ou sanitaire. Sélectionnés à bac+2, vous suivez une formation théorique de 10 mois suivis de 9 mois d'application professionnelle. Frais de scolarité : 500 € par an.
 

Des formations universitaires spécialisées en développement, droit, santé…

Excepté une licence professionnelle chargé de projets de solidarité internationale et développement durable à l'université Bordeaux Montaigne, les formations universitaires sont accessibles après une licence. 

Une trentaine de masters sont dédiés aux métiers du développement et de l'humanitaire. Ils sont ouverts à des profils d'économiste (économie sociale et solidaire à Lyon 2, gestion des risques dans les pays du Sud à Bordeaux, opérateur en coopération et solidarité à Montpellier), de juriste (action et droit humanitaires d'Aix-Marseille 3, droits de l'homme et droits humanitaires à Paris 2 Panthéon-Assas et à Évry, Human Rights and Humanitarian Action à Sciences po Paris) ou de scientifique (nutrition, agrovalorisation, sécurité de l'aliment à Montpellier, ou encore santé publique internationale à Bordeaux).

L'IEDES (Institut d'études du développement économique et social), rattaché à Paris 1, compte 6 masters réputés spécialisés dans l'humanitaire et le développement.


À noter : les formations généralistes (grandes écoles de commerce ou Sciences po) sont prisées par les ONG, qui exigent une expérience de 2 ans avant de vous envoyer sur le terrain.


Enfin, les médecins et le personnel paramédical peuvent compléter leur formation par des certificats en médecine d'urgence.

L'Etudiant

À LIRE AUSSI

MÉTIERS ET FORMATIONS
- Vidéo : interview d'un responsable de programme d'urgence
- Le portrait d'Alexandre Le Cuziat, chef de mission humanitaire
- Le guide des métiers de l'humanitaire
- Quel avenir pour les métiers de l'humanitaire ?
- Avis d'expert pour travailler dans l'humanitaire
- 5 écoles de commerce pour travailler dans l'humanitaire
- Humanitaire : ce qui vous attend vraiment

SITES UTILES
- Le site de l'organisme de formation Bioforce
- Le portail des ONG françaises de solidarité internationale

LIVRE
- "Les Métiers de l'humanitaire et de la solidarité", éditions l'Etudiant.

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