1. Les métiers de la santé et du sport : un mariage qui fait rêver
Décryptage

Les métiers de la santé et du sport : un mariage qui fait rêver

Envoyer cet article à un ami
Kiné ou médecin du sport, des métiers passion qui demandent un diplôme mais aussi de l'empathie. // © plainpicture/Hero Images
Kiné ou médecin du sport, des métiers passion qui demandent un diplôme mais aussi de l'empathie. // © plainpicture/Hero Images

Médecin, kiné, nutritionniste, ostéopathe du sport… Des métiers passion qui s'avèrent difficiles d’accès. Être un bon élève ne suffit pas... En plus du diplôme et de la spécialisation, les candidats doivent faire preuve de qualités relationnelles.

Une mauvaise grippe ? Une blessure contractée pendant un match ? Un régime alimentaire à rééquilibrer ? Pour rester en forme et optimiser leurs performances, les sportifs de haut niveau peuvent compter sur leurs anges gardiens : médecins, kinés, nutritionnistes, ostéopathes du sport…
Veiller à la santé des champions, cela fait rêver, mais ces métiers sont difficiles d’accès. Première étape : décrocher un diplôme, comme celui de médecin ou de kiné, pour suivre ensuite une spécialisation. Car encadrer des athlètes de haut niveau, les soigner, leur délivrer des conseils ne s’improvise pas.

Faites du sport

Si avoir de bonnes performances académiques est déterminant, cela ne suffit pas. "Les candidats doivent faire du sport eux-mêmes pour être capables de comprendre l’état d’esprit d’un sportif, le délivrer de ses appréhensions mentales et physiques, être dans l’empathie", explique Valérie Deflandre, conseillère au CIDJ (Centre d'information et de documentation jeunesse).

Marc Rozenblat, le président du Syndicat national des médecins du sport, conseille également de "concilier dans un premier temps la poursuite de l’activité sportive et les études médicales" et de "se donner à 100 %, dans les deux domaines". "Mais à un moment donné, il faut laisser tomber le sport pour obtenir les diplômes en médecine. Ensuite, une fois le cursus terminé, il faut enchaîner le maximum de formations en rapport avec le sport", poursuit-il. Celui qui accompagne aujourd’hui des champions olympiques ne se lasse pas de son métier. "Je suis en plein dans mon rêve de gamin", avoue-t-il.

Lire aussi : Métiers du sport : pour se former, il n'y a pas que les STAPS !


Aimez les sportifs !

Un enthousiasme partagé par Philippe Vignon, le président de l’AFKG (Association française des kinésithérapeutes et ostéopathes du golf). Celui-ci travaille aussi avec le pôle France féminin de golf et l’équipe de France girls de la même discipline. Ces professionnels tissent des liens forts avec les sportifs. "La relation de confiance réciproque est primordiale. Nous partageons les bons et les mauvais moments, passons beaucoup de temps ensemble, discutons. Sur un championnat, pendant plusieurs jours, je dois être capable de porter plusieurs casquettes : le kiné, l’ami, le premier supporter", témoigne Philippe Vignon.

Marc Rozenblat, qui s’occupe d’un certain nombre de sportifs mineurs, a l’impression d’être "le grand frère" ou "le deuxième papa". "Je connais tout de leur existence. Et au moindre petit problème, je le ressens comme eux et j’agis pour le régler. Quand on gère un sportif de haut niveau, candidat à devenir champion olympique, c’est comme quand on règle une Ferrari. On connaît tous les boulons, toute la machine. Et dès qu’un boulon ne fonctionne pas bien, on intervient".

Les médecins et les kinés du sport ne sont jamais seuls à la manœuvre mais se concertent avec le coach, le préparateur physique, le préparateur mental…

Ces places sont rares et chères. Une autre clé pour y arriver ? "Faire du sport soi-même aide aussi à développer son réseau, reprend Valérie Deflandre, la spécialiste de l’orientation. Les fédérations sont enclines à encourager les jeunes étudiants qu’elles connaissent."

Les métiers qui mêlent santé et sport

Médecin du sport
 : après un parcours de médecin généraliste (neuf années d’études), le futur médecin du sport prépare un DESC (diplôme d’études spécialisées complémentaire) médecine du sport. Le syndicat des médecins du sport milite pour la mise en place d’une vraie spécialité.
Kiné du sport : après quatre ans d'études en IFMK (institut de formation en masso-kinésithérapie), il faut opter pour la spécialisation. Il existe un DU (diplôme d’université) en kinésithérapie du sport à Bordeaux, Lille II…
Nutritionniste du sport : après des études médicales généralistes, le futur nutritionniste sportif doit compléter son parcours par une formation spécialisée en nutrition. Comme le Bachelor en diététique et nutrition sportive ou un master à l’université. Il existe un master entraînement : biologie nutrition santé à Paris 5, Paris 13, Paris Est-Créteil.
Ostéopathe du sport : la voie d'accès au métier passe par une école agréée par le ministère de la Santé. On en recense 31. Ces formations privées dispensent un cursus en cinq ans après le bac. Il existe ensuite des DU osthéopathie du sport, à Paris Nanterre, Paris Sud, Montpellier, Avignon…