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Décryptage

Santé : assistant médical, un nouveau métier pour la rentrée 2019

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L’assistant médical s'occupe de tâches administratives mais peut aussi intervenir lors de la consultation. // © Adobe Sock/Nyul
L’assistant médical s'occupe de tâches administratives mais peut aussi intervenir lors de la consultation. // © Adobe Sock/Nyul

4.000 assistants médicaux devraient être déployés progressivement partout en France à partir de la rentrée 2019. Il s'agit d'un nouveau métier créé pour épauler les médecins. En quoi consistera leur travail ? Quels sont les qualités requises ?

Assistant médical, connaissez-vous ce métier ? Celui-ci vient d'être créé pour libérer du temps de consultation aux médecins, souvent trop surchargés. Quatre mille assistants médicaux seront déployés à partir de la rentrée 2019. Cette mesure phare du plan de réforme "Ma santé 2020" vise à répondre à la crise de la démographie médicale. Ce qui pose problème ? C'est "le départ en retraite de nombreux médecins qui ne seront remplacés que partiellement alors que les besoins de soins augmentent, explique Jacques Battistoni, à la tête du syndicat de médecins généralistes. Grâce aux assistants médicaux, on pourra soigner plus de patients sans pour autant faire exploser le nombre d’heures de travail".

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En quoi consiste le travail ?

L’assistant médical devra s’acquitter de tâches administratives : accueil du patient, gestion du dossier, recueil et enregistrement des informations médicales…
Celui-ci interviendra aussi lors de la consultation : aide à l’habillage, déshabillage, prise de tension, pesée des patients… Et veillera également à la mise à jour du dossier concernant les vaccinations. Il s’agira également de délivrer des kits de dépistage, d’aider à la réalisation d’actes techniques, comme la pose d'un électrocardiogramme.

L’assistant médical sera chargé également de missions d’organisation et de coordination. Il peut ainsi organiser un rendez-vous avec un médecin spécialiste ou avec un hôpital.

Quel profil de professionnels ?

La fonction peut être assurée par d’actuels aides-soignants, infirmiers, secrétaires médicaux… "Ces derniers, déjà en poste auprès d’un médecin, vont acquérir de nouvelles compétences notamment en termes de santé publique et d’informatique, détaille Jacques Battistoni. Ils vont bénéficier d’une validation des acquis de l’expérience, puis d’une formation complémentaire par alternance".

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Dans tous les cas, l’assistant médical devra suivre une formation spécifique dont le contenu, en cours de définition, sera fixé avant la fin de l’année. Mais pour ne pas retarder le déploiement, "il a été prévu que les médecins puissent recruter des assistants médicaux dès à présent, sans formation préalable, en leur donnant la possibilité de se former à ces nouvelles missions dans les deux ans suivant leur prise de fonction. Cette formation ad hoc sera validée par un certificat de qualification professionnelle qui devra être obtenu dans les trois ans", précise l’assurance maladie.

Quel sera le contenu de la formation ?

En quoi consistera la formation ? Il s'agira, selon Jacques Battistoni, d' "un tronc commun, quelle que soit la spécialité du médecin que l'assistant médical accompagne, avec toutefois une partie plus pointue en fonction de celle-ci". Les sessions de formations devraient commencer début 2020 pour des candidats recrutés probablement au niveau bac+1. Quant aux assistants médicaux qui arrivent dès la rentrée, ils vont bénéficier d’une formation en cours de l’emploi après une VAE.

Quelles sont les qualités requises pour postuler ?

Selon l’assurance maladie, l’assistant médical idéal est "dynamique, discret et capable de faire preuve de retenue". Celui-ci a le sens du contact et respecte le cadre réglementaire des procédures. Il maîtrise les outils informatiques et les termes spécifiques à l’activité. Ce sont les médecins qui sont chargés de recruter leurs futurs bras droits. Leurs salaires seront financés par l’assurance maladie.