1. Licence : quelles sont vos chances de réussite, université par université ?
Décryptage

Licence : quelles sont vos chances de réussite, université par université ?

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Le taux de réussite en licence est en légère baisse cette année. // © Aurore Abdoul-Maninroudine
Le taux de réussite en licence est en légère baisse cette année. // © Aurore Abdoul-Maninroudine

TABLEAU. Seuls 27 % des étudiants inscrits pour la première fois en L1 en 2011 ont obtenu leur licence en trois ans. Des chiffres peu rassurants mais qui varient en réalité énormément selon le profil : le taux de réussite est en effet très fortement lié au type de bac et à la mention obtenue. Le point université par université.

La réussite en licence est d'une incroyable stabilité au niveau national, selon les derniers chiffres ministériels, publiés le 23 novembre 2016. 27 % des étudiants inscrits pour la première fois en L1 en 2011 ont obtenu leur licence trois ans après, comme l'an dernier. Ce taux grimpe à 39 %, contre 40 % l'an dernier, si l'on prend en compte les étudiants ayant eu besoin d'une année supplémentaire.

La filière du bac, facteur le plus déterminant

Dans la note ministérielle "Parcours et réussite aux diplômes universitaires", les auteurs expliquent cette baisse du taux de réussite en licence par "une forte augmentation du nombre de bacheliers professionnels inscrits en licence suite à la réforme de la voie professionnelle" au lycée.

Aucune raison de se décourager pour autant ! Vos chances de réussir en licence sont en réalité très fortement liées aux caractéristiques de votre profil d'étudiant. La filière de votre baccalauréat est ainsi le facteur le plus déterminant : quand près d'un bachelier général sur deux obtient sa licence en trois ou quatre ans, seuls 16 % des bacheliers technologiques et 6 % des bacheliers professionnels valident leur diplôme.

La mention obtenue au bac est aussi fortement liée à la réussite en licence. Si les étudiants ayant obtenu une mention très bien ne représentent que 2 % des inscrits en 1re année de licence, 71 % d'entre eux valident leur licence en trois ou quatre ans. À l'inverse, parmi les étudiants ayant obtenu leur bac sans mention et sans passer par la case rattrapage, seuls 20 % d'entre eux obtiennent in fine leur diplôme.

Enfin, avec une différence de dix points entre les taux de réussite, les filles réussissent bien mieux que les garçons ! 43 % des étudiantes obtiennent leur licence en trois ou quatre ans contre un tiers des étudiants.

Valider sa L1, le cap le plus difficile à passer

Parallèlement, quel que soit votre profil, le plus difficile est de passer le cap de la première année de la licence. Parmi les étudiants inscrits pour la première fois en 2012 en L1, plus d'un tiers des étudiants a abandonné après un an et 13 % après deux années...

Une fois cet écueil surmonté, vos chances d'obtenir votre licence sont très élevées puisque près de 8 étudiants sur 10 valident leur dernière année de licence générale en un an. Autrement dit, une fois les deux premières années validées, vous êtes quasi assuré d'obtenir votre diplôme.

Ces chiffres sont toutefois à manier avec précaution. En particulier, "seules les réorientations au sein de l'université sont prises en compte", ce qui signifie qu'un étudiant admis en IFSI (institut de formation en soins infirmiers) ou en école d'ingénieurs, par exemple, est considéré comme ayant échoué en licence...

Les chances de réussite en licence, fac par fac

Grâce au tableau ci-dessous, vous pouvez découvrir, université par université, le taux de réussite en licence en trois ou quatre ans, ainsi que la valeur ajoutée de l'université. Il faut toutefois garder à l'esprit que les bacheliers de l'académie sont prioritaires par rapport aux autres étudiants lors de l'inscription en L1 sur APB, ce qui limite l'intérêt de changer d'université en première année... en particulier si vous souhaitez vous inscrire dans une filière en tension (droit, PACES, psychologie et STAPS).

Taux de réussite en master

Master : un étudiant sur deux obtient son master en deux ans et 65 % en deux ou trois ans, un taux qui a progressé "fortement" depuis 2007.