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Université : le palmarès 2018 de la réussite en licence

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Grâce à un taux de réussite réel largement supérieur au taux de réussite attendu, l'université Paris Est – Marne-la-Vallée se situe dans la partie haute du classement. // © MESR-PictureTank
Grâce à un taux de réussite réel largement supérieur au taux de réussite attendu, l'université Paris Est – Marne-la-Vallée se situe dans la partie haute du classement. // © MESR-PictureTank

L'Etudiant a analysé les taux de réussite en licence des universités sur trois ans. Résultat ? Les facs gagnantes ne sont pas forcément les plus grandes...

Votre université fait-elle partie de celles qui aident le plus ses étudiants à réussir en licence ? Pour le savoir, nous nous sommes penchés sur les taux de passage de licence 1 à licence 2 de ces trois dernières années, mais surtout sur la "valeur ajoutée" affichée par chaque établissement, c'est-à-dire la différence entre le taux de réussite constaté et le taux de réussite attendu (lire la méthodologie en encadré).

Les petites universités vous font progresser

Ce ne sont pas forcément les grandes universités qui aident le mieux leurs étudiants à passer le cap compliqué de la L1, mais bien les petites structures. Arrivé en tête de notre palmarès, l’INU (Institut national universitaire) Champollion (Albi, Castres et Rodez) n’a accueilli l’année dernière que 938 jeunes bacheliers en licence 1, contre une moyenne de 2.320 au niveau national. À peine plus que l’université de Corse (480) et que le Centre Universitaire de Mayotte (307) qui l’accompagnent dans le top 5. De quoi bien s’occuper de chaque étudiant et leur permettre de réussir au-delà des attentes.

Autres universités à tirer leur épingle du jeu : l’université d’Angers et l’université Lyon 2. Depuis trois ans, elles dépassent les 50 % de taux de réussite, plus de 10 points devant la moyenne de tous les établissements du territoire (environ 40 %).

Lire aussi : Licence : quelles sont vos chances de réussite, selon votre bac et votre fac ?

Les universités des grandes villes à la traîne

Les universités des grandes villes connaissent des résultats contrastés. Là où certaines facs parisiennes excellent, à l’image de Paris Est – Créteil (valeur ajoutée de 7,7 sur 3 ans) de Paris Est – Marne-la-Vallée (6,6) et de l’université Pierre-et-Marie-Curie (5,9), d’autres connaissent de vraies difficultés à faire réussir leurs élèves et affichent une valeur ajoutée négative, signe d’un échec plus important qu’attendu. C’est le cas notamment de l’université Sorbonne-Nouvelle (– 1,2) et de Panthéon-Assas (– 5,3). Réputée pour ses cursus en droit, cette dernière perd beaucoup d'étudiants après la première année.

Plusieurs villes s’illustrent même par les mauvais résultats de leurs établissements. Au rang des mauvais élèves : Bordeaux, Grenoble, Aix-Marseille, Strasbourg, mais surtout Toulouse et Lille. Les trois universités respectives de ces grandes métropoles affichent une valeur ajoutée négative.

Méthodologie

Pour déterminer les universités faisant le mieux réussir en licence
, impossible de se baser sur les taux bruts de réussite, aucune fac n’ayant la même population étudiante de départ. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation calcule donc pour chaque université un taux de réussite attendu (ou taux estimé), en se basant sur des critères comme le bac obtenu par les étudiants ou leur origine sociale. En le comparant au taux de réussite réel, il en déduit une "valeur ajoutée", qui est soit positive si la fac fait mieux qu’espéré, soit négative, si ces résultats sont moins bons que prévus.

Nous avons aussi préféré nous baser sur le passage de L1 en L2 au bout d’un an, plutôt que sur la réussite de la licence en 3 ou 4 ans
. La raison ? Ce second indicateur ne prend pas en compte les élèves qui ont, par exemple, quitté la fac après la L2 pour intégrer une école d’ingénieurs non universitaire. Un inconvénient que n’a pas le passage de L1 en L2, où se concentre une bonne part des échecs en licence.