1. Service civique : un dispositif qui vous attire plus que jamais !
Décryptage

Service civique : un dispositif qui vous attire plus que jamais !

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En matière de service civique, les hommes s'engagent plus que les femmes dans le secteur du sport. // © plainpicture/Blend Images/KidStock
En matière de service civique, les hommes s'engagent plus que les femmes dans le secteur du sport. // © plainpicture/Blend Images/KidStock

Plus de quatre jeunes sur dix se déclarent "intéressés" par le service civique, selon la deuxième édition du baromètre de l'INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire). Une tendance qui va de pair avec l'importance de l'engagement, qui concerne un tiers des 18-30 ans. Décryptage.

Alors qu'en 2016, l'Agence du service civique annonçait que, depuis sa création en 2010, 100.000 jeunes avaient signé un contrat de service civique, l'intérêt pour ce dispositif s'installe chez les 18–30 ans : 44 % d'entre eux se déclarent intéressés. C'est l'un des résultats du baromètre 2017 sur la jeunesse, piloté par l'INJEP et réalisé par le CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), rendu public le 23 novembre 2017.

Selon cette étude, qui s'appuie sur les réponses de 4.500 personnes représentatives de la variété de la jeunesse, c'est la tranche des 18–24 ans qui est la plus intéressée par le service civique, mais ce sont aussi les jeunes ayant le plus de difficultés concernant leur insertion professionnelle. Ainsi, l'intérêt des étudiants et élèves en stage ou en apprentissage monte à 57 %, celui des jeunes au chômage à 55 %, devant celui des jeunes souhaitant "être aidés par les pouvoirs publics pour trouver un emploi" (54 %) ou "pour définir leur orientation" (54 %), et celui des élèves et étudiants sans activité professionnelle (50 %).

Un dispositif connu par huit jeunes sur dix

Le baromètre pointe également le fait que le service civique est de plus en plus connu des jeunes : en 2017, 82 % des jeunes en ont entendu parler contre 74 % en 2016. Des chiffres à nuancer légèrement, le baromètre 2016 n'ayant interrogé que les jeunes de France métropolitaine. Plus ceux-ci sont diplômés, plus ils ont de chances de connaître le dispositif de nom, révèle également l'étude. En outre, les engagés comme bénévoles (c'est-à-dire qui donnent du temps à une association) sont plus nombreux à connaître le service civique et à en signer.

Un tiers de bénévoles chez les 18–30 ans

Des chiffres qui sont à mettre en regard de l'importance de l'engagement associatif chez les 18–30 ans. Selon le baromètre, un tiers sont adhérents d'une association et un tiers sont bénévoles, un résultat stable depuis plusieurs dizaines d'années. "La vie associative des jeunes reste conditionnée à l'insertion dans la société", écrivent les auteurs. Autrement dit, les jeunes en emploi, les jeunes diplômés et les jeunes en couple avec une personne vivant hors de leur logement, sont ceux qu'on retrouve en plus grand nombre dans les associations.

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Les jeunes bénévoles ont à peu près le même profil que ceux qui adhèrent à une association : les jeunes actifs et les jeunes urbains sont surreprésentés. Pour autant, 42 % des jeunes habitant des communes rurales sont bénévoles, et parmi eux, on trouve plus de femmes et de personnes au chômage.

Le sport, loin devant la culture et les loisirs

Quant aux domaines investis par les jeunes bénévoles, ils concernent principalement le sport (pour 38 % d'entre eux, devant la culture et les loisirs (21 %), la jeunesse et l'éducation (17 %) et le social et la solidarité (16 %). Les hommes s'engagent plus que les femmes dans le sport (16 points d'écart), quand les femmes privilégient la culture (4 points d'écart), le social (5 points d'écart), la jeunesse (4 points d'écart) et la santé / l'aide aux malades (6 points d'écart).

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À noter que, au-delà de la différence homme / femme, "les domaines d'engagement correspondent à des champs de préoccupations quotidiennes des jeunes en lien avec leur situation d'activité", écrivent les auteurs du baromètre. Ainsi, on retrouve plutôt des étudiants dans du bénévolat en faveur de la jeunesse, des chômeurs dans des activités de solidarité, des jeunes très diplômés dans la culture, etc.

L'environnement, une cause à fort potentiel

Enfin, le baromètre a sondé les jeunes sur les causes qui pouvaient leur donner envie de s'engager ou de s'engager plus : le sport arrive en tête, devant la santé / l'aide aux malades, et l'environnement. Ce dernier thème semble donc avoir un fort potentiel de développement dans l'engagement des jeunes, puisqu'il arrive en troisième position des facteurs de motivation, mais ne mobilise qu'un jeune bénévole sur dix

Plus d'optimisme qu'en 2016 !

La baromètre de l'INJEP prend également le pouls du moral des 18–30 ans. Il en ressort que 48 % d'entre eux sont globalement dans un état d'esprit "positif", et que l'optimisme est plus ancré chez eux qu'en 2016. Un jeune sur cinq se dit ainsi "optimiste avant tout" en 2017, contre un sur dix en 2016. Des chiffres à relativiser, car dans le même temps, 19 % d'entre eux se disent aussi "inquiets" contre 15 % en 2016.

À retenir, la confiance dans l'avenir est d'autant plus grande que le niveau de diplôme est élevé, et les 25–30 ans sont plus confiants que les 18–24 ans. Plus de deux tiers des jeunes ayant un emploi se déclarent confiants en leur avenir, signe que l'emploi reste un élément rassurant.