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Bac STL/STD2A/STI2D 2018 : nos pronostics en histoire-géographie

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Quels sujets risquent de tomber en histoire-géographie au bac STL/STD2A/STI2D 2018 ? // © letudiant.fr
Quels sujets risquent de tomber en histoire-géographie au bac STL/STD2A/STI2D 2018 ? // © letudiant.fr

Candidats au bac STL/STD2A/STI2D 2018, à quels sujets vous attendre en juin prochain ? Voici nos pronostics, basés en partie sur les avis de professeurs de première.

Il n’y a pas de solution miracle. Pour réussir l’épreuve d’histoire-géographie, il faut apprendre son cours. Dates et personnage clefs, événements, définitions… les examinateurs attendent avant tout des connaissances. Durant le face-à-face, ils tendent à valoriser la note du candidat qui doit se montrer actif et concerné.

smiley-probable Les sujets les plus probables

Difficile d’anticiper les sujets l’histoire-géographie puisque ceux-ci sont choisis par chaque examinateur en fonction des éléments étudiés par l’élève durant l’année. Mais une chose est sûre : l’examen demande de mobiliser ses connaissances dans la première comme dans la seconde partie.

"Dans l’épreuve de question obligatoire, on attend des candidats qu’ils puissent relier une date à un événement, livrer une définition, identifier un personnage…", souligne Claude Verdier, enseignante dans l’académie de Versailles. Qu’est-ce que la bipolarisation sous la Ve République ? Par quel aspect l’élection présidentielle de 2002 se distingue-t-elle des autres ? Qu’est ce qu’une alternance, une cohabitation ? Telles pourraient être les questions sur la Ve République posées le jour J. "On peut aussi leur demander de travailler sur une frise chronologique", poursuit la professeure. Le chapitre sur la Chine, qui demande d’être au clair sur les termes de puissance, de maoïsme, d’impérialisme, etc. se prête particulièrement bien à l’exercice. Mais, quel que soit le sujet, il n’y a pas de secret : c’est du par cœur.

Les enseignants encouragent donc leurs élèves à réaliser des fiches de révisions avec dates, personnages, événements… "Certains les complètent avec un carnet de vocabulaire et des cartes mentales", a remarqué Claude Verdier.

Sur son site www.laboiteahistoiregeo.fr, Mathieu Despretz, enseignant au lycée Valentine-Labbé, à La Madeleine (59), propose de nombreuses ressources documentaires animées pour retenir autrement les présidents de la Ve, la Seconde Guerre mondiale, etc.

Des éléments qui servent également à la deuxième partie de l’épreuve, où le lycéen doit présenter un document et montrer en quoi il illustre une problématique. "Les sujets sont construits par les examinateurs à partir des listes remises par les enseignants", précise Claude Verdier. Ils les choisissent en fonction du public qu’ils ont en face d'eux. En histoire, les candidats de bac STL étudient ainsi majoritairement la pénicilline, quand ceux de STD2A planchent sur la mode. "En géographie, les objets d’étude sur la mondialisation concernent toutes les filières", concède l’enseignante de l’académie de Versailles.

"Les sujets d’étude sont des portes d’entrée de thèmes plus généraux : Shanghai permet de s’intéresser à la Chine et la mondialisation ou via la Ve République, on essaie de comprendre le système politique actuel et le rôle du citoyen… On attend des élèves qu’ils soient à l’aise avec cela", affirme Mathieu Despretz.

smiley-a-reviser Pensez à réviser aussi

Les candidats doivent bien suivre l’actualité. Si le questionnement de l’examinateur porte essentiellement sur les éléments inscrits dans le programme, il peut choisir d’élargir tel ou tel sujet si celui-ci trouve un écho aujourd’hui. Pour les élèves, c’est l’occasion de grappiller quelques points, pour les enseignants, le moyen de valoriser une note. Le jour J, tout est fait pour porter les bacheliers vers la réussite. "Si leur exposé oral est incomplet, les questions sont là pour rappeler à leur mémoire les faits oubliés. S’il est bon, les questions permettent de valoriser la note", assure Claude Verdier. "À l’écrit, on ne peut plus revenir sur la copie. À l’oral, on peut reprendre un élève. Il y a de l’humain dans ce face-à-face", complète Mathieu Despretz.

L’actualité 2017-2018 fera-t-elle pencher les examinateurs pour des sujets d’étude liés à la vaccination, à la Chine, à la réforme territoriale, aux Jeux Olympiques ? Impossible à dire, mais les élèves doivent se préparer à affronter ces notions comme toutes celles étudiées durant l’année. La lecture de la presse, si elle n’est pas obligatoire, est vivement conseillée.

Autre recommandation : durant votre exposé, n’hésitez pas à vous lever, à écrire au tableau. Cela peut-être valorisé, si c’est pertinent. "Pendant leur présentation, les candidats peuvent évoquer des extraits de films, d’ouvrages, de musique... L’important est qu’ils fassent vivre leur oral", défend le professeur nordiste.

smiley_neutre Les sujets les moins probables

Chaque candidat doit réviser cinq questions obligatoires et cinq sujets d’étude. "On traite très facilement le programme dans l’année", assure Claude Verdier, qui fait passer à ses élèves un bac blanc au mois de février "dans les mêmes conditions qu’à l’examen".

Les lycéens doivent notamment veiller à leur bonne gestion du temps, tant au niveau de la préparation que de l’exposé, et à la compréhension des consignes. "Ils ne doivent pas tout écrire sur leur brouillon, ils n’ont pas le temps ! Je leur recommande de synthétiser avec des tirets, des abréviations, d’écrire leur plan, mais surtout de ne rien rédiger", conseille l’enseignante. Pour réviser, Mathieu Despretz encourage également le travail collaboratif et le recours aux annales.

L’épreuve en bref

L’épreuve anticipée d’histoire-géographie (coefficient 2) se scinde en deux parties, notées sur dix points chacune. 

Dans la première, le candidat doit répondre à une série de trois ou quatre questions à réponses courtes. Elles se réfèrent à l’une des questions obligatoires au programme. La seconde partie s’appuie sur l’un des cinq objets d’étude vus par l’élève durant l’année. Il doit analyser un document, fourni par l’examinateur, puis étayer son exposé à partir d’une consigne écrite. "Il peut s’agir d’affiches, de textes, d’extraits de discours (l’appel du 18 juin par exemple), de graphiques, de tableaux…", développe Mathieu Despretz.

Les sujets sont remis au candidat au début de son temps de préparation, de 20 minutes. Il déroule ensuite ses connaissances et sa réflexion sur les deux parties de l’épreuve sans être interrompu par l’examinateur qui prend des notes. "On laisse exposer tranquillement l’élève pour ne pas lui faire perdre le fil de son discours", indique Claude Verdier. Les enseignants conseillent de parler 6 à 7 minutes pour chaque partie, afin de laisser 3 à 4 minutes d’échange avec l’examinateur en fin d’entretien. Mais s’il ne parle que deux minutes, il devra faire face à 18 minutes de questions !

Il faut enfin noter que les deux parties de l’épreuve n’empruntent pas aux mêmes thèmes du programme et que si la première partie relève de l’histoire, la seconde sera de la géographie, et inversement.