1. Bac STL/STD2A/STI2D 2019 : nos pronostics en histoire-géographie
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Bac STL/STD2A/STI2D 2019 : nos pronostics en histoire-géographie

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Quels sujets risquent de tomber en histoire-géographie au bac STL/STD2A/STI2D 2019 ? // © letudiant.fr
Quels sujets risquent de tomber en histoire-géographie au bac STL/STD2A/STI2D 2019 ? // © letudiant.fr

Pour les élèves de première STI2D, STL ou STD2A, il ne s’agit pas d’une épreuve écrite mais d’un oral. Les candidats ont 20 minutes pour convaincre les examinateurs de leurs compétences.

Comme chaque année, c’est en première que les élèves de STI2D, STL et STD2A passent l’épreuve d’histoire-géographie. Lors de l’oral, les candidats sont interrogés sur un chapitre d’histoire et un chapitre de géographie parmi les dix étudiés pendant l’année. Des questions simples, mais qui nécessitent tout de même un peu d’entraînement et une bonne dose de révisions.

smiley-probable Les sujets les plus probables

Pour cette matière, impossible de faire des pronostics puisqu’il s’agit d’une épreuve orale : tous les chapitres peuvent tomber. Mais vous serez obligatoirement interrogé à la fois sur un chapitre d’histoire et un chapitre de géographie, soit lors des questions de cours soit lors de l’étude de document.

Première partie : les questions de cours

Il faut se préparer bien en amont car il n’y a pas de secret : des connaissances et un discours structuré vous feront à coup sûr gagner des points. "Dans la première partie, les réponses doivent être courtes mais aussi organisées, détaille Clotilde Immel, professeure au lycée Edouard-Branly à Créteil (94). Les candidats doivent être capables de donner un exemple, des dates, bref, être le plus précis et clair possible." 

Les enseignants ont généralement une base de données à leur disposition. En histoire : "Pourquoi la IVe République est-elle un échec ?", "Quels sont les pouvoirs du président de la Ve République ?", "Qu’est que l’alternance ?", "En quoi De Gaulle est-il un personnage central de la Ve République ?", "Donnez la définition de la République", "Pourquoi parle-t-on du choc du 22 mars 2002 ?"… En géographie : "Quels sont les territoires dominants de la mondialisation ?", "Qu’est-ce que la mondialisation ?", "Quels sont les différents types de flux et leur évolution ?", "En quoi la mondialisation entraîne-t-elle des inégalités ?", "Quels sont les acteurs de la mondialisation ?"…

Seconde partie : l’étude de document

Les professeurs ont la même exigence concernant la deuxième partie de l’épreuve sur l’étude de document. "Il faut le présenter, le décrire et l’expliquer", précise Matthieu Brocard, enseignant au lycée Saint-Joseph à Dijon (21). Pour cela, vous pouvez à la fois vous appuyer sur le document lui-même, sur les notions du chapitre et sur la question posée. Elle doit pouvoir vous guider dans votre argumentation. 

"Les documents peuvent être très récents comme la célèbre publicité "Nespresso What else ?" qui pourrait servir à expliquer en quoi cette campagne est révélatrice de la stratégie de l’entreprise Nestlé. On peut aussi donner un graphique sur l’évolution du parc automobile mondial pour les véhicules à essence et les électriques en demandant aux candidats d’expliquer quel est le changement de stratégie de l’entreprise", illustre l’enseignant dijonnais. 

Là encore, le degré de précision est important. "En matière de chiffres, les candidats restent souvent très vagues. Mais entre celui qui parlera de ‘beaucoup’, de ‘plusieurs milliers’ et du chiffre exact, il peut y avoir une incidence sur la note", confirme Matthieu Brocard. Même constat pour les définitions : prenez le temps d’expliquer la notion pour montrer que vous savez de quoi vous parlez. "Si le candidat évoque le nom d’un homme politique, il faut donner ses dates de mandat même si la question ne le précise pas, c’est un plus", insiste Clotilde Immel. Quel que soit le sujet, servez-vous aussi de vos connaissances personnelles et de l’actualité, cela sera toujours valorisé lors de votre entretien. 

smiley-a-reviser Pensez à réviser aussi

Vous l’aurez compris, pour cette épreuve, vous ne devez pas faire d’impasses. "Il ne faut pas s’y mettre au dernier moment, assure Clotilde Immel, je conseille à mes élèves de faire quelques fiches avec dix questions sur chaque chapitre, c’est suffisant pour savoir si on a compris le cours." Elle recommande également de travailler en binôme toute l’année pour se préparer à l’oral tout en révisant. 

Pour ce qui concerne l’étude de document, les candidats doivent s’entraîner sur différents supports. "Lors de l’oral, je leur donne un document différent que celui qu’ils ont étudié en cours, cela les perturbe beaucoup. Pourtant, s’ils ont les connaissances nécessaires et la méthode qui va avec, cela ne doit pas leur poser problème", indique Matthieu Brocard.

Autre conseil, lors de la préparation, ne perdez pas trop de temps à rédiger votre brouillon. Notez simplement les grandes idées et votre un plan détaillé. "Je préconise même de prendre une feuille pour la première partie et une autre pour la seconde pour ne pas se perdre, conseille Clotilde Immel. Les mots-clés, les définitions et les dates suffisent."

smiley_neutre Les sujets les moins probables

Cette épreuve orale n’est pas un piège. "L’examinateur n’est pas là pour juger les candidats, au contraire, ils ont tout à y gagner, ce sont des points bonus pour le bac", estime Clotilde Immel. Et si vous séchez sur une question, pas d’inquiétude, vous aurez le temps de vous rattraper lors des questions de l’examinateur. "Il arrive parfois que les lycéens préfèrent ne pas répondre parce qu’ils n’ont pas bien compris ce qu’on leur demandait, poursuit Clotilde Immel. Dans ce cas, il faut continuer, ce n’est pas grave. " "On essaie de valoriser leur travail en reformulant la question pour savoir s’il s’agissait d’un oubli ou d’une incompréhension", complète son collègue dijonnais.

D’après les deux professeurs, les candidats ne parlent pas plus de 7 minutes en moyenne alors que l’oral dure près du triple. "S’ils parlent plus de 10 minutes, cela prouve qu’ils ont des connaissances. Il faut prendre son temps", insiste Matthieu Brocard. Mais n’essayez pas pour autant d’être original : "Les lycéens doivent avant tout essayer de répondre aux questions, montrer qu’ils font des efforts et surtout ne pas dire qu’ils n’ont rien à dire."

Attention également à ne pas prendre cette épreuve à la légère. "L’oral a souvent lieu fin juin-début juillet, certains candidats se présentent en tongs, short et tee-shirt, il faut faire un minimum d’efforts sans pour autant venir en costume, prévient le professeur. La première impression est la plus importante."