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Bac ST2S 2019 : nos pronostics en biologie et physiopathologie humaines

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Quels sujets risquent de tomber en biologie et physiopathologie humaines au bac ST2S 2019 ? // © l'Etudiant
Quels sujets risquent de tomber en biologie et physiopathologie humaines au bac ST2S 2019 ? // © l'Etudiant

Candidats au bac ST2S (sciences et technologies de la santé et du social) 2019, à quels sujets vous attendre en juin prochain en biologie et physiopathologie humaines ? Voici nos pronostics, basés en partie sur l’avis d'enseignants.

En biologie et physiopathologie humaines, connaître son cours par cœur ne suffit pas. Les examinateurs attendent des candidats qu'ils sachent utiliser leurs savoirs à bon escient. Analyse, interprétation, argumentation, explication, sont les mots clefs pour réussir l'examen construit à partir des programmes de première et de terminale.

smiley-probable Les sujets les plus probables

Pour l’épreuve de biologie et physiopathologie humaines, les candidats doivent réviser tout le programme de cycle terminal, car le sujet comporte au moins deux des neufs chapitres étudiés au lycée et balaie anatomie, physiologie et pathologie. À vous de commencer par lire attentivement la copie pour tenter d’identifier les notions à exploiter. "La première lecture permet aussi d’anticiper les difficultés éventuelles", assure Damien Steiner, professeur au lycée Séminaires de Jeunes à Walbourg (67).

Lors de l’examen, les candidats doivent s’attendre à exploiter des éléments de la partie 1, Organisation de l’être humain, et être en mesure de localiser les organes et appareils au sein des différentes cavités (crânienne et rachidienne, thoracique, abdominale et pelvienne), de montrer la circulation de l’information au sein de l’organisme, de dégager la notion de tissu ou d’identifier les différentes structures cellulaires et leur rôle. Des éléments de base que les lycéens mobilisent en théorie naturellement en fin de terminale.

Toujours au programme de première, les parties Motricité et système nerveux et Homéostasie reviennent régulièrement dans les sujets. Pour la première, il peut être demandé aux candidats d’annoter un neurone ou un muscle. Pour la seconde, les ponts avec les chapitres de terminale sur la Respiration et le Cœur et la circulation sanguine, très appréciés des concepteurs, sont nombreux, c’est pourquoi il faut la connaître sur le bout des doigts. "Dans ce chapitre sur l’homéostasie, ce sont surtout les notions autour du sang qui sont exploitées", a observé Damien Steiner. Les candidats doivent se préparer à définir des examens hématologiques et biochimiques, à exploiter des résultats, à présenter des constituants, du plasma par exemple, ou à aborder la glycémie à travers schéma ou définitions.

"L’un des trois gros chapitre de la partie génétique revient aussi très souvent chaque année, garantit le professeur du Bas-Rhin. Des questions autour de l’hérédité (analyse d’arbre génétique, déterminer si l’allèle muté est dominant ou récessif, par quel chromosome est portée la maladie…) ; de la transcription/traduction (déterminer le type de mutation, réaliser les étapes de transcription (ADN vers ARN) et de traduction (ARN vers protéine)…) ; ou de la cancérogénèse (expliquer le processus d’apparition d’un cancer ainsi que les causes, les traitements…) sont alors prévisibles. "Là encore, il faut faire des ponts entre les chapitres de première et de terminale. Car on peut ici facilement réintégrer des questions d'anatomie", assure Juliette Rousselot, enseignante  au lycée Jean-Moulin du Blanc-Mesnil (93).

Autre favorite des concepteurs : l’immunologie, tombée sans discontinuer entre 2012 et 2017, et qui peut facilement être reliée à la génétique. "Un sujet autour d’une maladie auto-immune, ou ayant un rapport avec les nombreuses maladies dont nous protège les vaccins, est tout à fait envisageable, souligne Damien Steiner. Les candidats doivent veiller aux verbes utilisés dans les questions. 'Citer' ne veut pas dire la même chose 'qu’expliquer' ! Cela demande plus de connaissances et donc d’approfondir la réponse !" Pour valoriser ou étayer leurs propos, les bacheliers peuvent recourir à un schéma (même si ce n’est pas demandé). Ils doivent toujours montrer qu’ils ont bien compris le contexte.

Ils doivent aussi tenter de répondre à un maximum de questions (dans l’ordre, de préférence), car l’épreuve est évaluée par compétences depuis 2015. Pour noter une copie, les examinateurs disposent ainsi d'une grille de référence qui contient six axes et résume ce qui est attendu des candidats : mobiliser les connaissances fondamentales (compétence C1) sur 5 points ; mobiliser le vocabulaire médical (C2) sur 2 points ; analyser et interpréter (C3) sur 5 points ; argumenter et établir la relation structure-fonction (C4) sur 3 points ; expliquer le principe d'un diagnostic ou d'un traitement (C5) sur 3 points, et s'exprimer à l'écrit (C6) sur 2 points.

smiley-a-reviser Pensez à réviser aussi

Si la deuxième partie du chapitre Homéostasie, autour du diabète, est moins réexploitée en classe de terminale, les étudiants ne doivent pas la négliger. Ils peuvent très bien être interrogés sur des coupes histologiques, ou sur des pathologies et traitements à mettre en œuvre. 

Idem pour le chapitre Transmission de la vie (dans les copies en 2018), qui se prête particulièrement bien à l’analyse de clichés d’imagerie médicale, autour des appareils reproducteurs par exemple. Les candidats doivent ici bien maîtriser le vocabulaire de cette partie : spermatogénèse, gamète, nidation, stérilité…

Tout au long du sujet, les lycéens doivent aussi être en mesure de justifier l’intérêt diagnostic d’appareil, comme le Doppler pour l’athérosclérose ou la radiothérapie pour le traitement du cancer… "Les élèves confondent souvent principe et intérêt. Le premier, c'est comment cela fonctionne, le second, c'est à quoi cela sert", alerte l'enseignante de l'académie de Créteil.

smiley_neutre Les sujets les moins probables

La partie Fonction de nutrition, au programme de première, est exploitée durant dix semaines en classe, mais elle est peu réinvestie par les concepteurs, car longue et difficile. Damien Steiner n’imagine pas de questions autours des troubles nutritionnels, de la digestion ou de l’absorption dans les copies cette année, mais les candidats ne doivent pas délaisser ces notions pour autant.

Comme pour l’entièreté du programme, l’enseignant conseille aux candidats de réviser tout au long de l’année et de faire des fiches par compétences.

Le tableau ci-dessous recense le nombre de fois où chaque notion du programme a été abordée dans les sujets depuis 2014. La colonne de gauche indique les pronostics de l’Etudiant pour 2019. À noter que certains sujets peuvent faire appel à plusieurs thèmes.

Nos pronostics 2019 Enseignements obligatoires 2018 2017 2016 2015 2014
PROGRAMME DE PREMIÈRE

smiley-probable 

Organisation de l'être humain x x x
smiley-probable 
(sauf la partie sur l'électrophysiologie)
Motricité et système nerveux x x x

smiley_neutre

Fonctions de nutrition

smiley-probable

Homéostasie x x
PROGRAMME DE TERMINALE

smiley-probable

Respiration x

smiley-probable

Cœur et circulation sanguine x x x

smiley-probable

Cellules, chromosomes, gènes x x x x

smiley-a-reviser

Transmission de la vie x x

smiley-probable

Immunologie x x x x

L’épreuve en bref

L’épreuve, notée sur 20 points, dure trois heures et est de coefficient 7. Elle se décline en plusieurs parties, contextualisées par un sujet commun. Au total, une trentaine de questions rythment l’examen. Pour y répondre, les candidats doivent s’appuyer sur leurs connaissances, qu’ils doivent structurer et argumenter, et sur des documents divers : schémas, graphiques, tableaux, textes scientifiques, clichés d’imagerie médicale, photos…

Généralement, chaque question est indépendante, les élèves ne sont ainsi pas bloqués s’ils ne répondent pas à l’une d’entre elles.

Le sujet, qui comporte huit annexes au maximum, n'excède pas dix pages.