Vis ma vie de réalisateur

Par L'Etudiant Fab, publié le 14 Avril 2021
5 min

Festival de Cannes, stars, longs-métrages, paillettes... Les métiers de l’audiovisuel, et celui de réalisateur en particulier, s’accompagnent souvent de tout un tas d’idées reçues. Au quotidien, cette profession, à la fois technique et artistique, recouvre des réalités variées et permet à celui qui l’exerce d’évoluer au milieu de projets et de personnes qui le sont tout autant.

Du haut de ses 23 ans, Marceau Uguen trace son bonhomme de chemin en tant que réalisateur. Une passion dont il a fait son métier. Installé à son compte dès sa sortie de l’ESIS, l’École Supérieure de l’Image et du Son, il s’appuie notamment sur le réseau professionnel qu’il s’est constitué au sein de l’établissement, lors de ses stages et projets personnels, pour tourner des vidéos à visée artistique, documentaire ou institutionnelle. Il nous en dit plus sur son quotidien.

Comment est née votre envie de devenir réalisateur ?

À la fin du collège, j’ai commencé à filmer les copains avec qui je faisais du skate. J’ai enchaîné avec des clips, des courts-métrages. C’est très vite devenu une passion. Personne n’exerçait un métier de l’image dans ma famille, mais mes parents m’ont soutenu dans ce choix d’orientation.

Qu’est-ce qui vous a amené à étudier à l’ESIS ?

J’ai passé plusieurs entretiens dans des écoles en 2015 et j’ai eu un bon feeling avec l’ESIS. Le fait de pouvoir emprunter le matériel pour réaliser des projets personnels m’a beaucoup plu. Et puis, l’école est à taille humaine. Je me suis dit que ce serait propice pour nouer des contacts avec les professeurs, qui sont aussi des professionnels.

En quoi le Bachelor Audiovisuel spécialisation Réalisation vous a-t-il été profitable ?

J’ai acquis une vraie réflexion sur ce que c’est que mettre en scène un film, analyser des images, faire un story-board, mais aussi des compétences techniques. Les stages en deuxième et troisième année m’ont amené à intégrer une société de films de sports extrêmes, puis à prendre part au tournage d’un film de Diane Kurys. J’ai pu rencontrer des professionnels (cadreurs, producteurs…) au sein de l’école, parmi mes camarades et professeurs et en-dehors.

Vous êtes à votre compte. Comment s’est passée votre entrée dans la vie active ?

Dès ma première année d’école, parce que j’aimais pratiquer, j’ai mené beaucoup de projets et participé bénévolement à des tournages. J’ai travaillé avec diverses personnes et gagné leur confiance. Ce réseau a facilité mes débuts… et puis j’ai aussi beaucoup prospecté !
Aujourd’hui, je tourne aussi bien des clips musicaux que des documentaires ou des vidéos institutionnelles et j’interviens aussi dans les écoles pour parler de mon métier. À terme, j’aimerais faire plus de fiction, à l’image de Memoria, le long-métrage tourné en dernière année de Bachelor avec une partie de ma promotion d’école. Nous l’avons emmené dans divers festivals et diffusé dans plusieurs salles l’année dernière.

À quoi ressemble votre quotidien ?

Il n’y a pas vraiment de routine. J’habite à Paris, mais je suis originaire de Bretagne. En fonction des projets, je bouge entre les deux régions, mais aussi ailleurs. Le mois prochain, je pars au Mexique tourner un clip pour un musicien électro, puis en Bretagne, pour celui d’un rappeur. Je travaille aussi avec un ami sur un documentaire sur un surfeur breton. Quand je ne tourne pas, je découpe mes journées entre le montage des projets, le mixage avec l’ingénieur du son et la gestion administrative de ma boîte.

Quel regard portez-vous sur ce métier ?

Artistiquement et humainement, c’est très enrichissant. Je rencontre plein de gens différents sur des projets qui le sont tout autant. Il n’y a pas qu’un profil de réalisateur, on peut aussi l’exercer en étant salarié ou intermittent. Personnellement, j’aime cette liberté qu’offre le statut d’entrepreneur, mais il est vrai que la vie coûte cher, alors les débuts sont un peu angoissants…

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut se lancer ?

Je lui conseillerais de travailler rapidement sur des projets en parallèle de ses études pour se projeter dans la vie active.

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