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Bac STI2D 2018 : nos pronostics en enseignements technologiques transversaux

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Quels sujets risquent de tomber en enseignements technologiques transversaux au bac STI2D 2018 ? // © l'Etudiant
Quels sujets risquent de tomber en enseignements technologiques transversaux au bac STI2D 2018 ? // © l'Etudiant

En STI2D (sciences et techniques de l'industrie et du développement durable), une matière est centrale et commune à tous les lycéens de cette filière : les enseignements technologiques transversaux. À quels sujets doivent-ils s’attendre ? Voici nos pronostics, basés en partie sur les avis d'enseignants.

Quelle que soit leur spécialité (innovation, technologie et éco-conception ; système d'information et numérique ; architecture et construction ou énergie et environnement), tous les élèves de terminale STI2D passent la même épreuve. Les concepteurs attendent d'eux qu'ils aillent chercher de l'information technique dans les documents et qu'ils sachent l'utiliser. Ici, le par cœur ne suffit pas, c'est la méthodologie qui compte.

smiley-probable Les sujets les plus probables

Comme le veut l'intitulé de la série, le développement durable est désormais omniprésent dans les sujets. Mais s'il peut être déterminant dans le déroulement de la copie, comme lors de l'examen 2014 où il était question de la végétalisation de la gare de Lausanne, il peut aussi être évoqué aux travers de quelques questions, comme ce fut le cas en 2015, avec l'étude d'un pont transbordeur, à Nantes. "Quel que soit le cas de figure, les élèves doivent toujours pensé en terme écologique", introduit Florian Mathieu, enseignant dans l'académie de Lille, qui a débuté son année scolaire par la projection du film "Une vérité qui dérange", d'Al Gore. 

"Le sujet présente souvent une construction à l'intérieur de laquelle on expose des études mécaniques, informatiques et/ou énergétiques", a remarqué Virginie Prud'Homme, enseignante au lycée Saint-Michel, à Annecy (74). "Les élèves doivent être polyvalents, capables de solutionner un problème en analysant comment passer d'une spécialité à une autre", développe Florian Mathieu. 

L'épreuve impose que les enseignements de première et de terminale soient acquis et utilisés. "On interroge régulièrement les candidats sur les matériaux à privilégier dans une situation donnée", a, par exemple, observé la professeure du lycée Saint-Michel. S'il faut connaître les principales classes de matériaux, mais aussi leurs impacts sur l'environnement, des informations sur leur résistance et leur masse volumique peuvent êtres recensés dans les documents. "Au préalable, les élèves doivent avoir compris comment fonctionne le système et analyser, si mouvement il y a, comment les pièces bougent entre elles, quelles liaisons mécaniques sont utilisées, quelles actions extérieures sont mises en jeu...", poursuit Virginie Prud'Homme. 

Des questions sur l'optimisation des échanges thermiques sont aussi à prévoir. S'il n'est pas nécessaire de connaître toutes les formules vues durant les deux années, il faut savoir calculer la perte énergétique d'un bâtiment et pouvoir proposer des solutions. Les bacheliers doivent être en mesure de calculer une descente de charge, ou d'analyser un schéma fluidique, une station de chauffage par exemple. 

Impossible de passer à côté de l'informatique et du numérique "souvent abordé en fin de sujet", d'après Florian Mathieu. Des questions autour de l'intégration du système technique dans un réseau ou du débit nécessaire pour effectuer un transfert rapide, peuvent ainsi tomber le jour J. Les bases binaire, décimale et hexadécimale sont à connaître sur le bout des doigts. "Les lycéens doivent avoir compris la logique combinatoire", assure l'enseignant de l'académie de Lille. Attention à la domotique, qui inspire aussi régulièrement les concepteurs de sujets. Ici, c'est la manière dont l'informatique permet de mieux gérer des consommations qui intéresse. 

Sur le volet énergie et environnement, Virginie Prud'homme imagine bien la présentation d'un système alimenté par des panneaux solaires où l'on demanderait aux candidats de proposer une autre source de production. Dans cette spécialité, c'est toujours le triptyque consommation, coût, écologie qui doit retenir l'attention. Si les formules sont généralement livrées dans les sujets, les candidats doivent s'en sortir avec les calculs ou estimations attendus (puissance, consommation énergétique...) "Traditionnellement, la calculatrice est autorisée. Mais cette année, nous avons préparé nos élèves à travailler en mode examen", préviennent les enseignants.

smiley-a-reviser Pensez à réviser aussi

En ETT, on ne parle pas de programmation. Le jour J, les candidats ne seront pas amenés à coder, mais ils peuvent être interrogés sur la compréhension d'un morceau de programme. Les concepteurs de sujets ne leur demanderont pas non plus de faire des diagrammes SysmL, mais ils doivent savoir les lire et les compléter. "On peut aussi les inviter à annoter une chaîne d'information et d'énergie, et à préciser à quoi sert chaque composant", ajoute l'enseignante du lycée Saint-Michel. Pour l'épreuve, il est important de bien revoir son vocabulaire technique (en français, comme en anglais), normalement acquis au fil du cycle terminal. 

"En ITEC, les élèves doivent savoir ce qu'est une limite élastique, un frottement, une adhérence, ils doivent être au clair sur les mouvements effectués par des pièces lorsqu'on parle de liaison pivot...", insiste Virginie Prud'Homme, professeure dans cette spécialité. En énergie et environnement, il faudra par exemple savoir ce qu'est un courant de décharge, une tension ou une résistance et savoir utiliser ces notions à bon escient. 

Enfin, veillez aux grandeurs. Les professeurs le disent : si les candidats savent faire des calculs, ils ne donnent pas toujours les bonnes unités...

smiley_neutre Les sujets les moins probables

Il y a peu de chance que les élèves soient interrogés sur un système purement mécanique. "Il y aura aussi de l'énergie, puis de l'informatique", soutient Virginie Prud'Homme. 

Depuis la réforme, la cinématique, l'étude des mouvements, n'a pas été évoquée dans la deuxième partie de l'épreuve, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne tombera pas cette année ! 

Côté contexte, les élèves n'ont jamais été interrogés sur la conception de structures résistantes au séisme... Pour s'entraîner, l'enseignante conseille à ses élèves de terminale de lire des articles scientifiques, des revues spécialisées, comme "Sciences et Vie" ou "360°R&D", un magazine dédié aux innovations et technologies industrielles. "Les professeurs déroulent toujours les sujets à partir de situations réelles", a constaté Florian Mathieu.

L’épreuve en bref

C'est l'un des plus gros coefficients de la série (8) avec le projet en enseignement spécifique à la spécialité (coef. 12). L'épreuve d'enseignements technologiques transversaux dure 4 heures et se divise en deux parties indépendantes : un exercice sur un problème technique particulier et l'analyse d'un système pluritechnique, qui permet d'aborder tous les champs techniques (matière, énergie, information) vus durant le cycle terminal. Une heure est conseillée pour mener à bien la première, trois heures la seconde, mais libre au candidat d'organiser son temps comme il le souhaite et de commencer par la partie qu'il veut. 

Pour répondre aux questions, les candidats s'appuient sur un corpus documentaire (graphiques, diagrammes, algorithmes, tableaux, schémas, notices techniques, extraits d'ouvrages spécialisés...). En 2017, le sujet faisait 31 pages, document inclus ! 

"Les candidats doivent commencer par lire l'ensemble des documents, même s'ils n'écrivent rien pendant trois quarts d'heure. Ils doivent comprendre ce qu'ils lisent et chercher de l'information en surlignant, entourant, annotant, assure Virginie Prud'homme. Cela peut-être judicieux de rédiger, au brouillon, une synthèse de chaque document."