Concours Mines-Ponts 2022 : "C’était moins dur que ce à quoi je m’attendais"

Par Clément Rocher, publié le 22 Avril 2022
5 min

La période des concours d’entrée aux grandes écoles d'ingénieurs est lancée ! L'Etudiant a rencontré les candidats préparationnaires à la sortie des épreuves du concours Mines-Ponts. Quatre jours et neuf épreuves qui marquent le début d'un marathon des concours pour les futurs ingénieurs.

Mercredi 20 mars, 15h30. Le calme règne au Parc des Expositions Paris-Nord Villepinte. Quelques parents patientent sous le soleil. Ils attendent leur enfant le temps de l’épreuve. Une jeune étudiante sort en larmes du bâtiment. Cette deuxième journée de concours ne lui aura sans doute pas été favorable.

A l’intérieur du Hall 7 de 35.500 m², plus de 4.000 candidats planchent en silence sur leur deuxième épreuve de mathématiques pour le concours Mines-Ponts. La veille déjà, ils étaient venus passer deux épreuves, dont une première de maths. Tout aussi discrets, plusieurs dizaines de surveillants veillent au bon déroulement de l’épreuve.

Concours Mines-Ponts : l'épreuve de maths moins difficile que redoutée

A partir de 16h, les élèves issus des filières PC (Physique-Chimie) et PSI (Physique et Sciences de l’ingénieur) rendent leur copie. La journée s'achève pour eux après 3h d'examen autour du théorème matriciel de Kreiss (PC) ou des matrices de Hurwitz (PSI). Les candidats relâchent la pression, certains profitent du soleil devant l'esplanade avant de repartir.

Beaucoup d'entre eux ont trouvé cette épreuve moins compliquée que la première, passée la veille. "Oui, c’était moins dur que ce à quoi je m’attendais", affirme Zoé, étudiante au lycée Saint-Louis en PSI, à Paris (75). Thomas, étudiant au lycée Condorcet en PSI nuance un peu : "J’ai passé pas mal de questions au début. Je compte beaucoup sur l’épreuve de physique pour me rattraper."

C'est ensuite au tour des étudiants de la filière MP de quitter leur table, à 17h. Eux ont planché quatre heures sur les exponentielles de matrice. "Honnêtement je pense avoir réussi cette épreuve de mathématiques même si j’aurai pu être plus rapide sur certaines questions. Nos professeurs nous avaient bien préparés", avance Maximilien, étudiant au lycée Marcelin Berthelot, à Saint-Maur-des-Fossés (94).

Matthieu, lui aussi étudiant au lycée Marcelin Berthelot, semble tout aussi confiant. "Le sujet était plus abordable que celui d’hier, c’était assez fluide et plus intéressant."

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Des candidats peu inspirés par l'épreuve de français

Le matin, entre 8h et 11h, les candidats ont aussi passé l’épreuve écrite de français, commune à toutes les filières. Elle consiste en une dissertation dont le sujet est en rapport avec les œuvres ou les thèmes figurant au programme. Force est de constater que le sujet a déconcerté plus d’un candidat. "Le sujet n’était pas particulièrement dur mais ne m’a pas beaucoup inspirée", confirme Zoé.

"C’était assez surprenant, avance Maximilien. D’habitude, la citation faisait 5 ou 6 lignes dans tous les sujets que nous avions préparés, et cette année, le concours a décidé d’innover avec une citation qui tient en une ligne et demie." "C’était assez perturbant. J’avais du mal à faire un plan détaillé mais je pense être satisfait de ce que j’ai fait", continue Thomas.

Le concours Mines-Ponts n'est pas terminé pour ces candidats. Jeudi, une troisième journée regroupaient les épreuves de langue vivante, chimie et physique. La longue semaine ne se terminera que vendredi après-midi, après une seconde épreuve de physique et une épreuve commune d'informatique.

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Le début du marathon des concours

Le marathon des concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs ne fait même que commencer pour les étudiants des classes préparatoires. Zoé enchaînera dans les jours à venir avec le concours CentraleSupélec et CCINP. En revanche, elle n’a pas encore d’idée précise sur l’école d’ingénieurs de ses rêves.

"Je vise… les écoles qui m’acceptent honnêtement. Je veux juste sortir de prépa. Mais je recherche une école dans le domaine de la physique plutôt que celui des mathématiques", convient-elle.

Matthieu souhaiterait, de son côté, travailler dans le domaine de l’environnement et intégrer une école des Mines ou une Centrale. Il passera également le concours CentraleSupélec et CCINP.

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