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Reportage

Murder party à l'ISC Paris : les étudiants mènent l'enquête

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La "scène de crime" lors des murder parties de l'ISC Paris // © Dahvia Ouadia
La "scène de crime" lors des murder parties de l'ISC Paris // © Dahvia Ouadia

L'ISC Paris organise des murder parties, des sessions de jeu pendant lesquelles les étudiants de première année se retrouvent face à un faux crime qu'ils doivent élucider. Un moyen ludique de les sensibiliser à la recherche.

Un professeur est mort dans la médiathèque, des rubans jaunes délimitent la scène de crime. Un groupe de dix étudiants de première année à l’ISC Paris cherchent des indices. L’école parisienne organise pour la première fois des murder parties au sein de la médiathèque. Objectif : faire découvrir la médiathèque de l’école aux étudiants et les outils à leur disposition pour effectuer des recherches.

Les élèves face à un crime

Depuis mi-septembre, plus de 200 étudiants ont participé à ces murder parties lors de 16 à 18 sessions. Le schéma est simple, les élèves se retrouvent face à un faux crime : la mort d’un professeur. Ils doivent s’allier pour trouver des indices qui leur permettront de comprendre le mobile, découvrir l’arme du crime et son auteur. Ils ont une demi-heure !

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Les indices ont été disséminés dans les différents espaces de la médiathèque de sorte que les élèves découvrent l’organisation de la médiathèque par thématiques. Les étudiants doivent parcourir des articles de recherche, trouver des références bibliographiques, s’intéresser aux travaux de recherche de leurs professeurs pour élucider ce meurtre.

"C’est la première fois qu’on organise cet événement et nous voulions casser un peu le rythme des étudiants qui sont souvent en amphi depuis la rentrée. Avec ce projet, les étudiants apprennent à utiliser les bases de données que nous avons à l’école. C’est beaucoup plus intuitif qu’une simple présentation. Les étudiants se prennent au jeu petit à petit et s’approprient l’espace", estime Coralie Damay, directrice du laboratoire de recherche de l’ISC Paris.

Team building en mode PJ

Certains étudiants évoluent en groupe, se rassemblent pour comprendre les indices et avancer dans l’intrigue. D’autres préfèrent avancer seuls dans leurs recherches. "Nous ne nous attendions pas à ce que les étudiants travaillent ensemble sur ce projet. Finalement, c’est un peu du team building" estime Coralie Damay.

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Kanto est une jeune étudiante qui intègre la première année du programme grande école après avoir fait un DUT. Pour elle cette approche est une manière "originale et ludique de présenter la médiathèque" : "on a pu découvrir les logiciels informatiques en s’amusant tout en apprenant à travailler en équipe. Cela donne envie de revenir", précise-t-elle.

Marine, étudiante de première année du PGE issue d’une classe préparatoire, s’est, elle aussi, sentie "accrochée par la démarche" : "J’étais intriguée. Au début, je pensais qu’on aurait une présentation orale de la médiathèque mais non, l’équipe nous a embarqués dans cette histoire et cela m’a plu".

Après la session, les étudiants quittent la médiathèque avec pour consigne de ne transmettre aucune information aux groupes des dernières sessions. "Nous sommes surpris de voir que les étudiants n’ont rien dit à leurs camarades", indique Jérémy Thivrier, responsable de la médiathèque. Il faut dire qu’à l’issue des sessions, une des équipes sera désignée gagnante, de quoi les motiver à ne rien divulguer.

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