1. Audrey Desgrange, la recherche au grand cœur
Portrait

Audrey Desgrange, la recherche au grand cœur

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En plus de ses travaux de recherche, Audrey veut faire naître des vocations scientifiques chez les collégiens et lycéens. // © Cyril Entzmann/Divergence pour l'Etudiant
En plus de ses travaux de recherche, Audrey veut faire naître des vocations scientifiques chez les collégiens et lycéens. // © Cyril Entzmann/Divergence pour l'Etudiant

Chercheuse aux instituts Pasteur et Imagine, Audrey Desgrange, post-doctorante spécialisée en embryologie, explore la formation du cœur, premier organe à se mettre en place dans l'embryon. Elle s'engage aussi auprès des collégiens et des lycéens pour les sensibiliser à la recherche.

Bercée par les émissions télévisées "Il était une fois la vie" et "C’est pas sorcier", Audrey Desgrange a plongé très tôt dans l’univers scientifique. Une curiosité qui lui a permis de réaliser son rêve de petite fille : devenir chercheuse en biologie. Enfant, Audrey piquait les jumelles de son père pour observer les oiseaux.

Mais c’est véritablement au collège qu’elle a le déclic : "Avec ma classe et mon prof de SVT (sciences de la vie et de la Terre), nous sommes partis en Mauritanie où nous avons rencontré des chercheurs. J’ai su que c’était ce que je voulais faire plus tard."

Audrey obtient son bac S avec la mention très bien et choisit des études de biologie. "J’avais un but en tête et mes professeurs m’ont aidée à le réaliser", se souvient-elle.

Au cours de ces huit années d’études, la jeune femme se spécialise en embryologie : "J’essaie de comprendre comment une cellule-œuf unique se transforme en un organisme composé de plusieurs milliards de cellules." Aujourd’hui, elle est post-doctorante.

Un travail long et minutieux

À l’institut Pasteur et Imagine, Audrey travaille sur la formation du cœur, le premier organe qui se met en place dans l’embryon. "Je vais 'à la paillasse' pour réaliser mes expériences, je fais des dissections, puis j’analyse les résultats grâce à des logiciels de traitement d’images", détaille-t-elle.

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Son travail sur les malformations cardiaques lui a d’ailleurs permis de décrocher une bourse de recherche "L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science", en octobre dernier. "J’ai été très étonnée, mais aussi très fière d’être lauréate, je vais pouvoir approfondir ma recherche et collaborer avec des spécialistes en la matière."

Susciter des vocations

En plus de son travail, la jeune femme souhaite sensibiliser les collégiens et les lycéens à la science en leur offrant du matériel adapté à la recherche. "Pour moi, c’est très important de transmettre mon savoir, j’espère susciter des vocations." Son avenir ? Audrey l’espère rempli de découvertes, d’échanges et de recherches.

"Et pourquoi pas décrocher un poste de chercheuse en CDI", sourit-elle. En attendant, la jeune femme a encore de nombreuses pistes à explorer. "C’est vraiment un métier où on ne s’ennuie pas, il ne faut pas hésiter à se lancer", conclut-elle.