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Les vingt premières universités autonomes

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Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé jeudi 24 juillet 2008 la liste des 20 premières universités (sur 85) qui deviendront autonomes le 1er janvier 2009. Il s’agit de : Aix-Marseille 2, Cergy-Pontoise, Clermont-Ferrand 1, Corte, Limoges, Lyon 1, Marne-la-Vallée, Montpellier 1, Mulhouse, Nancy 1, Paris 5, Paris 6, Paris 7, La Rochelle, Saint-Étienne, Strasbourg 1, Strasbourg 2, Strasbourg 3, Toulouse 1 et l'université technologique de Troyes.
Ces facs pilotes ont été choisies selon quatre critères : les ressources humaines, les finances, le patrimoine, la gestion des systèmes d'information.
Cette autonomie permettra aux universités de gérer leur budget elles-mêmes. Celui-ci "sera multiplié en moyenne par 2,5", selon Valérie Pécresse. Une subvention de 250.000 euros leur sera ensuite versée.
 

Réactions à chaud

 
"En un an le paysage universitaire a été bouleversé, c'est un moment émouvant, presque historique. C'est une réforme qui s'installe progressivement et durablement", a déclaré la ministre.
Les syndicats des étudiants et des professeurs sont quant à eux moins enthousiastes… Pour l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), la loi sur sur l'autonomie des universités (ou "loi libertés et responsabilités des universités") du 11 août 2007 "porte en elle de nombreux dangers pour l'université publique : désengagement de l'Etat, concurrence accrue entre établissements, précarisation des personnels, dépendance des universités aux financeurs privés". Pour le Snesup-FSU, syndicat de l'enseignement supérieur, "l'annonce de l'obole de 250.000 euros est bien dérisoire" alors que "le ministère du Budget prévoit environ 1.000 suppressions d'emplois dans l'enseignement supérieur". Il dénonce "l'implosion" du monde universitaire.
 

Et ensuite ?

 
La loi prévoit que, d’ici cinq ans, toutes les universités accèdent à l'autonomie questions budget et gestion de leurs ressources humaines et qu'elles puissent, à leur demande, devenir propriétaires de leurs biens immobiliers.
Le Snesup-FSU annonce que "dès la rentrée, il mettra tout en oeuvre avec les autres organisations syndicales, de personnels et d'étudiants pour faire revenir le gouvernement sur ces démantèlements programmés".