1. Noam, en L1 de droit : "J'ai envie de monter ma start-up"
Portrait

Noam, en L1 de droit : "J'ai envie de monter ma start-up"

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En créant sa boîte, Noam espère participer à la relance de la France. // © Pascal Bastien pour l'Etudiant
En créant sa boîte, Noam espère participer à la relance de la France. // © Pascal Bastien pour l'Etudiant

Noam, en licence 1 de droit à Strasbourg, s'intéresse à l'économie et à l'Europe. Dans le cadre de notre série "Avoir 18 ans en 2017 : ils vont voter pour la première fois", voici le portrait de ce jeune étudiant curieux et indépendant.

Avec un père inscrit au PS et un oncle maire élu sous la même bannière, rien d'étonnant à ce que Noam se reconnaisse dans les valeurs de ce parti. "Même si mon père n'a jamais essayé de m'influencer, le PS est ce qui me représente le mieux", considère-t-il. Un environnement militant qui lui a permis de rencontrer de nombreux hommes politiques. "Même si j'ai des choses à leur reprocher, j'ai une meilleure image d'eux que la plupart de mes amis, sourit-il. Je pense qu'on les traite un peu durement par rapport à ce qu'ils sont capables de faire."

Se faire sa propre idée

Enfant d'une institutrice en maternelle et d'un père employé à la mairie de Strasbourg (67), Noam respecte les institutions publiques. Il ne se voit pas pour autant enfermé dans un parti politique : "comme dans un moule !". Ce qui ne l'empêche pas de s'intéresser au plus près à certains enjeux de société, en consultant les journaux de tout bord "pour multiplier les sources d'information et me faire ma propre idée".

Il apprécie particulièrement l'économie : "J'ai envie de monter ma start-up, à la fois pour être indépendant et pour participer à la relance de notre pays qui a besoin d'entrepreneurs", assure ce titulaire d'un bac L. Mais la préoccupation majeure de l'étudiant en première année de licence de droit à l'université de Strasbourg reste l'Europe. "Je trouve qu'elle ne devrait pas se contenter d'être une alliance économique. Il faut aller plus loin vers une union politique, affirme celui qui ne se voit pas passer toute sa vie en France. Chaque pays est encore trop souverain à mon goût."

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Inquiet de la montée de l'islam radical "qui fait le jeu des partis extrémistes dans l'Union européenne", du sort réservé aux réfugiés syriens "dont on ne devrait pas avoir peur, car ils peuvent aider à rendre l'économie européenne plus compétitive", Noam s'est déjà engagé plusieurs fois pour lutter contre la discrimination. En manifestant il y a quelques années contre "les scores de plus en plus écrasants du FN" et en participant, par le biais du scoutisme, à une action de l'association Coexister. "Ça m'a fait prendre conscience qu'on ne devait pas seulement tolérer la diversité culturelle, mais plutôt l'accueillir pour s'enrichir", confie-t-il.

Alors "évidemment", Noam ira voter en avril, après s'être intéressé aux primaires des Républicains. "Certaines de leurs idées peuvent me séduire." À moins "qu'un candidat de gauche pas trop mou émerge".