Simia, un rappeur étudiant en science politique

Par Delphine Dauvergne, publié le 19 Mars 2018
3 min

À 24 ans Simia finit ses études en science politique à Montréal, tout en commençant à percer sur scène comme rappeur. Lauréat du concours Buzz Booster en Île-de-France, il espère que cette reconnaissance lui permettra de vivre progressivement de sa musique.

Après son bac ES, Simia, pourtant attiré par le théâtre et le cinéma, choisit d’étudier le droit et la science politique à l’université Paris 1 : "Pour moi, c’était un parcours sécurisant, et je pouvais continuer à assouvir mes passions."
Son étincelle pour le rap s’est allumée au moment du bac : "Le soir de la dernière épreuve, je me suis retrouvé désœuvré, alors je me suis mis à écrire…" Il s’inscrit l’année suivante dans un atelier d’écriture animé par Gaël Faye et Edgar Sekloka et apprend à interpréter ses textes sur scène. Il monte avec deux amis un groupe de rap, Millipstonimia, et un premier concert en 2012.

Il se lance en solo en 2015

Après sa licence de science politique, il poursuit son cursus à Montréal, au Canada, où il s’épanouit sur scène. "Ce que j’aime dans le rap, c’est sa richesse, car il mélange différents styles de musique."

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Pour choisir son pseudo, Simia s’est inspiré du mot "famille" en russe, qui évoque ses origines et son attachement à ses proches.

Lauréat de Buzz Booster en 2017

Simia a délaissé ses cours de master 2 pour se professionnaliser. Il espère tout de même valider son diplôme, après avoir rendu son mémoire sur "Les stratégies migratoires des étudiants de l’Afrique de l’Ouest à Montréal". Ce sujet lui tient à cœur : il s’investit dans l’association Autremonde, qui vient en aide aux personnes migrantes.

"Au début, j’écrivais des chansons engagées, maintenant, je me concentre sur la mélodie et j’apporte ma vision du monde plutôt que de le critiquer", confie le lauréat 2017 du concours Buzz Booster en Île-de-France.

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