Les métiers du sport en plein boom

publié le 09 Novembre 2020
5 min

En plein essor depuis plusieurs années, le secteur du sport offre toute une panoplie de métiers. Au-delà de l’aspect purement sportif, les étudiants sont de plus en plus nombreux à opter pour cette voie dédiée le plus souvent à l’organisation d’événements fédérateurs et vecteurs de vivre-ensemble.

Avec un taux de croissance de 6 % par an, le secteur du sport business est en pleine croissance. Au gré d’innovations sociales et technologiques, les opportunités d’emploi, comme les enjeux économiques, sont de plus en plus importants, si bien que le marché du sport représente à lui seul environ 38,1 milliards d’euros, soit près de 1,8 % du Produit Intérieur Brut (PIB) national.

Certes, la crise sanitaire n’arrange guère les affaires du secteur et l’impact du Covid-19 est réel. Reste que les métiers du sport sont extrêmement séduisants. Du commerce à la distribution en passant par le marketing, la communication et l’organisation d’événements, ils brassent de très nombreuses compétences.

L’événementiel au cœur du jeu

Tout d’abord, le secteur du sport a toujours rimé avec spectacle. Décennie après décennie, il n’a jamais cessé de faire vibrer des milliards de fans à travers le globe. « C’est un monde formidable, en pleine croissance », commente Michael Tapiro, le fondateur de Sports Management School en 2011. « Le chiffre d’affaires du sport business est l’équivalent de celui de l’aéronautique dans le monde. Le sport existe par ce qu’il y a un spectacle vivant. »

À ce titre, l’ensemble des métiers de l’événementiel tire son épingle du jeu. Que ce soit au sein d’une entreprise ou d’une société organisatrice d’événements, les profils les plus tendance vont du responsable partenariats au responsable sponsoring en passant par le chargé de projets, le régisseur, le chargé de communication ou encore le gestionnaire de l’hospitalité, de la logistique aux espaces VIP.

« On a du sport partout »

Mais en termes de métiers, ce n’est pas tout ! En entrant chez un équipementier, on peut également occuper le poste de responsable marketing, de responsable sponsoring, chef de produit ou développeur commercial. On peut aussi opter pour la distribution d’articles de sport au sein d’un magasin en tant que directeur ou bien responsable de rayon.

D’une fédération à un club, les bons communicants sont également très recherchés, tout comme les community managers, les attachés de presse ou les régisseurs de site. Idem en agences de communication et marketing, les chefs de projets digitaux et autres web designers sont des profils particulièrement appréciés. Sans oublier les nombreux postes en collectivités locales et territoriales ainsi que dans le secteur de la forme, du bien-être et des loisirs sportifs.

« Que l’on soit au Club Med, dans un club ou une mairie, on a du sport partout, rebondit David Mignot, le directeur académique de SMS. Dans les tendances actuelles, le community management est très recherché, car c’est devenu primordial dans chaque projet. Avec le nombre d’événements à venir, il y a plein de compétences qui s’ouvrent dans le management et le marketing. »

Employabilité et nouveaux métiers

De la Coupe du monde de rugby 2023 aux jeux Olympiques de Paris 2024, la France sera en effet l’une des plaques tournantes du sport business. À l’aube de l’organisation de ces événements d’envergure internationale, un panel de nouveaux métiers porteurs d’images, de contenu et de valeurs arrive en force. Outre l’architecture des nouvelles enceintes sportives connectées, on observe notamment une forte ascension du marché du e-sport et des métiers de la data liés aux nouveaux médias.

En parallèle, les enjeux en matière de développement durable, de prise en compte du handicap et de certaines valeurs éthiques, prennent une grande dimension. Sans compter l’explosion des jeux et paris sportifs en ligne, l’organisation d’activités sportives pour seniors ainsi que l’arrivée de nouveaux sports urbains. En pleine mutation, le secteur du sport se porte ainsi plutôt bien en termes d’employabilité. En 2018, 90 % des étudiants diplômés étaient en poste. CQFD.

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