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Licence pro, classique, double licence : bien choisir sa formation

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La licence classique est une première étape pour poursuivre ses études à l'université en se spécialisant en master. // © Camille Stromboni
La licence classique est une première étape pour poursuivre ses études à l'université en se spécialisant en master. // © Camille Stromboni

En postulant en licence (pour obtenir un niveau bac+3), vous tournez la page du lycée pour vous projeter comme un étudiant à part entière. Licence classique en trois ans, licence professionnelle ou double licence, le choix ne manque pas. Le point avec Séverine Maestri, extrait de son ouvrage “Réussir sa candidature pour entrer en filière sélective”.

La licence classique s'effectue en trois ans après le bac dans une université (L1, L2, L3). Elle n'est pas officiellement sélective mais certaines licences très réputées sont obligées de sélectionner leurs étudiants. Il vous faudra donc correspondre exactement au profil et être conscient qu'en général vous vous engagez sur un schéma d'études longues, au-delà de la L3.

La licence professionnelle est un diplôme national à bac+3 qui s'effectue après un bac+2. Mise en place en partenariat avec les entreprises et les branches professionnelles, elle est conçue pour permettre l'insertion professionnelle des jeunes. Ce diplôme se prépare dans une université, en IUT (institut universitaire de technologie) ou dans une UFR (unité de formation et de recherche), offrant un grand nombre de partenariats avec des écoles (publiques ou privées) ainsi que des CFA (centres de formation d'apprentis). Les licences professionnelles accueillent entre 20 et 25 étudiants en moyenne, pour souvent plus de 200 dossiers reçus ; autant dire que la sélection est drastique, surtout après un BTS ou un DUT (dossier, entretien de motivation devant un jury, tests éventuels).

La double licence suscite depuis quelques années un intérêt croissant, ce qui la rend très sélective. À ne pas confondre avec les bi-licences, comme l'explique Thomas Mastrullo, coresponsable d'une double licence de droit et histoire à l'université de Paris 1 : “La double licence permet d'obtenir deux diplômes, une licence en droit et une licence en histoire par exemple pour ce qui concerne notre formation. Les étudiants étudient, en trois ans, toutes les matières fondamentales en droit et en histoire. Si nous dispensions une bi-licence droit et histoire, l'étudiant obtiendrait une L3 droit-histoire mais pas une licence en histoire plus une licence en droit.”

Que faire ensuite ?

La L3 classique est la première marche pour continuer à se spécialiser à l'université en poursuivant en master recherche deux années supplémentaires afin d'obtenir un diplôme de niveau bac+5.

Bien que la finalité de la licence pro soit l'insertion professionnelle immédiate, en tant que diplôme de niveau 2 (bac+3), elle peut permettre à des étudiants l'inscription dans certains masters professionnels ou dans certaines écoles. Mais seul un petit nombre de diplômés de licence professionnelle s'engage dans une poursuite d'études.

Dans le cas des doubles licences, leur obtention doit permettre un large choix dans la poursuite d'études, entre divers parcours de recherche ou professionnels dans les deux disciplines.

Avant de me lancer…

• J'ai choisi le diplôme en trois ans qui correspond à mon projet d'études (avec poursuite au-delà des trois ans ou pas) et j'ai compris les enjeux de chaque diplôme.

• Je suis capable de lister les raisons pour lesquelles j'ai choisi cette formation plutôt qu'une autre. Je peux expliquer que je ne suis pas à l'université par défaut. Pour cela, j'ai attentivement lu les programmes des formations qui m'intéressaient sur les sites des universités, afin de pouvoir les comparer, chaque université proposant des parcours et des mentions bien spécifiques et bien différentes.

• Je suis conscient que je quitte le monde du lycée pour entrer dans l'univers étudiant. Les changements seront importants (autonomie, indépendance, organisation de l'année en semestres et non plus en trimestres…).

• Je tente éventuellement de faire un stage pendant l'été dans le domaine qui m'intéresse. C'est une bonne manière de mettre à l'épreuve mes convictions.

Je m'assure ainsi de ne pas faire partie des 50 % d'étudiants qui échouent à l'université la première année.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Réussir sa candidature pour entrer en filière sélective”,
par Séverine Maestri.