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Comment reconnaître un bon master : 5 questions à vous poser avant de postuler

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Pour votre choix de master, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. // © Olivier Got Université de Bordeaux
Pour votre choix de master, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. // © Olivier Got Université de Bordeaux

C’est un secret de Polichinelle. Sur le papier, tous les masters universitaires délivrent un même diplôme national, garantissant une même qualité. Mais dans les faits, certains satisfont mieux les étudiants que d’autres. Décryptage.

Qu'ils soient plus exigeants, plus complets, qu'ils offrent plus de suivi ou de facilité d'insertion, les “bons” masters peuvent être identifiés. À condition de savoir à quels critères se référer. Avant de postuler, voici donc cinq questions essentielles à vous poser.

Comment le HCERES évalue-t-il le master ?

Le HCERES (Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) évalue les établissements et leurs formations, dont les masters, tous les quatre ans, en ­délivrant une appréciation ­textuelle. Son site Internet ­présente, dans l'onglet “publi­cations”, ses rapports d'évaluation, en reprenant ceux qui ont été réalisés par l'AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur), qu'il a remplacée à la fin 2014.

Ainsi, pour chaque master, le rapport établit une synthèse de l'évaluation qui met en évidence les forces et les faiblesses de la formation, suivie d'une recommandation à l'université et de la réponse de celle-ci. Parmi les critères, on peut citer les effectifs, le suivi des étudiants diplômés, les partenariats avec des entreprises, la dimension internationale ou encore le contenu et l'organisation de la formation.

Que sont devenus les diplômés ?

Certains masters publient des enquêtes sur l'insertion de leurs diplômés, directement accessibles sur le portail de l'université ou celui du master lui-même. La publicité des résultats complets est un excellent signal. Car, au-delà des données brutes (niveau de salaire, durée de recherche d'emploi…), cela montre que les responsables du master sont impliqués dans cette question, qu'ils ont mis en place un suivi des diplômés et assument la transparence. Les enquêtes sont parfois très approfondies. Ainsi, pour certains masters, sont indiqués, entre autres, le type de contrat signé, la fonction occupée ainsi que le salaire attribué et le nom des entreprises.

À lire aussi : Diplômés de master, quelles sont vos chances de trouver un emploi ?

Par ailleurs, quelques masters possèdent leurs propres associations d'anciens étudiants, à l'instar du master droit de la protection sociale d'entreprise de Paris 1. Là encore, il s'agit d'un excellent point. De plus, cette association permet d'appuyer la candidature d'un étudiant à un stage ou à un emploi. Avant de postuler, il est également possible de contacter le responsable de ce réseau pour obtenir des informations sur le master.

Qui sont les partenaires ?

Certains masters, organisés en partenariat avec des fédérations professionnelles, présentent l'avantage de mettre en adéquation la formation avec les évolutions des compétences attendues par les employeurs.

De plus, l'affichage, sur le site Web, d'une liste d'entreprises partenaires (et d'intervenants professionnels issus de ces sociétés) est un bon signe. Outre la professionnalisation du cursus, cela garantit que le master est connu de ces entreprises, facilitant ainsi l'accès à des stages, des missions ou à des premiers emplois.

Pour les masters à vocation recherche, la liste des partenaires académiques peut être un indicateur (cohabilitation avec une grande école ou une école normale supérieure, partenariat avec des universités étrangères, doubles diplômes...).

Quels sont les services offerts aux étudiants ?

Si le master possède son propre site Internet, c'est un bon point. Cela montre qu'il y a une réelle implication des enseignants et qu'il règne un esprit de communauté autour de cette formation. Cependant, tous les sites de masters ne se valent pas. Ils peuvent être rudimentaires ou, au contraire, très fournis. Par exemple, sur le site du master 2 gestion du patrimoine privé de l'université de Bordeaux, sont présentés les profils des étudiants de la promo en cours et des cinq promotions passées, des témoignages d'anciens étudiants, les entreprises partenaires, etc. De quoi se faire une idée !

Certains masters proposent même des services complémentaires : forum emploi, conférences, service de placement spécifique… C'est souvent le cas dans les masters qui dépendent des IAE (instituts d'administration des entreprises). Ces derniers, qui se revendiquent comme les “grandes écoles” de l'université, sont résolument tournés vers le monde de l'entreprise.

Quel est le taux de sélection à l’entrée ?

La sélection entre le master 1 et le master 2 va disparaître à la rentrée 2017 (sauf pour les étudiants inscrits en M1 en 2016-2017) mais les universités pourront “recruter” à l'entrée du master 1, sur dossier ou examen. D'une formation à l'autre, la sélectivité varie. Si certaines intègrent la quasi-totalité des postulants, d'autres en revanche acceptent à peine 10 % des ­candidats.

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Nouveauté de la réforme : les recalés, titulaires d'une licence, pourraient faire valoir un droit à la poursuite d'études auprès du recteur de la région académique (ce ne sera pas automatique). Trois propositions ­d'admission devraient alors leur être faites, prenant en compte leur projet professionnel et les prérequis nécessaires pour suivre le master. Il ne leur restera alors plus qu'à se poser les bonnes questions pour ­choisir la formation la plus sérieuse.