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Comment reconnaître un bon master : 5 questions à vous poser avant de postuler

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Pour votre choix de master, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. // © Olivier Got Université de Bordeaux
Pour votre choix de master, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. // © Olivier Got Université de Bordeaux

C’est un secret de Polichinelle. Sur le papier, tous les masters universitaires délivrent un même diplôme national, garantissant une même qualité. Mais dans les faits, certains satisfont mieux les étudiants que d’autres. Décryptage.

Qu'ils soient plus exigeants, plus complets, qu'ils offrent plus de suivi ou des perspectives d'insertion plus facile, les “bons” masters peuvent être identifiés. À condition de savoir à quels critères se référer. Avant de postuler, voici donc cinq questions essentielles à vous poser.

Comment le HCERES évalue-t-il le master ?

Le HCERES (Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) évalue tous les quatre ans les établissements d'enseignement et leurs formations, dont les masters, en ­délivrant une appréciation écrite. Son site Internet ­présente ses rapports d'évaluation dans l'onglet “publi­cations”.

Ainsi, pour chaque master, le rapport établit une synthèse de l'évaluation, qui met en évidence les forces et les faiblesses de la formation, suivie d'une recommandation à destination de l'université et de la réponse de celle-ci. Parmi les critères retenus, on peut citer les effectifs, le suivi des étudiants diplômés, les partenariats avec des entreprises, la dimension internationale ou encore le contenu et l'organisation de la formation.

Que sont devenus les diplômés ?

Certains masters publient des enquêtes sur l'insertion de leurs diplômés, accessibles sur le portail de l'université ou directement sur celui du master lui-même. La publicité des résultats complets est un excellent signal. Car, au-delà des données brutes (niveau de salaire, durée de recherche d'emploi…), cela montre que les responsables du master sont impliqués dans cette question, qu'ils ont mis en place un suivi des diplômés et assument la transparence. Les enquêtes sont parfois très approfondies. Ainsi, pour certains masters, sont indiqués, entre autres, le type de contrat signé, la fonction occupée ainsi que le salaire attribué et le nom des entreprises.

Lire aussi : Diplômés de master, quelles sont vos chances de trouver un emploi ?

Par ailleurs, quelques masters ont leurs propres associations d'anciens étudiants, à l'instar du master droit de la protection sociale d'entreprise de Paris 1. Là encore, il s'agit d'un excellent point. Avant de postuler, il est également possible de contacter le responsable de ce réseau pour obtenir des informations sur le master. De plus, cette association permet d'appuyer la candidature d'un étudiant à un stage ou à un emploi.

Qui sont les partenaires ?

Certains masters, organisés en partenariat avec des fédérations professionnelles, présentent l'avantage de mettre en adéquation la formation avec les évolutions des compétences attendues par les employeurs.

De plus, l'affichage, sur le site Web, d'une liste d'entreprises partenaires (et d'intervenants professionnels issus de ces sociétés) est un bon signe. Outre la professionnalisation du cursus, cela garantit que le master est connu de ces entreprises, facilitant ainsi l'accès à des stages, des missions ou à des premiers emplois.

Pour les masters à vocation de recherche, la liste des partenaires académiques peut être un indicateur (cohabilitation avec une grande école ou une école normale supérieure, partenariat avec des universités étrangères, doubles diplômes...).

Quels sont les services offerts aux étudiants ?

Si le master possède son propre site Internet, c'est un bon point. Cela montre qu'il y a une réelle implication des enseignants et qu'il règne un esprit de communauté autour de cette formation. Cependant, tous les sites de masters ne se valent pas. Ils peuvent être rudimentaires ou, au contraire, très fournis. Par exemple, sur le site du master 2 droit et gestion du patrimoine de l'université de Bordeaux, sont présentés les profils des étudiants de la promo en cours et des cinq promotions passées, des témoignages d'anciens étudiants, les entreprises partenaires, etc. De quoi se faire une idée !

Certains masters proposent même des services complémentaires : forum emploi, conférences, service de placement spécifique… C'est souvent le cas dans les masters qui dépendent des IAE (écoles universitaires de management, ex-instituts d'administration des entreprises). Ces derniers, qui se revendiquent comme les “grandes écoles” de l'université, sont résolument tournés vers le monde de l'entreprise.

Quel est le taux de sélection à l’entrée ?

Depuis la rentrée 2017, les universités peuvent sélectionner les étudiants en première année de master (filières droit et psychologie exclues). En contrepartie, la sélection entre le master 1 et le master 2 disparaît. Le site du ministère trouvermonmaster.gouv.fr permet de connaître la capacité d'accueil de la première année et les conditions de recrutement (mentions de licence acceptées, dossier, entretien, test…).

D'une formation à l'autre, la sélectivité varie. Si certaines intègrent la quasi-totalité des postulants, d'autres en revanche acceptent à peine 10 % des ­candidats.

Lire aussi : Vous postulez en master ? Comment faire pour sortir du lot

Nouveauté de la réforme : les recalés, titulaires d'une licence, peuvent faire valoir un droit à la poursuite d'études auprès du recteur de la région académique. Trois propositions ­d'admission leur sont alors faites, prenant en compte leur projet professionnel et les prérequis nécessaires pour suivre le master. Il ne leur reste alors plus qu'à se poser les bonnes questions pour ­choisir la formation la plus sérieuse.