1. Masters : le palmarès 2018 de l’insertion professionnelle
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Masters : le palmarès 2018 de l’insertion professionnelle

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L'université Paris 2 Panthéon-Assas est première de notre classement de l'insertion professionnelle après un master de droit. // © Université Assas
L'université Paris 2 Panthéon-Assas est première de notre classement de l'insertion professionnelle après un master de droit. // © Université Assas

Quelles universités offrent la meilleure insertion professionnelle après un master ? Grâce à notre palmarès, découvrez, discipline par discipline, les formations qui obtiennent les taux d'insertion les plus élevés, les meilleurs taux d'emploi à temps plein ou encore les plus hauts salaires à l’embauche.

Quel taux d'emploi, quelle part d'emplois stables (CDI…), quelle part d’emplois cadres et quelle part d'emplois à temps plein les universités offrent-elles à leurs étudiants 30 mois après l’obtention de leur diplôme ? Ces quatre critères ont guidé la réalisation de notre palmarès de l'insertion professionnelle après un master, d'après les données fournies par le ministère de l’Enseignement supérieur.

Avec une note de 93 sur 100, obtenue avec un taux d’emploi de 98 %, un taux de cadres de 89 % et un taux de temps plein de 100 %, l’université Cergy-Pontoise arrive à la première place de notre classement. Paris 2 – Panthéon Assas décroche la deuxième position avec une note de 91 (97 % de taux d’emploi, 97 % de temps plein et 88 % de cadres). Lyon 3 – Jean-Moulin est en troisième position avec une note de 90, grâce à un taux d’emploi de 94 %, 97 % de temps plein et 80 % de cadres.

Attention cependant : les résultats globaux des universités sont fortement liés aux disciplines qu’elles proposent et au poids que représentent ces derniers dans l’offre de programmes de l’université. Par exemple, l’insertion sera meilleure après un master de gestion qu’après un master de sociologie.

Paris 2 – Panthéon Assas arrive ainsi première dans le classement de trois disciplines (droit, économie, gestion), qui représentent respectivement 40 %, 27 % et 16 % de ses effectifs étudiants. Lyon 3 – Jean-Moulin en fait de même dans le disciplines lettres, langues, arts, (13 % de ses étudiants, la plus grande partie de ses effectifs se trouvant en gestion). L’UPMC (fusionnée aujourd’hui dans "Sorbonne Université") décroche la première place dans le classement des facs de sciences de l'ingénieur, qui représente 21 % de ses effectifs.

Universités lauréates par discipline
Discipline Établissement
Droit Paris 2 – Panthéon Assas
Chambéry – Savoie
Économie Paris 2 – Panthéon Assas
Gestion Paris 2 – Panthéon Assas
Toulouse 3 – Paul-Sabatier
Histoire-géographie Paris 4 – Sorbonne
Information communication Amiens – Picardie Jules-Verne
Informatique Paris 11 – Paris-Sud
Lettres, langues, arts Lyon 3 – Jean-Moulin
Paris-Est – Marne-la-Vallée
Psychologie Paris Ouest – Nanterre – La Défense
Sciences de la vie et de la Terre Paris 7 – Denis-Diderot
Sciences de l'ingénieur Paris – Pierre-et-Marie-Curie
Sciences fondamentales  Paris 7 – Denis-Diderot

Combien gagnent les jeunes diplômés ?

Côté rémunérations, le salaire mensuel net médian, 30 mois après l'obtention du diplôme, quelle que soit la discipline ou l’université, s'établit en moyenne à 1.910 €. Les diplômés en droit ou gestion de Paris-Est – Créteil décrochent le plus haut salaire net médian, soit 2.550 €.

Mais toutes universités confondues, la discipline le plus "payant" reste "sciences de l'ingénieur", avec un salaire net de 2.132 €. Les universités spécialisées dans cette discipline sont les universités de Bretagne-Sud et Toulouse 3 – Paul-Sabatier (30 % de leurs effectifs), suivies d’Évry – Val-d'Essonne, de La Rochelle, de Lyon 1 – Claude-Bernard, de l'UPMC et de Paris-Est – Marne-la-Vallée, avec un poids compris entre 21 et 23 %.

Attention cependant à la lecture des différences de salaires : outre la qualité de l’université, ils dépendent d’éléments externes à la formation, notamment des différences marquées entre les grandes et petites villes.

Notre méthodologie

L'enquête insertion 2018 du ministère de l’Enseignement supérieur porte sur l'emploi des diplômés 2014 de l'université, de nationalité française. Nous avons choisi de nous baser sur leur situation 30 mois après leur sortie de l'université.

Notre classement tient compte de quatre critères :

– Le taux net d’emploi, c’est-à-dire la part des diplômés occupant un emploi, quel qu’il soit, sur l’ensemble des diplômés présents sur le marché du travail (en emploi ou au chômage).
– La part d’emplois stables correspondant à la part des diplômés en emploi sous contrat de CDI, sous statut de la fonction publique ou en qualité de travailleur indépendant.
– La part de diplômés occupant un emploi de cadre.
– La part de diplômés occupant un emploi à temps plein.

Ces indicateurs sont accompagnés des salaires médians mensuels nets, primes comprises, calculés sur des emplois à temps plein.

Source : MESRI / SIES / décembre 2017
https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pages/insertion_professionnelle/