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Jeunes diplômés : 5 dispositifs auxquels vous avez droit avant de trouver un emploi

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ARPE, Garantie jeunes, RSA... avant que vous ne trouviez votre premier emploi, on peut vous donner un coup de main. // © plainpicture/Aurora Photos/Robert Benson
ARPE, Garantie jeunes, RSA... avant que vous ne trouviez votre premier emploi, on peut vous donner un coup de main. // © plainpicture/Aurora Photos/Robert Benson

Diplôme en poche, ou tout juste sorti du système scolaire, vous voilà prêts à braver le monde du travail. Avant de vous lancer dans la course, mieux vaut avoir une idée des dispositifs – financiers ou non – qui peuvent vous aider. Tour d'horizon.

Tout juste diplômés ou sortis du système scolaire, chercher un emploi n'est pas de tout repos, surtout quand votre équilibre financier en dépend. Voici le guide des aides auxquelles vous avez droit pendant cette période de transition.

1. L'ARPE

La future loi de finances 2018 pourrait bien diminuer son enveloppe (– 46 %). En attendant, l'ARPE (aide à la recherche du premier emploi) existe toujours ! Elle s'adresse aux jeunes de moins de 28 ans diplômés de moins de quatre mois et en recherche d'emploi. Mais elle n'est compatible ni avec le RSA (revenu de solidarité active) ni avec la Garantie jeunes (voir plus bas).

Que vous soyez diplômé de l'enseignement secondaire par la voie professionnelle, diplômé de l'enseignement supérieur et/ou par l'apprentissage, vous pouvez en bénéficier sous certaines conditions de ressources. L'ARPE vous sera versée durant quatre mois.

Trois cas de figure se présentent :
– vous toucherez 200 € si vous êtes diplômé d'un CAP (certificat d'aptitude professionnelle), d'un bac professionnel ou d'un bac technologique et que vous étiez boursier ou apprenti touchant de faibles ressources durant votre dernière année d'études ;
votre bourse sur critères sociaux sera prolongée de quatre mois si vous êtes diplômé de l'enseignement supérieur (de 100 à 550 € par mois) ;
– enfin, si vous étiez apprenti lors de l'obtention de votre diplôme de l'enseignement supérieur, vous toucherez 300 € par mois.

Attention : dès que vous trouvez un emploi dont le montant est supérieur à 78 % du SMIC net (891 €), vous ne pouvez plus toucher l'aide.

Lire aussi : Comment toucher l'ARPE (aide à la recherche du premier emploi) ?

2. La Garantie jeunes

Son public est plus large que celui de l'ARPE car la Garantie jeunes s'adresse aux jeunes en grande précarité. Pour en bénéficier, vous devez être âgé de 16 à 25 ans, et n'être ni en emploi, ni étudiant, ni en formation. En outre, vous devez vivre hors du domicile parental ou ne pas avoir de soutien financier venant de vos parents, et n'avoir pas plus de 480,02 € de revenus mensuels, déduction faite de vos aides éventuelles au logement.

La Garantie jeunes est un accompagnement sur 12 mois (renouvelable six mois) par la mission locale de votre territoire, selon un contrat d'engagements réciproques entre elle et vous. L'objectif est de vous aider à trouver un emploi, en vous proposant un suivi renforcé de vos démarches, des mises en situation professionnelle et éventuellement des mises à niveau en termes de compétence.

En plus de cet accompagnement, vous recevez une allocation de 480,02 € mensuels.
À savoir : si vous gagnez entre 480,02 € et 614,08 €, une commission peut examiner votre cas et vous faire éventuellement bénéficier de la Garantie jeunes.

Lire aussi : La Garantie jeunes, c'est quoi ?

3. Les allocations chômage

Si vous avez travaillé pendant les 28 derniers mois, il se pourrait que vous ayez droit à une allocation chômage, baptisée ARE (allocation de retour à l'emploi), en fonction de ce que vous avez touché au total. Le montant de cette allocation varie selon votre situation, le mode de calcul étant expliqué sur le site de Pôle emploi. L'ensemble des revenus entre en ligne de compte dans le calcul, y compris ce que vous pouvez avoir gagné via les CESU (chèques emploi service universel).

Même si vous n'avez pas travaillé suffisamment pour toucher l'allocation chômage, sachez que vous inscrire à Pôle emploi vous permettra d'accéder à un grand nombre d'informations sur vos droits, notamment en termes de formation.

Lire aussi : Discrimination à l'embauche : ces dispositifs qui peuvent vous aider

4. Le RSA

Le RSA (revenu de solidarité active) est une allocation qui vous est versée quand vous n'avez pas de ressources, en fonction de votre situation. Son principe est de s'adapter, afin de compléter vos revenus si vous ne trouvez qu'un temps partiel. Le dispositif s'adresse aux plus de 25 ans, mais vous pouvez y prétendre entre 18 et 24 ans si vous avez travaillé pendant au moins deux ans à temps plein (au moins 3.214 heures) au cours des trois ans précédant la date de votre demande, ou si vous êtes parent isolé.

Le site de la caisse d'allocation familiale (CAF) vous permet de simuler le montant auquel vous avez droit. Il dépend des ressources de votre foyer et le cas échéant du nombre d'enfants à charge. C'est à la CAF dont vous dépendez que vous devez vous adresser pour bénéficier du RSA, en y déposant certains formulaires.

5. L'AIJ

L'AIJ (accompagnement intensif des jeunes) est un service de Pôle emploi réservé aux moins de 26 ans. Ici, vous ne touchez pas d'aide financière, mais vous signez un contrat d'engagements réciproques avec votre conseiller Pôle emploi, comme pour la Garantie jeunes. Le principe : vous bénéficiez d'un accompagnement par un conseiller dédié, qui, contrairement aux autres conseillers Pôle emploi, n'a pas à sa charge des centaines de dossier à suivre, mais quelques dizaines.

"Chez nous, les jeunes en AIJ trouvent un emploi dans les six mois en moyenne", indique Christine Marquis, responsable équipe entreprises du Pôle emploi de Mayenne. Aide à la rédaction de CV, redirection vers les offres qui vous correspondent, mise en relation avec les entreprises… cet accompagnement est varié. Une seule condition pour en bénéficier : être inscrit à Pôle emploi, que vous touchiez une allocation ou non.

Casser les clichés sur les jeunes et leur rapport au travail

Dans un livre au titre explicite "Chômage, précarité : halte aux idées reçues !" (éditions de l'Atelier, 2017), 25 associations, comme AC!, ATTAC ou encore Emmaüs France, se sont réunies pour mieux sensibiliser sur les difficultés que vivent les personnes exposées à la précarité, en particulier les jeunes. Des vidéos ont été réalisées pour mieux faire connaître le livre. L'une d'elles est consacrée à l'idée reçue selon laquelle "les jeunes d'aujourd'hui ne veulent plus travailler". À vos écrans !