Écoles de commerce : des débouchés garantis ?

Par Clémentine Rigot, publié le 22 Novembre 2021
5 min

Les écoles de commerce, qui ont toujours le vent en poupe, promettent aux étudiants, diplôme en poche, une insertion aisée sur le marché du travail et des salaires compétitifs.

"Beaucoup de jeunes choisissent une école de commerce sans métier précis en tête. C’est un parcours généraliste qui ne ferme pas de portes et développe la culture générale, en assurant un emploi à la sortie", analyse Jean, 29 ans, diplômé de l’IESEG en 2014.

La théorie de ce manager ventes chez Renault se vérifie-t-elle ? C’est ce que démontre l’enquête Insertion 2021 réalisée par la Conférence des grandes écoles (CGE). Si la crise sanitaire a évidemment eu des effets ralentisseurs sur l’embauche, les primes ou encore les départs à l’étranger, l’enquête confirme la tendance : un diplôme d’école de commerce garantit quasi systématiquement une insertion rapide sur le marché du travail. Et les grandes écoles de confirmer cette promesse.

L’Edhec assure qu’"avec le recul, quatre diplômés sur cinq jugent que leur carrière n'a finalement pas pâti du contexte difficile de leur première recherche d'emploi". Skema, de son côté, se félicite que 93% de ses diplômés trouvent un emploi dans les quatre mois suivant la sortie d’école. Côté salaire, elle affiche toujours un revenu annuel moyen de 47.000 euros. Covid-19 ou non, les débouchés post-école de commerce semblent donc nombreux et l’insertion aisée.

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En école de commerce, le réseau est essentiel

Ces excellents résultats, si peu altérés par la crise, ne datent pas d’hier. Son diplôme en poche, Jean effectue une année de césure qu’il optimise en faisait plusieurs stages, notamment chez Nestlé aux Emirats et à Bruxelles et se lance dans la recherche d’emploi. A l’époque, deux entreprises retiennent son profil. Il a l’embarras du choix mais préfère se diriger vers les domaines qui le passionnent : "deux critères m’importaient : l’innovation de l’entreprise et sa dimension internationale". Et comme 81% des étudiants sortis d’école de commerce, Jean décroche très vite un CDI, qu’il occupe encore aujourd’hui.

Alors comment expliquer la myriade de débouchés ? Jean est catégorique : "en école, il y a deux choses qui aident pour l’emploi : le réseau et savoir se vendre". Ces soft skills, développées tout au long des formations par des présentations régulières devant public ou jury, permettent aux futurs candidats de briller en entretien d’embauche. Le networking et les associations d’alumni aident aussi à former un maillage de professionnels qualifiés dans de nombreux domaines.

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L’alternance : un sésame pour l’emploi

Néanmoins, tous ne sont pas égaux face à l’insertion. L’apprentissage reste ainsi "le meilleur passeport pour l’emploi" d’après la CGE. C’est ce qu’a pu vérifier Romain, 25 ans, diplômé de Toulouse BS en 2020. Alternant en M2 chez Microsoft, il y décroche, quelques mois plus tard, un CDI en tant que commercial market strategy manager.

Au-delà de l’aspect financier (frais de scolarité pris en charge et véritable salaire), c’est surtout l’acquisition d’expérience qui a poussé ce jeune Francilien à postuler. "L’alternance est proposée par des entreprises de renom, ça fait la différence sur un CV ! Et côté humain, c’est aussi un vrai plus : on connaît les équipes, on a eu un an pour faire ses preuves, on a donc une longueur d’avance par rapport à un candidat extérieur."

Depuis dix ans, "le taux net d’emploi se maintient chaque année à un niveau très satisfaisant pour les diplômés" précise la CGE, illustrant que, même en pleine pandémie mondiale, les écoles de commerce ont su rester à flot.

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