Titre RNCP, visa et grade licence, comment choisir son bachelor en management ?

Par Lola Fourmy, publié le 03 Mars 2022
4 min

Les formations des écoles de commerce se différencient par leurs certifications. Des reconnaissances officielles qui correspondent à des stratégies différentes de la part des établissements.

Entre titre RNCP, visa ou grade licence, difficile de s'y retrouver dans les certifications des formations du supérieur. Mais chaque reconnaissance officielle recouvre un objectif.

Le titre RNCP, une reconnaissance professionnelle pour les bachelors

Gage de reconnaissance professionnelle, de nombreuses écoles de commerce optent pour l’inscription de leur diplôme au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles). Délivré par le ministère du Travail, le titre RNCP vient ainsi s’assurer des compétences professionnelles proposées par une formation.

Le bachelor responsable en gestion et développement d'entreprise de l’Esam est justement certifié niveau 6 au RNCP (niveau bac+3). "C’est dans l’ADN de l’école : on est très orientés compétences", explique Yannick Roussel, directeur de l’Esam Paris, pour qui ce titre RNCP est le plus important.

"Il correspond parfaitement à ce qu’on veut faire. Nous, mettons surtout en avant notre taux d’employabilité à la sortie de l’école qui se situe, autour de 95%. Notamment parce que nos diplômes sont accessibles en alternance en troisième année", ajoute le responsable.

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Le visa licence, bientôt une nécessité pour les bachelors en management ?

Et s’il veut privilégier l’ancrage professionnalisant de ce diplôme, notamment avec des enseignants issus du monde de l’entreprise, le directeur de l’Esam Paris précise qu’une demande de visa licence est en cours pour le bachelor de management. "C’est une demande du marché et à un moment, ce sera incontournable", estime-t-il.

"Pour nous, le visa, c’est une stratégie de visibilité. À la fois pour l’école et pour nos élèves", pointe Erwan Poiraud, directeur général de PPA Business School. Son diplôme supérieur de marketing et communication vient de recevoir le visa délivré par le ministère de l’Enseignement supérieur. Une reconnaissance qui implique notamment une plus grande part de recherche dans la formation.

"Mais nous ne recrutons que des chercheurs qui ont d’abord été dans l’opérationnel. Notre objectif, c’est de proposer un équilibre entre recherche et forte orientation vers le monde professionnel. Je ne pense pas qu’obtenir le visa soit indispensable, mais ça nous permet de passer dans une autre catégorie", assure-t-il.

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Le grade de licence, "le segment d'excellence"

Passer dans une autre catégorie, c’était bien l’objectif de l’ESC Clermont en demandant le grade de licence pour son bachelor international, dès que cela a été possible, il y a deux ans. Pour Françoise Roudier, directrice générale de l’établissement, une segmentation du marché des écoles de management est en train de s’opérer avec ces différentes certifications.

"Le plus haut niveau de reconnaissance pour un bachelor est d’avoir, à la fois, le visa et le grade de licence. C'est le segment d’excellence. Je pense que ces certifications et grades vont devenir un standard des écoles de management", conclut la directrice. De fait, une trentaine de formation de management détient désormais ce grade.

En termes pratiques, ce sésame permet aussi un meilleur continuum dans le supérieur et facilite la poursuite d'études vers un niveau master.

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Une clarification du marché des formations à bac+3

Pour Béatrice Rabet, directrice des programmes de Rennes School of Business dont le bachelor de management vient d’obtenir le grade de licence, cette reconnaissance est aussi "un rapprochement vertueux des écoles de commerce vers les universités, puisque les référentiels sont partagés. Mais on garde notre identité !"

Pour elle, "les certifications, que ce soit RNCP, visa ou grade, permettent une clarification du marché et nous oblige à être dans un processus d’amélioration continue de nos formations".

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