1. Une journée au Salon de l’Éducation

Une journée au Salon de l’Éducation

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Le Salon de l’Éducation, c’est un peu comme Disneyland Paris. De longs tapis roulants pour y accéder, des étudiants en uniforme (blanc et rouge) à l’accueil, une rue principale et des stands et des animations pour tous. Sauf qu’ici, on ne vient pas pour s’amuser mais pour trouver sa voie (parfois pour sécher les cours…). « C’est simple : avant ce matin, je ne savais même pas différencier les études en fac des études en BTS ou en DUT. Après avoir discuté avec plusieurs profs et étudiants, je m’y retrouve déjà mieux ! Maintenant, il me reste une heure pour en savoir plus sur les écoles », témoigne Aurélia, lycéenne en terminale L, intéressée par les formations artistiques. Comme elle, de nombreux jeunes sont venus en petit groupe, accompagnés par un enseignant, un conseiller d’orientation-psychologue ou un éducateur. Par quatre ou cinq, ils déambulent dans les allées. Devant, en jaune, les écoles d’ingénieurs. A gauche, les établissements en commerce-gestion. Au fond, le coin international où la Russie ne se trouve plus qu’à quelques mètres du Québec. A droite, en vert, les stands des facs. « Il paraît que Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, va venir », glisse-t-on innocemment à des visiteurs. « Ah ouais ? Ben, on va pouvoir lui dire ce que l’on pense de sa réforme des universités », nous renvoie-t-on aussi sec. Ambiance…

Des écoles sous la main
Plus détendu, Antony, 16 ans, est venu de Seine-Saint-Denis (ouf, la ligne 12 du métro fonctionne !) avec deux copains pour se renseigner sur les formations en alternance, « gratuites et payées ». « Là, indique-t-il du bout du menton, ils proposent un BTS super intéressant en informatique. Cela me plaît, mais je vais encore tourner pour rencontrer d’autres personnes. Ici, on a plein de lycées sous la main. Autant en profiter ». Tout à côté, les visiteurs peuvent s’informer sur les professions dans l’espace « Aventure des métiers ». Yann, élève en terminale ES, cherche désespérément le ministère de la Justice. « Je sais que je veux devenir juge, mais il existe plusieurs spécialités et j’aimerais en savoir plus », explique-t-il, l’air perdu, le plan du salon à la main. La Justice, c’est en ADM27.

Y a pas que le salon
Mais le Salon de l’Éducation, ce n’est pas seulement des écoles et des secteurs. Sur l’espace Demain en France, par exemple, les jeunes visiteurs peuvent trouver les stands d’associations centrées sur l’expression. On y découvre des ateliers peinture, photographie, écriture ou lecture, où des conteuses et une lectrice professionnelle accueillent le public. A l’étage du dessus, tout un espace est consacré à la vie étudiante. C’est le « Village des 15-24 ans ». On y trouve, par exemple, les stands du CNOUS (Centre national des œuvres universitaires et scolaires) ou de la LMDE (la Mutuelle des étudiants). En plein cœur du salon, les visiteurs testent également cmonREZO.fr, le nouveau réseau social de l’Etudiant. « C’est comme Facebook mais en français. Cela m’intéresserait de m’inscrire dans un sous-groupe « orientation » », affirme Capucine, en terminale S. Parce qu’il n’y a pas que le salon pour s’informer. Au fait, Valerie Pécresse est bien venue et le dialogue fut... constructif.

Virginie Bertereau