1. Jeux Paralympiques : ces médaillés qui concilient études, sport et handicap
Décryptage

Jeux Paralympiques : ces médaillés qui concilient études, sport et handicap

Envoyer cet article à un ami
Arnaud Assoumani en plein envol lors des Jeux Paralympiques de Rio. // © CPSF 2016 Gaelle Picout
Arnaud Assoumani en plein envol lors des Jeux Paralympiques de Rio. // © CPSF 2016 Gaelle Picout

Alors que les Jeux Paralympiques de Rio se terminent, focus sur quatre sportifs qui, malgré leur handicap, ont su concilier leur carrière sportive et leurs études.

Maxime Valet, un escrimeur bientôt médecin

Après un bac S option SVT, Maxime Valet passe le cap de la PACES (première année de médecine). Avec un objectif : devenir médecin du sport. En 2009, étudiant en quatrième année à la fac de médecine de Toulouse, l'escrimeur se retrouve contraint à évoluer en fauteuil roulant suite à un accident de la circulation.

Après une pause de six mois dans ses études pour s'adapter à sa nouvelle vie de paraplégique, le jeune escrimeur refait sa quatrième année en poursuivant l'escrime, sport qu'il pratique depuis l'enfance. En septembre 2013, Maxime devient interne.

Quatre étudiants toulousains en 1ère année de DUT techniques de commercialisation ont monté une opération de financement participatif pour l'aider à financer son voyage. Pari réussi, voyage à Rio et médaille dans la poche !

Lire aussi : JO de Rio : Estelle Mossely, Pierre Houin... médaillés et diplômés !

Yannick Ifébé, l'épée et le droit

Paraplégique depuis la naissance suite à une erreur médicale, Yannick Ifébé s'est investi dans le sport. Tennis, natation, basket... Le jeune homme finit par faire le choix de l'épée, il y a douze ans. De la maternelle au collège, Yannick fréquente le CSINI (Cercle sportif de l'institution nationale des Invalides) Saint-Jean-de-Dieu, une association parisienne pour sportifs handicapés qui lui permet de suivre sa scolarité et sa carrière sportive en parallèle.

Avant Rio, Yannick avait déjà quelques belles breloques à son palmarès. Un titre mondial en épée par équipes en 2015, une médaille d'or en individuel, la médaille d'argent par équipes aux Championnats d'Europe 2016 et un trophée de sportif de l'année en 2015. Diplômé d'un master en droit et agent en contrat civil pour le ministère de la Défense, l'athlète de 24 ans peut ajouter à son tableau de chasse un titre de champion paralympique en épée par équipes.

Théo Curin, le benjamin de la natation

À 16 ans, le nageur Théo Curin a participé à Rio à ses premiers Jeux Paralympiques. Amputé des quatre membres à six ans, suite à une méningite, Théo a choisi la natation. Vice-champion d'Europe sur 200 mètres nage libre et quatrième aux derniers Mondiaux, le benjamin de la délégation tricolore suit sa scolarité au lycée Albert-Londres de Cusset.

Son entraînement, il l'effectue au Pôle France jeunes handisport natation du CREPS de Vichy. À Rio, Théo est arrivé 4e du 200 mètres nage libre. Le jeune lycéen repart donc du Brésil sans médaille mais avec l'expérience d'un grand évènement sportif et la motivation pour aller décrocher un podium dans quatre ans, aux Jeux Paralympiques de Tokyo.

Arnaud Assoumani, le sauteur multi-médaillé

Multi-médaillé dans sa discipline, le saut en longueur, Arnaud Assoumani a fait de son handicap un atout. Après un bac S et un BTS en montage et post-production à l'École internationale de création audiovisuelle et de réalisation (EICAR), le double champion du monde intègre la formation Sciences po ouverte aux sportifs de haut-niveau en 2007.

Âgé de 31 ans, il anime aujourd'hui des conférences dans le monde dans l'entreprise. Troisième de l'épreuve de saut en longueur à Rio, il décroche la quatrième médaille de sa carrière.