« Vis ma vie de créatrice » : le témoignage d’une alumni de Mod’Art

Par L'Etudiant Fab, publié le 14 Avril 2021
6 min

Diplômée en 2019 de l’école Mod’Art International, Floriane Schmitt a fondé dans la foulée sa propre entreprise, Flo Home Delight. Elle nous raconte ici son parcours et invite chacun(e) à se lancer !

Adolescente, Floriane Schmitt rêvait de devenir styliste dans une grande maison de mode. « Je me souviens d’un livre que je feuilletais au collège qui parlait des différents métiers dans le monde de la mode. À l’époque, je m’imaginais devenir le prochain Karl Lagerfeld  », plaisante-t-elle. En attendant ses études supérieures, Floriane fabrique ses petits bijoux et se lance dans un bac en arts appliqués afin de pouvoir commencer à exercer sa créativité. «  Je ne dessinais pas très bien et je me disais souvent que cela ne collait pas avec mes grandes ambitions. Mais si j’ai un message à faire passer à celles et ceux qui rêvent de faire carrière dans la mode, c’est que tout s’apprend et se travaille. Les techniques, l’œil, la créativité. Nul besoin d’être un génie. Je crois qu’avec de la curiosité et beaucoup de travail, chacun peut trouver son propre chemin, même si ce n’est pas forcément au cœur d’une grande maison de mode  », nous confie-t-elle.

« Je voulais connaître toutes les facettes de l’industrie de la mode »

Après son bac, Floriane intègre un BTS Design de mode dans lequel elle se concentre sur les techniques de création. « C’était super, mais insuffisant pour me lancer sur le marché du travail. J’ai choisi d’intégrer Mod’Art en troisième année, car c’était l’école qui me permettait de connaître toutes les facettes de l’industrie de la mode. Je ne voulais pas seulement maîtriser les techniques de fabrication, mais comprendre ce secteur dans son intégralité », explique la jeune femme. Durant son cursus au sein de Mod’Art, Floriane se forme donc à la fois au stylisme, mais aussi au management de la mode. «  En cinquième année, j’ai notamment créé une collection de A à Z. C’est-à-dire que j’ai conçu les produits, cherché un fabricant mais aussi pensé à l’aspect marketing  », illustre-t-elle.

« Mod’Art m’a permis de trouver mon alternance »

« J’ai aussi fait un stage chez Iris van Herpen à Amsterdam, une personnalité très connue dans la haute couture, qui travaille sur les matières et les formes nouvelles. C’était une expérience très enrichissante », témoigne la créatrice. En cinquième année, Floriane a passé toute son année en alternance. À ce titre, Mod’Art l’a accompagnée en lui permettant de trouver un poste chez Pure Trade, une entreprise spécialisée dans l’accessoire promotionnel. «  L’école organisait un “speed meeting” et c’est comme cela que j’ai décroché mon alternance après des mois de recherches infructueuses de mon côté  », raconte-t-elle.

« Il y avait une bonne ambiance à l’école »

Si Floriane devait faire un retour d’expérience de son passage chez Mod’Art à un futur étudiant en mode, il serait éminemment positif ! « J’ai beaucoup aimé les professeurs et surtout, j’ai trouvé qu’il y avait une excellente ambiance dans cette structure à taille humaine. Je n’ai pas ressenti d’esprit de compétition, mais plutôt une grande entraide entre les étudiants. L’école développe vraiment une culture du “travailler ensemble”. Du côté des entreprises, je n’ai eu que des bons échos des étudiants de Mod’Art », rapporte la jeune femme.

« Aujourd’hui, j’ai une totale liberté de création »

Passionnée par la manipulation textile, Floriane a créé son entreprise Flo Home Delight dans laquelle elle laisse libre cours à ses envies, qu’il s’agisse de confectionner des coussins, des sacs ou des manteaux. « En dernière année à l’école, j’avais le choix entre rédiger un mémoire ou faire un business plan pour ma future entreprise. J’ai donc pu bénéficier des conseils de mes professeurs avant de lancer mon projet », affirme-t-elle. Aujourd’hui, Floriane ne peut pas encore vivre pleinement de son activité et travaille donc aussi à temps partiel en tant que vendeuse chez COS. Mais elle chérit sa liberté. « Je n’avais pas envie de me lancer dans une marque traditionnelle avec un rythme de deux collections par an, mais plutôt partir de mes découvertes textiles pour les appliquer sur mes différentes envies. Moi qui rêvais de travailler dans une grande maison petite, je me suis rendu compte que je risquais plutôt d’y être frustrée. Avec ma boîte, j’ai une totale liberté de création », poursuit-elle.

« Oser sortir des sentiers battus »

« Pour terminer, je dirais aux étudiants de s’accrocher et de rester ouverts : je ne pensais pas créer ma propre entreprise aussi vite, mais mes différentes expériences en stage ou à l’école m’ont permis de comprendre que je voulais le faire tout de suite. Alors mon conseil serait de trouver ce qui vous plaît et d’oser sortir des sentiers battus ! »

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