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Décryptage

Drogues : lycéens franciliens, vous ferez-vous dépister à la rentrée ?

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Le plan d'action de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, concerne 469 lycées publics franciliens. // © plainpicture/Imagesource
Le plan d'action de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, concerne 469 lycées publics franciliens. // © plainpicture/Imagesource

Des tests de dépistage de stupéfiants dans les lycées, mais aussi des places supplémentaires en internat, un rétablissement de la bourse au mérite… Le 20 mai 2016, les conseillers régionaux d'Ile-de-France ont adopté le plan d'action de Valérie Pécresse pour les 469 lycées publics franciliens à la rentrée 2016. On fait le point sur ce qui change pour vous.

Les conseillers régionaux d'Ile-de-France ont adopté, le 20 mai 2016, un plan d'action pour les 469 lycées publics franciliens à la rentrée 2016.

Au programme notamment : des tests de dépistage du cannabis et d'alcool (entre autres drogues...), mais aussi davantage de places en internat (3.000 devraient être créées dans les 62 internats existant au sein des lycées franciliens), des initiations à la création d’entreprise ou une formation à la réalisation d’une candidature.

Lutter contre la drogue

C’était une promesse de campagne : la Région souhaite que chaque lycée effectue un diagnostic de “la consommation de substances illicites”. Il ne s'agit pas de les y contraindre “mais de les encourager” en finançant, par exemple,“les tests de dépistage salivaire de consommation de cannabis et/ou des éthylotests”. Les résultats des dépistages – "conduits sous couvert du secret médical”, prend-on soin de préciser à la Région – seront transmis directement aux élèves majeurs ou… à leurs parents s’ils n’ont pas 18 ans. Quant à savoir l'impact que cela aura sur le comportement des jeunes Français, qui sont les plus grands consommateurs de cannabis en Europe, il est encore trop tôt pour le dire.

Lutter contre le décrochage 

Pour lutter contre le décrochage scolaire, la Région préconise un renforcement du tutorat à l'intention des élèves en difficulté. “Ce tutorat pourrait être assuré par des étudiants, notamment ceux qui se destinent à l'enseignement.” À ceux qui ont quitté les bancs de l’école sans diplôme, Valérie Pécresse promet de “soutenir les micro-lycées, les lycées du soir et les écoles de la deuxième chance”. Un micro-lycée devrait voir le jour dans chaque département de la région.

Encourager les élèves méritants

À la rentrée 2016, les bacheliers boursiers qui auront décroché une mention "très bien" devraient se voir attribuer une bourse au mérite d’un montant annuel de 900 €. Les Cordées de la réussite devraient également être étendues.

Par ailleurs, Valérie Pécresse promet le rétablissement des aides sociales aux familles dont les enfants sont scolarisés dans des établissements privés, aides qui avaient été supprimées en 2012. Elles sont destinées à l’acquisition des manuels scolaires et des équipements (pour certains CAP, bacs techno et pro, BTS première année).

Les élèves de deuxième année de CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) pourraient, de leur côté, se voir accorder une aide de 270 à 810 € par an pour régler les dépenses liées aux concours : inscriptions, transports, hébergement…

Enfin, pour aider les jeunes à reprendre des études supérieures alors même qu’ils n’ont pas le bac, Valérie Pécresse propose la création d’une bourse DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires) de 900 € (sous condition de ressources).