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Interview

Sarah-Laure Attias : "Au lycée de l'Alliance, on consacre beaucoup d’heures à l’accompagnement des élèves"

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Pour Sarah-Laure Attias, le succès du lycée de l'Alliance vient de "projets originaux et de méthodes innovantes, auxquels les élèves adhèrent". // © Groupe scolaire de l’Alliance
Pour Sarah-Laure Attias, le succès du lycée de l'Alliance vient de "projets originaux et de méthodes innovantes, auxquels les élèves adhèrent". // © Groupe scolaire de l’Alliance

Le groupe scolaire de l’Alliance, aux Pavillons-sous-Bois, trône à la première place du classement 2020 des lycées de l’Etudiant. Entretien avec sa directrice, Sarah-Laure Attias. Selon elle, c’est l’accompagnement des élèves en difficulté qui a fait la différence.

Avec la note de 19,2/20, c’est le groupe scolaire de l’Alliance, aux Pavillons-sous-Bois (93), qui truste la première place du classement 2020 des lycées de l’Etudiant. Le lycée doit cette très bonne note à un taux de réussite au bac de 100% en ES et en S, là où les taux attendus n’étaient "que" de 87 et 91%. En conséquence, il décroche la note maximale en taux de réussite et en valeur ajoutée, c’est-à-dire la capacité à faire progresser les élèves. Mais ce n’est pas tout : le lycée a également 20/20 en capacité à garder les élèves, ainsi qu’en capacité à les faire briller.

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L’Etudiant a interviewé Sarah-Laure Attias, sa directrice, pour comprendre la pédagogie et le profil de ce petit lycée privé de la grande banlieue parisienne.

Selon vous, comment votre établissement s’est démarqué cette année ?

 // © Groupe scolaire de l’Alliance

Nos pratiques pédagogiques s’orientent autour de quelques grands axes. D’abord, un accompagnement très soutenu des élèves en difficulté. En fin de seconde, on procède à une étude minutieuse de chaque cas, en s’appuyant sur le passé scolaire des élèves. Lorsque leur dossier au collège et même au primaire a été intéressant, et même si en seconde il y a un creux, on considère que le socle est solide et permet l’accès au cycle terminal. Si on ne s’en tenait qu’à la classe de seconde, il y a bien des élèves qui auraient été orientés ailleurs. On consacre beaucoup d’heures à l’accompagnement des élèves.

Le deuxième axe, c’est une équipe pédagogique d’une extrême stabilité. C’est un élément fondamental, on n’a pas de turn-over. Cela inspire confiance aux parents et nous avons un partenariat très soutenu avec les familles. Et enfin, troisième axe, la cohésion entre les professeurs. C’est une équipe qui a plaisir à travailler ensemble. De là naissent des projets originaux et des méthodes innovantes, auxquels les élèves adhèrent.

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Est-ce que vous sélectionnez les élèves en seconde ?

Nous sommes un lycée privé sous contrat, donc d’une manière générale, les élèves sont chez nous depuis la maternelle. En sixième, nous recrutons une trentaine d’élèves, dont 80% restent avec nous jusqu’au bac.

Combien d’élèves présentez-vous au bac ?

Nous présentons une soixantaine d’élèves au bac, en S et en ES. Nous sommes une petite structure. C’est aussi pour cela que nous avons cette souplesse et cette marge de manœuvre dans l’organisation des temps d’enseignement. Nos élèves sont observés à la loupe.

Comment avez-vous mis en place la réforme du bac ?

Nous avons sondé les familles pour savoir vers où les élèves souhaitaient s’orienter et nous avons mis en place des enseignements de spécialité qui répondaient à leurs demandes. Nous avons donc SES (sciences économiques et sociales), histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques, maths, physique-chimie et SVT. Cela ne fait que 5 spécialités, mais pour un petit lycée, nous n’avions pas les moyens techniques d’en faire davantage.

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Proposez-vous un enseignement religieux ?

Oui, nous avons un enseignement religieux obligatoire. Cela fait partie de notre projet pédagogique, qui est fondé sur la transmission du patrimoine culturel et cultuel juif, avec un enseignement très ouvert sur la cité et très attaché aux valeurs républicaines. Le lien entre la tradition juive et la tradition républicaine est essentiel.

Quel genre d’études font vos élèves après le lycée ?

Médecine, droit, éco-gestion, des BTS comptabilité, immobilier ou action commerciale, des prépas littéraires, économiques et scientifiques… On a un large spectre.

Gardez-vous des liens avec vos anciens élèves ?

Il y a une sorte de culture de l’établissement. Des enfants d’anciens élèves sont inscrits chez nous. Régulièrement, nous faisons venir d’anciens élèves, étudiants en bac+2 ou bac+3, pour parler aux élèves de première et de terminale, pour leur raconter leur expérience, leur intégration dans le supérieur, etc.

Quel est le coût de ces avantages ?

Une année coûte 4.500 euros, mais plus de 60% de nos élèves bénéficient d’une bourse de notre institution. La dimension économique n’est pas un frein.

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