1. En terminale STD2A, en 2014, que sont devenus Robin, Mélanie, William, et compagnie ?
Témoignage

En terminale STD2A, en 2014, que sont devenus Robin, Mélanie, William, et compagnie ?

Envoyer cet article à un ami
Les élèves de terminale STD2A, année 2013-2014, lycée François-Mansart à La Varenne-Saint-Hilaire (94). // © Photo fournie par le témoin
Les élèves de terminale STD2A, année 2013-2014, lycée François-Mansart à La Varenne-Saint-Hilaire (94). // © Photo fournie par le témoin

Robin, Emilia, Mélanie, William, Octave et Abigail ont décroché leur bac STD2A, en 2014, au lycée François-Mansart à La Varenne-Saint-Hilaire (94). C’est le goût du dessin, du bricolage, des arts qui les a menés vers cette série. Quatre ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale STD2A, année 2013–2014, du lycée François-Mansart à La Varenne-Saint-Hilaire (94). Robin, Émilia, Mélanie, William, Octave et Abigail ont privilégié cette filière technologique après l’avoir mûrement réfléchi ou découvert par hasard. Quatre ans plus tard, seul Robin a intégré le monde du travail, après avoir mené un cursus en trois ans dans une école de graphisme. Aujourd’hui, il a d’autres projets en tête… Mélanie, William et Abigail terminent leur diplôme supérieur d’arts appliqués après avoir choisi un BTS postbac. Émilia, qui veut travailler dans le monde artistique depuis son plus jeune âge, a dû réorienter son parcours après le lycée avant de revenir à ses premiers amours. Octave peaufine quant à lui sa formation dans la mode en se spécialisant. Il espère ainsi avoir tout le bagage nécessaire pour intégrer une maison de luxe.

1. Robin, 21 ans, graphiste à Paris.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De l’art. "Je ne savais pas vraiment. Au collège, je ne suis jamais allé voir les conseillers d’orientation. Je voulais me faire ma propre idée de l’avenir. Je fonctionne au feeling ! Comme je baignais depuis l’enfance dans une culture artistique et que je n’étais pas mauvais en dessin, j’ai fait un bac STD2A. J’ai ensuite poursuivi dans le graphisme ; je me sens à l’aise dans ce domaine."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Du graphisme. "J’ai intégré le parcours communication visuelle de l’école MJM Graphic Design à Paris. Cours spécialisés, intervenants professionnels… Je ne m’étais jamais autant senti dans mon élément ! J’ai mené mes deux dernières années en apprentissage chez un artiste contemporain, Patrick Rubinstein, en tant que graphiste. Diplômé d’un titre certifié niveau III [bac+2] de concepteur de supports de communication à l’été 2017, je travaille aujourd’hui encore pour cet artiste."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien, mais j’ambitionne maintenant de devenir tatoueur. Mon seul objectif est désormais de me professionnaliser et d’ouvrir mon salon."

2. Émilia, 22 ans, en deuxième année de DNA à l’ESAD, à Amiens (80).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Des arts. "Depuis toute petite, je veux travailler dans le domaine artistique. J’ai eu plusieurs idées : illustratrice, écrivaine, maquettiste… Je me suis donc orientée vers la filière STD2A qui m’a permis de m’initier à tous les domaines du design et d’affiner mon projet professionnel. Encouragée par l’une de mes professeurs, j’ai tenté de mener des études de communication visuelle après le bac. Mais je n’ai pas été acceptée dans les écoles visées…"
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? De la communication visuelle. "J’ai finalement intégré un DMA [diplôme des métiers d’art] de céramique artisanale à l’école Duperré. C’est un art que je pratique aussi depuis de nombreuses années. Pendant deux ans, j’ai appris à développer mon identité et à travailler collectivement en atelier. Diplômée, j’ai décidé de rejoindre la communication visuelle en intégrant le DNA [diplôme national d’art], option design graphique, à l’ESAD [École supérieure d’art et de design] d’Amiens. Je suis en deuxième année."
Et si c’était à refaire ? "Ma formation est le fruit du hasard, mais il a bien fait les choses !"

Lire aussi : Quelles études après un bac STI2D ou STD2A ?

3. Mélanie, 21 ans, en deuxième année de DSAA à l’ESAAT, à Roubaix (59).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Aucune idée ! "Je n’ai jamais eu de métiers en tête, mais j’aimais dessiner ! En STD2A, nous n’avions pas de cours de dessin à proprement parler, mais plus des enseignements d’arts plastiques et appliqués. En terminale, j’ai découvert le design produit, le design graphique, le design d’espace… C’est ce dernier qui m’a plu. J’ai donc opté pour un BTS [brevet de technicien supérieur] design, communication, espace et volume, au lycée Maximilien-Vox, à Paris."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Du design d’espace. "J’ai beaucoup apprécié cette formation pour son approche professionnelle. Diplômée, j’ai rejoint le DSAA [diplôme supérieur des arts appliqués] design mention espace, à l’ESAAT [École supérieure des arts appliqués et du textile], à Roubaix [59]. Moi qui suis attirée par la communication de marque, l’agencement intérieur, il me fallait compléter ma formation par ce parcours. Je travaille en ce moment sur la décoration d’une station de métro lilloise."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien. Mon parcours me plaît. J’espère étudier un an au Canada pour apprendre l’anglais."

4. William, 21 ans, en deuxième année de DSAA à l’ENSAAMA, à Paris.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Travailler pour la NASA ! "J’avais de grands rêves quand j’étais enfant : archéologue ou spationaute ! À la fin du collège, je voulais travailler pour la NASA. Tout petit, je démontais des objets, j’essayais de les réparer, de leur trouver un nouvel usage… Quand j’ai découvert la section STD2A, ça a été le déclic. Elle regroupait tout ce que j’aimais faire ! Au fil des années, je me suis rapproché du design produit. C’est pourquoi j’ai choisi d’intégrer un BTS dans cette spécialité à l’École Olivier-de-Serres [ENSAAMA, École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art], à Paris."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Du design produit. "J’ai retrouvé ici le bricolage ! J’ai poursuivi cette formation dans la même école, en DSAA. C’était la suite logique de mon parcours. L’école a une manière d’appréhender le design qui me plaît. Aujourd’hui, je suis en deuxième et dernière année. J’envisage de poursuivre en master. Et avec quelques camarades rencontrés à l’école, nous projetons de monter un collectif de design global."
Et si c’était à refaire ? "J’intègrerais peut-être la Design Academy Eindhoven, au Pays-Bas. Il me manque aujourd’hui une expérience à l’étranger."

Lire aussi : Écoles d’arts appliqués : le palmarès des pros

5. Octave, 23 ans, en dernière année à l’ESMOD-ISEM, à Paris.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De la mode. "Je sais ce que je veux faire depuis que j’ai 6 ans : travailler dans la mode. Mes parents avaient un goût certain pour les vêtements, les accessoires, ils me l’ont transmis. Je me suis d’abord orienté vers une seconde générale, mais je m’ennuyais, alors j’ai redoublé en STD2A. Après le bac, j’ai intégré ­l’ESMOD [École supérieure des arts et techniques de la mode], à Paris."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Une école spécialisée. "J’ai suivi le parcours styliste designer mode en trois ans ; j’y ai étudié le prêt-à-porter unisexe. À la rentrée dernière, j’ai décidé de refaire une troisième année pour me spécialiser dans les accessoires. J’étudie les étapes et techniques de création, de réalisation, d’envoi des productions, je fais du marketing… Je ne sais pas encore si je continuerai après cette formation. J’étudierai les opportunités professionnelles qui s’offriront à moi. Plus tard, j’aimerais travailler dans une maison de luxe."
Et si c’était à refaire ? "Je passerais directement en seconde arts appliqués. L’ESMOD demande beaucoup de rigueur, d’autonomie et de technique, mais je suis ravi de l’avoir intégrée."

6. Abigail, 21 ans, en deuxième année de DSAA à l’ENSAAMA, à Paris.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Du stylisme. "Au collège, je n’avais pas vraiment d’idée. En dehors des cours, je faisais du dessin. Grâce à mon professeur, j’ai découvert la série STD2A. J’ai fait mon stage de troisième dans une agence de stylisme, car j’étais très attirée par ce domaine. Mais je me suis vite rendu compte qu’il fallait être soit très talentueux, soit avoir un bon réseau pour poursuivre dans cette branche. Je me suis alors tournée vers le design d’espace."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Du design d’espace. "Je suis entrée en BTS à l’École Olivier-de-Serres, à Paris. La formation m’a beaucoup plu, mais j’avais envie de me professionnaliser davantage et de me spécialiser. J’ai donc poursuivi en DSAA (diplôme niveau bac+4) design d’espace. Je suis en dernière année et je compte continuer mon parcours en master 2 stratégies du design, dans la même école. Le nombre de places offertes est très faible, alors si je ne suis pas retenue, je chercherai un job en tant que chef de produit dans une agence de design."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien ! La voie STD2A m’a ouvert un champ incroyable de possibilités !"