1. Oraux du bac : comment vous en sortir si vous n'aimez pas le sujet ?
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Oraux du bac : comment vous en sortir si vous n'aimez pas le sujet ?

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Assurer la méthode, réussir l'entretien, être souriant... Quelques-uns des conseils pour limiter la casse à l'oral ! // © plainpicture/Cavan Images/Jonathan Chapman
Assurer la méthode, réussir l'entretien, être souriant... Quelques-uns des conseils pour limiter la casse à l'oral ! // © plainpicture/Cavan Images/Jonathan Chapman

Pour plusieurs disciplines, comme le français et les langues, l'épreuve du bac se déroule à l'oral. Vous vous retrouverez donc face à un examinateur. Quelle est votre marge de manœuvre si vous n'aimez ou ne maîtrisez pas le sujet ? Que pouvez-vous vous permettre (ou non) pour tirer votre épingle du jeu ?

À la différence des épreuves écrites, anonymes, un oral du bac est un dialogue, une interaction, avec un examinateur. Un exercice qui peut se révéler intimidant, mais aussi revêtir des avantages, notamment si le sujet que l'on vous donne ne vous plaît pas et/ou que vous ne le maîtrisez pas. Comment se comporter dans ce cas ?

Pouvez-vous demander à changer de sujet ?

Face à l'examinateur, vous pouvez être tenté de l'amadouer et de demander à changer de sujet, surtout lors des épreuves de langues vivantes. "Parfois, les élèves nous disent qu'ils tombent 'pile' sur la notion qu'ils n'ont pas travaillée et essaient d'en changer. Ils se le permettent car ils connaissent le prof et ont moins de pression", rappelle Cécile Morzadec, professeure d'espagnol au lycée Louis-Armand d'Eaubonne (95). Ne comptez pas dessus !

Les textes légaux sont formels : c'est l'enseignant qui impose le sujet. Il est impossible d'en changer. Pire, une telle démarche pourrait vous desservir. "Ce serait une mauvaise stratégie de tenter de négocier un changement", assure Anne Cantaloube, enseignante d'anglais au lycée Saint-Exupéry de Saint-Raphaël (83). "Ce serait très mal perçu !" insiste Aurélie Palud, enseignante de français au lycée Gabriel-Touchard du Mans (72).

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En revanche, si vous ne comprenez pas bien la question posée, vous avez tout à fait le droit de demander une explication. L'examinateur a le devoir de la reformuler et de vous éclairer sur le sujet. Cela ne sera pas comptabilisé sur votre temps de préparation. Et rassurez-vous : "Cela ne sera pas sanctionné, au contraire : l'élève ne doit pas partir travailler sur le sujet s'il n'a pas compris ce qu'on lui demande", ajoute Aurélie Palud.

Concentrez-vous sur la méthode et les connaissances de base

En amont, certains outils peuvent vous aider à éviter la catastrophe le jour J. Pour l'oral de français, si vous n'avez pas lu l'œuvre intégrale dont le texte est issu, ou si cette lecture date de plusieurs mois, "lisez au moins des résumés pour comprendre l'enjeu de l'œuvre, l'intrigue principale", conseille Yann, professeur de français dans un lycée à Saint-Denis (93).

Les textes des oraux de français sont en effet généralement tirés des lectures analytiques effectuées au cours de l'année, donc sur des œuvres que vous devez avoir lues en entier.
En langues vivantes, "il n'y a que quatre notions à réviser, ce n'est pas énorme ! souligne Cécile Morzadec. Il suffit d'apprendre quatre fiches de révisions et cela devrait aller." "Révisez au moins les définitions des termes de la notion. Il s'agit aussi d'utiliser un vocabulaire approprié", avertit Anne Cantaloube.

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Sans ces quelques connaissances de base, la tâche sera compliquée, même si vous pouvez toujours limiter la casse grâce à une bonne maîtrise de la méthodologie.

En français, vous devrez répondre à une question à partir d'un texte. Partez donc du principe que "le texte est votre allié. Il faut en comprendre le sens et le relier à la question posée. Souvent, les élèves se contentent de réciter le cours, ce qui n'est pas demandé. Si vous avez des difficultés avec la question, référez-vous au texte. Tout est là, même s'il faut bien sûr y faire référence (figures de styles, champ lexical, etc.)", détaille Yann.

"Pour la première partie, si l'élève a peu de connaissances, qu'il utilise au moins la bonne méthode, avec une introduction, deux ou trois parties puis une conclusion. Il ne s'agit pas seulement de faire l'analyse de style, mais aussi de montrer qu'on a compris le texte", complète Aurélie Palud.

Pour les oraux de langues vivantes, "il faut transposer la technique de dissertation d'autres matières, mais en plus court, avec les bases essentielles : phrase d'amorce, vocabulaire de la notion, mots de liaison, définition de la notion…" énumère Cécile Morzadec. "Un discours articulé, nuancé et pertinent est attendu", précise Anne Cantaloube.

La partie entretien : votre canot de sauvetage

Si, malgré tout, vous ne sentez pas cette première partie de l'oral, tout n'est pas perdu, grâce à l'entretien. En français, "cette seconde partie est également notée sur 10. Un 3 ou 4 au départ peut encore se rattraper", assure Aurélie Palud. Ne vous découragez pas ! D'autant que, selon Yann, "généralement, le jury se montre bienveillant et est là pour relancer l'élève s'il a eu des difficultés lors de la première partie. Il ouvrira sur d'autres œuvres, sur sa culture personnelle, son rapport à la littérature…"

Même chose en langues. "L'entretien peut permettre de faire des liens avec d'autres notions. L'examinateur peut aussi vous demander ce que vous avez appris au cours de l'année, votre avis personnel. Un moyen de se rattraper", affirme Cécile Morzadec. Enfin, un dernier conseil d'Aurélie Palud, qui peut toujours vous permettre de faire bonne impression, et pas seulement lors des oraux de bac : "Être de bonne humeur, poli, cela peut jouer !"