Master : une plateforme de candidature unique ouvrira en février 2023

Par Amélie Petitdemange, publié le 16 Septembre 2022
5 min

La ministre de l'Enseignement supérieur annonce l'ouverture d'une plateforme de candidatures unique en master dès février 2023. Toutes les candidatures en master seront désormais réunies sur une même plateforme. Les universités auront un calendrier commun pour recevoir les vœux et y répondre.

C'est officiel. La ministre de l’Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, a annoncé jeudi 15 septembre l’ouverture d’une plateforme unique de candidature en master dès le mois de février 2023. Les candidatures en master pour l’année universitaire 2023–2024 passeront donc toutes par ce nouvel outil.

Actuellement, les diplômés de licence qui postulent en master trouvent des informations sur la plateforme nationale Trouvermonmaster. Ils postulent ensuite sur le site ecandidat propre à chacune des universités.

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Un guichet unique de dépôt des candidatures en master

La nouvelle plateforme sera "un guichet unique de dépôt des dossiers de candidatures, de consultation des propositions d’admission, d’allocation des places et de réponses des candidats", a expliqué la ministre lors de sa conférence de presse dédiée à la rentrée.

Les réponses et les inscriptions en master seront ainsi unifiées. L’objectif est de "centraliser les demandes" pour les étudiants et de "faciliter les missions des commissions de recrutement", a affirmé la ministre.

La création d’une plateforme unique induit également un calendrier commun à toutes les universités. "Nous avons testé cette année un calendrier unifié, cela a permis de fluidifier les demandes", a précisé Sylvie Retailleau, invoquant une baisse de 33% du taux de saisine des rectorats.

Les étudiants titulaires d’une licence n’ayant reçu aucune proposition de master peuvent en effet saisir leur rectorat pour obtenir une place en master, dans une logique de droit à la poursuite d'études.

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Ouverture des candidatures en master en mars 2023

Les universités entreront leurs formations en février 2023 sur la nouvelle plateforme. Vous pourrez ainsi déposer vos candidatures en master dès mars 2023. De début avril à mi-juin, les universités examineront les candidatures. La phase d’admission se déroulera de mi-juin à mi-juillet 2023.

"Tout le monde aura une réponse au mois de juin. Cela permettra d’optimiser l’attribution des places en master avant les congés", a assuré la ministre. Une exception sera faite pour les formations en alternance. Elles pourront communiquer leur classement dès le mois d’avril afin de laisser du temps aux étudiants pour chercher un contrat.

La création d’une phase complémentaire est en discussion. Il serait question de la mettre en place l’année suivante. S’il n’y a pas de phase complémentaire cette année, vous pourrez faire 15 vœux de mention en formation initiale et 15 vœux de mention en alternance. S’il y avait une phase complémentaire, le nombre de vœux serait de 10 en formation initiale et 10 en alternance.

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La sélection en master passera par les commissions pédagogiques des universités

Comme sur Parcoursup, il n’y aura pas de hiérarchisation des candidatures "pour que les étudiants ne s’autocensurent pas et gardent la main tout au long du processus".

Echaudée par les critiques faites à Parcoursup, la ministre a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas "d’outil d’aide à la décision" – soit un algorithme pour faire une première sélection des dossiers – sur la plateforme car les dossiers sont plus hétérogènes qu’à la sortie du bac. "La sélection ne sera pas faite par la plateforme mais pas les commissions pédagogiques au sein des établissements", a précisé Sylvie Retailleau.

Le processus d’examen des dossiers s’appuiera sur l’appréciation de votre projet, votre motivation, votre parcours et vos relevés de notes. Selon leurs spécificités, certaines formations pourront créer des formulaires avec des questions complémentaires.

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Redistribuer les places vacantes en master

Par ailleurs, vous ne pourrez pas accepter simultanément deux formations. Le rôle de la plateforme consistera à "redistribuer les places des candidats ayant accepté une autre proposition" afin de faciliter "la rencontre entre l’offre et la demande". Les dernières places vacantes en master seront réattribuées de mi-juillet à la rentrée.

Selon la ministre, l'existence de cette plateforme permettra d’avoir une connaissance plus juste du nombre de candidats réellement inscrits dans les formations. Actuellement, certaines places seraient occupées "fictivement" par des étudiants qui ne se présentent finalement pas à la rentrée. Le ministère espère ainsi avoir une meilleure visibilité sur le nombre de places vacantes en master et ainsi sur le nombre de places à créer.

Un comité éthique et scientifique sera par ailleurs mise en place pour surveiller la plateforme. Il pourra émettre des rapports sur la sélection opérée par les établissements, et notamment les critères qui seront utilisés. Après cette première année, le ministère fera un bilan de la plateforme et des ajustements pourront voir le jour.

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