1. Rentrée décalée : Jessica, de la PACES au génie électrique
Témoignage

Rentrée décalée : Jessica, de la PACES au génie électrique

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Jessica a trouvé une filière dans laquelle elle réussit et s'épanouit. // © Olivier GUERRIN pour L'Étudiant
Jessica a trouvé une filière dans laquelle elle réussit et s'épanouit. // © Olivier GUERRIN pour L'Étudiant

Après un bac S mention très bien, Jessica se voyait dentiste, elle suit finalement un cursus en génie électrique. Elle nous raconte comment cette rentrée décalée a été bénéfique pour elle.

Après un bac S option SVT (sciences de la vie et de la Terre), qu'elle obtient avec une mention très bien, Jessica hésite entre plusieurs écoles d'ingénieurs et des études de santé. Ce sera la PACES (première année commune aux études de santé), avec le souhait de devenir dentiste, "car je suis une manuelle". Arrivée à Lyon-Sud (faculté de médecine de Lyon 1), la jeune femme découvre qu'il n'y a que 16 places en dentaire pour plus de 1.000 candidats. "Même en travaillant beaucoup, c'était très difficile. Et puis, je n'ai pas une très bonne mémoire, alors que la PACES, c'est vraiment du gavage..." Fin décembre, elle se voit classée 700e sur 1.100. "J'aurais pu continuer, j'étais bien placée en maths et physique, mais en biologie, j'ai eu 5 sur 20..." Au vu de ses résultats, Jessica réfléchit et décide que le rythme est vraiment trop lourd. "Il valait mieux perdre six mois à ce stade plutôt qu'échouer au bout", dit-elle.

Son changement de voie

Direction l'IUT Lyon 1. "Je connaissais des personnes en DUT GEII (génie électrique et informatique industrielle), et je voyais qu'elles se débrouillaient bien." D'ailleurs, quatre étudiants sur 23 viennent de médecine. Ne sachant pas exactement à quoi elle se destine, Jessica cherche un cursus "assez généraliste pour découvrir un maximum de choses". Elle se renseigne surtout sur les poursuites d'études : dans son DUT, 90 % des étudiants continuent leur formation, dont 50 % en école d'ingénieurs. Convaincue, elle envoie ses notes du bac, ses relevés de notes de PACES, un CV et une lettre de motivation.

Lire aussi : Tout savoir sur les rentrées décalées

Son nouveau cursus

Elle fait sa rentrée en GEII début février 2015. "Fini les grands amphis, j'étais bien contente de quitter la PACES. Et puis, dans le parcours classique, la classe change tous les six mois, alors qu'en décalé, on garde la même promotion pendant tout le cursus."

Jessica effectue sa formation entièrement en décalé. Elle obtiendra son DUT en février 2017, tandis que les étudiants de la voie classique ont été diplômés en juin dernier. "C'est embêtant, je souhaite intégrer l'INSA, une école d'ingénieurs qui recrute uniquement en septembre. Il faut y penser quand on choisit son cursus en cours d'année." Mais, relativise-t-elle, "je préfère ma situation actuelle où je suis bloquée plutôt que celle d'il y a deux ans, quand j'étais perdue !". Satisfaite, elle constate : "À l'époque, j'avais besoin de trouver quelque chose, et j'ai découvert une filière dans laquelle je réussis très bien, c'est valorisant."

Salon de la rentrée décalée

Rendez-vous samedi 16 décembre 2017, de 10 h à 18 h, à Paris. Invitation gratuite sur letudiant.fr.