«C’est hyper positif de mixer les cultures dans la formation en management international»

publié le 25 Novembre 2020
7 min

Actuellement en poste à Shanghai, Émilie Andreu a eu la chance de suivre un cycle franco-chinois durant l’ensemble de son cursus à NEOMA Business School et d’obtenir ainsi un double diplôme. Elle revient sur son parcours qui lui a permis de s’épanouir professionnellement en Chine.

Vous cherchez une formation bac +4 en double diplôme avec une université partenaire à l’étranger ? Le programme CESEM est la formation qu’il vous faut après le bac ! Vous étudierez deux ans à NEOMA et deux ans dans l’une de ses universités partenaires en Europe, Asie, Amérique du Nord ou du Sud. Une occasion unique de vous différencier et de développer votre multiculturalisme.

Titulaire d’un bac scientifique, Émilie Andreu est passée par la case médecine avant d’opter pour une reconversion, en 2011, et de trouver un Bachelor en management international à NEOMA Business School. Un choix stratégique qui lui a permis de réaliser son rêve d’étudier pendant trois ans en Chine.

À 29 ans, elle est aujourd’hui project manager chez Fabernovel à Shanghai. Confidences d’une ancienne étudiante qui a adoré s’immerger dans un contexte multiculturel pour faciliter sa mobilité professionnelle.

Le jour où elle a découvert sa passion pour les langues

« J’ai compris très jeune l’utilité des langues. Au lycée, j’ai suivi une initiation au chinois. Puis je me suis un peu éloignée de tout ça. Tout le monde me disait que j’étais bonne en maths et qu’il fallait que j’aille en médecine. Je suis partie à l’université pour suivre des études de pharmacie et je me suis rapidement rendu compte que ma passion pour les langues me manquait. Il m’a fallu faire cette erreur pour me réorienter vers des programmes en commerce. »

Le jour où elle a décidé de s’inscrire au concours d’entrée de l’école NEOMA Business School

« C’est lors d’un salon de l’Étudiant que j’ai découvert le programme du CESEM. Je cherchais une formation post-bac et parmi mes critères, je ne voulais pas un simple échange international de six mois, mais quelque chose de beaucoup plus long. Le CESEM a retenu mon attention, car ce Bachelor offre un double diplôme international reconnu. Au moment du concours et des entretiens de motivation, j’ai décidé de ne pas me diriger vers un pays anglophone pour ne pas gâcher l’opportunité d’être trilingue en plus de l’anglais. La Chine m’est apparue comme une évidence. »

Le jour où elle a effectué ses premiers pas à l’école NEOMA Business School

« J’ai adoré être mélangée dès la première année avec des étudiants étrangers. C’est hyper positif de mixer les cultures dans la formation en management international proposée. On se retrouve à travailler avec des étudiants qui ne parlent pas forcément tous un français très fluide. On suit tous un cursus similaire en commerce, marketing et business. La seule différence étant nos cours de langue en LV1. »

Le jour où elle a commencé à préparer son départ pour ses études en Chine

« En 2012, un an avant le départ, on a eu la chance de partir une semaine à Pékin. Sur place, on a rencontré des étudiants, visité l’université partenaire UIBE de Pékin ainsi que la ville. C’était vraiment un aller-retour pour s’immerger et comprendre ce qui nous attendait. Les étudiants sur place ont créé un guide de survie. Dedans y figurent des recommandations et des astuces pour notre premier mois à Pékin. »

Le jour où elle est arrivée à Pékin pour poursuivre ses études

« J’étais complètement paniquée. Cette fois, on se retrouve face à nous-mêmes. Même si ça faisait deux ans que l’on apprenait le chinois à l’école, on ressent des difficultés pour se faire comprendre au début. Il faut se débrouiller pour trouver un appartement, négocier le prix du loyer, car tout se négocie en Chine. Il faut s’enregistrer à la police en tant qu’étranger, ouvrir un compte en banque. Quand on arrive à l’université, tous les professeurs nous parlent en chinois. On se retrouve à l’autre bout du monde pour ses études, éloigné de sa famille, de ses amis, de ses repères. J’avais le petit guide de survie tout le temps sur moi. »

Le jour où elle a décroché son premier job

« J’ai décroché un poste d’assistante de direction en 2017 chez Auchan, à Shanghai. Un CEO français venait d’arriver dans l’entreprise et cherchait quelqu’un pour l’aider à traduire et comprendre la culture business locale. On m’a donné un positionnement de contre-pouvoir, c’est-à-dire qu’on me demandait de challenger les décisions du comité de direction pour être sûre que les choix correspondent aux attentes des clients. Grâce au CESEM qui m’a permis d’être immergée pendant trois ans dans le pays, je parlais très bien le chinois et j’avais cette culture de la Chine. J’ai ensuite été recrutée en janvier dernier par Fabernovel en tant que project manager en learning expedition. Je fais du consulting sur le marché chinois. La Chine a été frappée la première par la crise sanitaire. On s’adapte, avec des programmes en ligne. »

Le jour où elle a lancé son propre podcast pour conseiller les jeunes en matière d’orientation

« Pendant le confinement, j’ai eu l’idée de lancer Carnet de carrières, un podcast afin de partager ce que je vivais ici avec des gens qui se posent des questions sur l’expatriation, les études, les concours, sur comment faire évoluer sa carrière. Pour le moment, il s’agit de conversations avec des francophones expatriés à Shanghai. Ces témoignages permettent de décrypter les clés du succès pour des jeunes bacheliers ou BTS qui se posent des questions sur des Mastères Spécialisés, par exemple. C’est un moyen formidable de permettre aux jeunes de voir ce qui est possible. »

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