Lycéens, ils veulent intégrer une grande école

Par Agnès Millet, publié le 11 Octobre 2021
4 min

Ils s’appellent Valentine, Amalric ou Maëva. Futurs bacheliers ou étudiante en réorientation, ils visent une école de commerce ou d’ingénieurs. International, encadrement… Différentes raisons les motivent.

HEC, Polytechnique, l’Essec, Sciences po : quand on est lycéen, ces noms que l’on a entendus rassurent. Et inquiètent aussi, car on ne sait pas vraiment à quelle réalité ils correspondent.

Jade, en terminale générale au lycée Parc de Vilgénis à Massy (91), y voit la continuité de sa spécialité SES (sciences économiques et sociales). "J’aimerais aller en école de commerce parce j’aime bien le management, le marketing et les ressources humaines."

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"Rentrer dans le concret"

Sa camarade de classe, Valentine, partage cet avis et hésite entre un programme grande école (PGE), post-bac ou un bachelor. Ce qui les attire dans les écoles de commerce ? Le fait d’entrer dans le concret rapidement et les parcours à la carte.

"La possibilité de faire des stages et de partir étudier à l’international est un critère", précise Jade. "Et l’alternance !" complète Valentine, qui apprécie aussi le fait que ces écoles "ouvrent beaucoup de portes".

Les deux amies sont prêtes à quitter leur région après le bac pour étudier dans l’école de leurs rêves. Si elles semblent décidées, elles appréhendent la difficile préparation pour accéder à ces formations et redoutent le filtre des concours. Elles joueront donc la prudence sur Parcoursup, en consacrant des vœux à d’autres cursus, comme le BTS.

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Avoir un "bon job" et un "bon salaire"

Intéressé par les écoles d’ingénieurs, Amalric, élève au lycée Notre-Dame de Sion, à Paris (75), apprécie la possibilité de construire son projet. "Ce sont des études assez générales, mais poussées où l’on peut se spécialiser progressivement."

Un atout que partagent les écoles de commerce sur lesquelles il se renseigne également. Son ami Cyprien, "totalement dans le flou", hésite aussi entre les deux types d’établissement.

"Mais je pense qu’il est plus facile d’entrer en école d’ingénieurs", explique cet élève qui a choisi la spécialité physique-chimie, assortie de l’option maths expertes.

Travailleur, Cyprien n'envisage pas la prépa "pour ne pas sacrifier [sa] vie sociale. Et puis, dans une école, les cours sont moins généraux. On sait où on va". Notamment vers un salaire confortable dès la sortie, une priorité pour lui.

Même analyse pour Pauline, élève au lycée Jacques Amyot, à Melun (77) qui envisage une école d’agronomie ou d’agriculture. "Une grande école, cela permet de réussir, d’avoir un bon job. Puisque j’ai les capacités et que je ne sais pas du tout quoi faire, il faut saisir cette occasion."

Pauline veut intégrer une école d’agronomie ou d’agriculture.
Pauline veut intégrer une école d’agronomie ou d’agriculture.

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(Re)trouver un encadrement

Maëva, elle non plus, n’a pas arrêté son choix. Elle voudrait se réorienter, après trois ans de licence d’histoire qui l’ont "un peu lassée". L’étudiante parisienne est attirée par des parcours plus professionnalisants et des enseignements moins théoriques que ce qu’elle a connu.

Il faut dire que son cursus universitaire a été marqué par la pandémie et les cours à distance. "J’aimerais avoir davantage de retours sur mon travail, mes points forts et mes lacunes." Ce qu’elle recherche ? La "qualité de l’accompagnement" offerte par les grandes écoles.

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