1. Les écoles d’ingénieurs et les “prépas intégrées”, directement accessibles après un bac S

Les écoles d’ingénieurs et les “prépas intégrées”, directement accessibles après un bac S

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Au total, environ 70 écoles d’ingénieurs (publiques et privées) recrutent dès le niveau bac. De quoi ravir les bacheliers scientifiques peu tentés par les prépas. Extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

Les écoles d'ingénieurs et les "prépas intégrées" proposent des cycles de deux ans, qui vous amènent ensuite au niveau scientifique nécessaire pour entreprendre le cursus proprement dit d'école de commerce, qui dure trois ans.

Cycle préparatoire et prépa intégrée

Les écoles d'ingénieurs privées qui recrutent au niveau bac sont dites à "prépa intégrée", parce que les étudiants recrutés suivent un cycle préparatoire de deux ans au sein de l'école. L'objectif est d'acquérir les connaissances fondamentales nécessaires pour entrer dans le cycle ingénieur.

Le "cycle préparatoire", également de deux ans, dans les écoles d'ingénieurs universitaires comme les Polytech, ou le "premier cycle" dans les INSA (Instituts nationaux des sciences appliquées, publics), remplit la même fonction. La distinction est donc principalement une affaire de vocabulaire.

Concours et procédures d'admission

Il existe deux voies pour entrer dans une école postbac : le concours, qui donne accès à la plupart des écoles d'ingénieurs postbac publiques et privées, et l'admission sur dossier et entretien, qui concerne les INSA et les UT (universités de technologie).

fleche-rouge Des concours variés

Les écoles postbac se sont rassemblées pour proposer plusieurs banques d'épreuves communes. Citons les banques d'épreuves et concours FESIC (28 écoles privées d'ingénieurs et de management), Avenir (6 écoles privées), ENI (5 écoles publiques), Geipi-Polytech (26 écoles publiques, regroupant notamment le réseau des écoles universitaires Polytech et des écoles spécialisées comme l'ISAT Nevers, une école d'ingénieurs de l'automobile et des transports, ou AgroSup Dijon, une école d'ingénieurs dans les domaines de l'agronomie et de l'alimentaire).

L'inscription s'effectue sur le site Admission Postbac ou, pour certaines écoles telles l'Icam, sur un site spécifique, www.grandesecoles-postbac.fr.

Enfin, quelques écoles ont maintenu un recrutement indépendant, comme l'ISTOM (une école d'ingénieurs en agro-développement international) ou l'ISE (Institut des sciences de l'environnement). Les épreuves varient en fonction des concours, mais sont centrées sur le programme scientifique de première et de terminale, avec parfois du français et de l'anglais. Les concours se déroulent à la fin de la terminale.

fleche-rouge Les INSA, les UT : une procédure sélective

Les INSA, au nombre de cinq (Lyon, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse), sont publics et recrutent non par concours mais par une procédure d'admission sur dossier (notes de première et de terminale) et entretien. Une deuxième session en juillet s'appuie sur les notes obtenues au bac.

La procédure est sélective : la quasi-totalité des admis a eu une mention bien ou très bien au bac. De plus, une très grande majorité sont issus des spécialités maths et physique.

Les trois UT (universités de technologie), qui ont à la fois le statut de grandes écoles et d'universités, procèdent également à un recrutement commun sur dossier et entretien via le site Admission Postbac. Les INSA et UT tirent leur épingle du jeu : elles figurent régulièrement dans le peloton de tête des classements d'écoles postbac.

La prépa intégrée, c'est pour qui ?

Xavier et Ariane, respectivement en prépa intégrée à l'ISEP (Institut supérieur d'électronique de Paris) et à l'ECE (Paris École d'ingénieurs), en conviennent : malgré des notes honorables en terminale (autour de 11 de moyenne pour Xavier), ils ne pensaient pas avoir le niveau pour s'engager dans une prépa classique.

Clément, lui aussi à l'ISEP, a discuté avec un ami de ses parents qui avait préféré arrêter la prépa avant les concours : "Il faut être extrêmement motivé", a-t-il conclu. Un élément supplémentaire est intervenu dans le choix d'Ariane : "Je savais déjà ce que je voulais faire : travailler dans l'informatique ou l'électronique." Il était donc logique pour elle de choisir une prépa intégrée qui la plongerait dès la première année dans ces matières, plutôt qu'une prépa "classique", plus généraliste.

Sur des rails

Une fois entré en "prépa intégrée", vous suivrez un cycle de deux ans au cours duquel un travail sérieux, mais moins intense qu'en prépa CPGE vous conduira au cycle ingénieur de l'école.

fleche-rouge Un travail sérieux, mais pas acharné

Le programme de la prépa intégrée est moins chargé que celui d'une prépa classique. À l'ECE (concours Avenir), Ariane étudie "l'informatique, l'électronique, les maths, la physique, la communication écrite et orale, l'anglais et l'allemand". Certes, il y a du travail, "mais, à l'ECE, le jeudi après-midi est réservé aux activités extrascolaires : sport, musique, ce qui serait impossible en prépa classique, souligne-t-elle. Nous avons aussi du temps pour les associations étudiantes, et d'autres activités".
En effet, les élèves se trouvent plongés dans l'environnement de l'école dès leur arrivée, au contraire de la prépa qui dépend d'un lycée. De plus, l'ambiance est plus détendue, dans la mesure où le concours est derrière vous ! La proximité entre les élèves de prépa intégrée et ceux du cycle ingénieur de l'école facilite l'intégration : "Les élèves de prépa classique ont peut-être un meilleur niveau académique que nous, mais ils sont moins adaptés au système de l'école qu'ils intégreront", estime Clément, aujourd'hui à l'ISEP (Institut supérieur d'électronique de Paris).

fleche-rouge Un passage assuré en cycle ingénieur ?

Si la prépa intégrée présente l'avantage non négligeable d'éviter l'épreuve du concours après deux ans, il ne s'agit pas de s'endormir sur ses lauriers ! "Il y a des élèves qui redoublent ou ne peuvent pas continuer", indique Xavier, qui estime cette proportion à 15% pour l'ISEP.

À l'ECE, Ariane trouve la sélection modérée : "Pour ne pas passer en deuxième année, il faut vraiment avoir commis une faute grave." Le système est conçu pour amener les élèves au cycle ingénieur à l'issue de la seconde année, à la condition qu'ils valident leurs enseignements.

Pour en savoir plus sur les prépas intégrées, consultez la liste des formations sur le site de la Conférence des grandes écoles.

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À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S ", par Thomas Fourquet.