CUPGE : un cycle universitaire pour intégrer une grande école

Par Christine Piedalu, publié le 23 Février 2021
5 min

Les cycles préparatoires aux grandes écoles forment des étudiants et les préparent à intégrer des écoles d’ingénieurs, de commerce ou de journalisme. Ces parcours sélectifs s’adressent à des étudiants motivés avec de bons résultats scolaires.

Nettement moins connus que les classes préparatoires (CPGE), les cycles universitaires préparatoires aux grandes écoles (CUPGE) proposent pourtant 27 formations sur Parcoursup un peu partout en France. Vingt-quatre d'entre elles préparent aux écoles d’ingénieurs, trois aux écoles de commerce, une en école de journalisme, une aux instituts d'études politiques (IEP).

Ces parcours sélectifs s’adressent à des étudiants très motivés, avec d’excellentes moyennes en première et terminale. En sciences, en plus d’un solide niveau en maths et physique, il faut posséder un bon niveau en français et en anglais. Les universités ouvrent une trentaine à une quarantaine de places en moyenne. Celle de Toulouse Paul Sabatier (31), avec 126 places, offre la plus grosse promotion.

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Un parcours renforcé en licence

En sciences, le parcours se décline dans quatre domaines : maths, physique, chimie, informatique. Chaque université organise la préparation à sa manière, sous la forme d’un parcours renforcé de licence, avec davantage de cours, des devoirs sur table, des contrôles continus, des préparations à l’oral et un suivi personnalisé.

Quelques universités proposent un programme en trois ans, mais la plupart le réalisent en deux ans. Libre aux étudiants de poursuivre en licence 3 pour tenter les concours des plus grandes écoles, des concours spécifiques aux universités.

C'est le choix qu'a fait Valentin Paravy qui hésitait entre une école d’ingénieurs et la voie de l’enseignement en intégrant le CUPGE en trois ans de Cergy Paris Université (95). "Les cours de licence en mathématiques étaient complétés par des heures en maths et physique, un peu comme une double licence, déclare-t-il. Les TD se déroulaient en petits groupes d’une vingtaine d'étudiants, avec en fin d’année la possibilité d’aller voir le professeur pour lui demander de nous entrainer aux épreuves orales". Après avoir été reçu dans trois grandes écoles, il choisit finalement d'intégrer les Ponts ParisTech où il est en première année. Valentin espère poursuivre l’année prochaine en mathématiques appliquées puis suivre en parallèle un master en maths à l’université.

Pour intégrer une grande école, les étudiants de cycles universitaires présentent des concours spécifiques. Pass’Ingénieur en L2 et L3 se déroulent par exemple sur dossier et épreuves orales. En troisième année, il est aussi possible de se présenter au concours Casting des écoles centrales et au concours GEI-UNIV qui regroupe 15 écoles prestigieuses.

Amiel Thumerel, en première année du cycle ingénieur à l’INSA Toulouse, a passé le concours Pass'Ingénieur en L2. Après avoir commencé une prépa classique, il décide de changer en milieu de deuxième année et intègre le CUPGE en deux ans de l'université Toulouse Paul Sabatier. "La classe préparatoire ne me correspondait pas. À l’université, nos professeurs doctorants nous expliquent leurs recherches, transmettent l’amour de leur spécialité, le plaisir d’apprendre", explique-t-il.

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Des ponts entre universités et écoles

Des universités ont aussi tissé des partenariats avec des écoles. Celle de Lorraine par exemple dispose d’un partenariat avec l’École des Mines de Nancy (54) qui permet aux très bons étudiants d’entrer sur dossier et entretien de motivation. Certaines disposent même de leur propre école d’ingénieurs, accessible sur dossier et entretien.

Mais le CUPGE mène à tout, y compris à un parcours universitaire. Séréna Pedon a préféré reprendre cette voie. Après avoir suivi le cycle universitaire préparatoire de l’université de Lorraine, elle entre à Grenoble INP-Ensimag (38) en mathématiques appliquées… mais réalise qu’elle préfère les mathématiques fondamentales. Elle est retournée à l’université de Lorraine où elle poursuit un master et espère devenir enseignant-chercheur.

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