Sophie, étudiante à Montréal : "Il y a beaucoup d'interactivité pendant les cours"

Par Jean-Marc Engelhard, publié le 30 Janvier 2019
7 min

Arrivée en août dernier à Montréal, Sophie, étudiante à l’ENS et à l’université Lyon 2, a découvert avec bonheur l’enseignement à la mode anglo-saxonne et a plongé dans la vie culturelle trépidante de la métropole québécoise.

C’est à la fin de l’été 2018 que Sophie, originaire de Paris, a posé ses valises pour un an à Montréal. Selon elle, il n’y a pas de meilleure période pour découvrir cette ville. "Durant les beaux jours, ici, les habitants profitent au maximum du soleil et de la chaleur. Dans les parcs, aux terrasses et dans les rues… tout le monde est dehors. Il y a des braderies, des pique-niques, des concerts de rue, et les gens ont l’air heureux", raconte cette étudiante de 20 ans, inscrite en deuxième année à l’ENS (École normale supérieure) de Lyon et en master 1 de musicologie à l’université Lyon 2. Si le mois d’août s’avère tout indiqué pour de longues balades à travers les rues et les parcs de la ville, il est moins propice à la quête d’un logement.

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"Ici, la plupart des baux se terminent le 1er juillet. C’est le moment où les offres de logement, et en particulier de colocation, sont les plus nombreuses. Au départ, je voulais trouver une colocation avec l’un de mes amis qui suit le même master que moi à Lyon 2. Finalement, nous avons dû chercher chacun de notre côté", explique Sophie. C’est dans le quartier résidentiel du Plateau, apprécié des expatriés français pour son ambiance "village", qu’elle a trouvé son bonheur, grâce à une annonce parue sur Facebook. "Une colocation que je partage avec deux étudiantes : l’une française et l’autre franco-belge, pour un loyer de 690 $, soit environ 450 €", précise-t-elle.

Cours basés sur l’interactivité

De son quartier pavillonnaire tout en brique rouge, il faut environ quarante-cinq minutes à Sophie pour rejoindre la faculté de musique, intégrée à l’imposant campus de l’université de Montréal, où elle est inscrite en première année de maîtrise de musicologie. Depuis début septembre, elle y suit onze heures de cours par semaine. Avec un enthousiasme certain ! En outre l’établissement compte de nombreux pianos, qui lui permettent d’assouvir sa passion pour cet instrument qu’elle pratique depuis déjà plus de dix ans. "Ici, les cours se déroulent sous forme de séminaires de trois heures. Nous sommes entre 10 et 15 élèves, installés autour d’une table ronde avec l’enseignant. Les cours sont ponctués par des exposés d’étudiants et d’intervenants extérieurs. Il y a beaucoup d’interactivité. Les échanges sont d’autant plus riches que nous devons, au préalable, lire des textes en lien avec le sujet du jour.

Au sein de la faculté de musique de Montréal, des pianos sont mis à disposition des étudiants. Cela permet à Sophie de pratiquer son instrument de prédilection.
Au sein de la faculté de musique de Montréal, des pianos sont mis à disposition des étudiants. Cela permet à Sophie de pratiquer son instrument de prédilection. // © Valérian Mazataud pour l'Etudiant

En termes d’apprentissage, c’est très intéressant car il faut être beaucoup plus concentré, plus réactif, que durant un cours magistral", explique Sophie. Elle a aussi pu choisir un cours de médiation musicale, principalement axé sur la pratique. Elle a déjà eu l’occasion d’exercer cette discipline pendant un stage au sein de l’Orchestre philharmonique de Radio France, au printemps dernier. "Avec cinq autres étudiants, je travaille à la réalisation de contenus écrits et oraux destinés à faciliter l’accès à un spectacle musical inspiré du "Chat Botté". Régulièrement, nous animons des ateliers avec des familles et des jeunes enfants", détaille l’étudiante.

Profiter au maximum des événements culturels

Si elle avoue travailler beaucoup, Sophie ne se prive pas pour autant de loisirs. Outre ses sorties avec son camarade de promotion, une amie du collège désormais étudiante à l’université McGill, et d’autres amis rencontrés sur place, elle prend des cours particuliers de piano et assiste chaque semaine à un cours de composition musicale jazz.

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Elle profite aussi de la vie culturelle, qu’elle trouve particulièrement riche. "Il y a beaucoup de concerts, de lieux proposant des spectacles mêlant danse, musique et théâtre. Je vais aussi beaucoup au théâtre, j’ai d’ailleurs un abonnement dans une salle. De manière générale, il y a un vrai souffle de modernité, beaucoup de créations contemporaines", remarque-t-elle. Des activités qu’elle peut s’offrir sans trop compter car en tant qu’élève de l’ENS, elle perçoit une rémunération de 1.280 € net mensuels, même durant sa période d’échange au Canada. Un privilège que doivent lui envier beaucoup d’étudiants.

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