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Université : masters, licences pro et DUT, des boucliers anti-chômage plus efficaces

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Masters, licences pro et DUT : des armes efficaces pour trouver un emploi. // © The Augusta Chronicle/ZUMA/REA
Masters, licences pro et DUT : des armes efficaces pour trouver un emploi. // © The Augusta Chronicle/ZUMA/REA

Selon une enquête portant sur l'insertion professionnelle des diplômés de l'université en 2015, ceux-ci intègrent le marché de l'emploi un peu plus facilement que leurs prédécesseurs. Toutefois, il existe des disparités selon les spécialités...

"Chaque année, la situation des diplômés de l'université sur le marché du travail s'améliore", se réjouit la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. La dernière enquête publiée le 13 décembre 2018 montre une légère amélioration (d'un point) des taux d'insertion à 18 mois comme à 30 mois des diplômés de master, de licence professionnelle ou de DUT (diplôme universitaire de technologie) par rapport à l'an dernier.

Les conditions d'emploi des diplômés 2015 sont également plus favorables que pour les promotions précédentes, même si la situation est contrastée selon les disciplines étudiées. C'est une bonne nouvelle pour les futurs bacheliers 2019, puisque vous serez plus de 60 % à vous inscrire à l'université via Parcoursup pour suivre des études supérieures.

Diplômés de master : des taux records d'insertion

Après 30 mois, 91 % des diplômés de master sont en emploi. Ils occupent même un emploi stable, soit en CDI (contrat à durée indéterminée), soit fonctionnaire, ou encore travailleur indépendant. Un taux stable par rapport aux diplômés de l'année précédente. 86 % occupent un emploi de cadre ou de profession intermédiaire. Le salaire net médian (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins) atteint 1.980 € par mois, soit 50 € de plus que les diplômés de la promotion précédente.

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La rapidité d'insertion fluctue selon les disciplines : en droit-économie-gestion (90 %) ou en sciences-technologies-santé (88 %), les diplômés de master sont plus nombreux en emploi 18 mois après l’obtention de leur diplôme que leurs homologues de lettres-langues-arts ou sciences humaines et sociales 30 mois après l'obtention de leur diplôme (87 %).

Mais, au final, pour la promotion 2015, les seuls "perdants" sont les diplômés des masters de sciences humaines et sociales : c'est le seul domaine à n'avoir pas progressé cette année en matière d'insertion professionnelle.

Diplômés de licence pro : davantage d'emplois stables

Pour les diplômés de licence professionnelle, le taux d'insertion à 18 mois atteint 91 %. Le taux d'emploi stable bondit à 81 % (contre 67 % un an plus tôt).

En revanche, les emplois occupés ne sont pas plus qualifiés. Les meilleures conditions d'emploi sont réservées aux diplômés du domaine des sciences et de la santé : pour eux, l'accès à l'emploi au niveau cadre/profession intermédiaire est la norme à plus de 80 %. Pour les diplômés de lettres-langues-arts ou de sciences humaines et sociales, l'accès aux emplois à durée indéterminée est moins ouvert.

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À 18 mois, le salaire net médian des diplômés de licence professionnelle s'établit à 1.540 € et à 30 mois à 1.650 € pour un emploi à temps plein. Là encore, des écarts importants existent avec un salaire médian à 30 mois de 1.500 € pour les diplômés de lettres-langues-arts ou sciences humaines et sociales et jusqu'à 1.700 € net pour les diplômés dans le domaine des sciences, technologies et santé.

Diplômés de DUT : les conditions d'emploi diffèrent selon le genre

La plupart des 48.000 diplômés de DUT (91 %) poursuivent leurs études : en licence professionnelle, ou après avoir passé des concours d'admissions parallèles pour rejoindre une école d'ingénieurs ou de commerce. Néanmoins, les diplômés de DUT qui ont préféré entrer directement sur le marché du travail se sont mieux insérés que les années précédentes : ils sont 86 % en emploi 18 mois après l'obtention de leur diplôme et 91 % 30 mois après.

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Toutefois, si l'insertion s'améliore pour les diplômés en sciences, elle se dégrade cette année pour les titulaires d'un DUT en sciences humaines et sociales. Un point négatif : les conditions d'emploi diffèrent selon le domaine du DUT, mais aussi selon le sexe. Par exemple, en sciences humaines et de santé, 29 % des femmes sont cadres ou professions intermédiaires contre 63 % des hommes. Alors que ce taux est similaire entre hommes (84 %) et femmes (82 %) dans le domaine des sciences, technologies et santé. L'égalité hommes-femmes dans le monde professionnel reste un combat dès le début de la carrière.