1. Ma vie d’étudiant à Rio : Adrien, en 3e année à Sciences po Strasbourg
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Ma vie d’étudiant à Rio : Adrien, en 3e année à Sciences po Strasbourg

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À la PUC-Rio (Pontifícia Universidade Católica-Rio), il est possible de suivre les cours soit en anglais soit complètement en brésilien. // © Vincent Catala/Agence Vu pour l'Etudiant
À la PUC-Rio (Pontifícia Universidade Católica-Rio), il est possible de suivre les cours soit en anglais soit complètement en brésilien. // © Vincent Catala/Agence Vu pour l'Etudiant

Étudiant à Sciences po Strasbourg, Adrien a choisi de passer sa troisième année à Rio de Janeiro. Au programme : des cours sur les relations internationales, mais surtout une expérience 100 % carioca !

Pour sa troisième année internationale à Sciences po Strasbourg, Adrien, 21 ans, a porté son choix sur l'Amérique latine. "L'Union européenne est à portée de main et j'avais envie de découvrir un ailleurs." Outre son faible pour la bossa-nova, le cinéma brésilien et l'esprit festif qui agite Rio de Janeiro, c'est aussi un motif personnel qui l'a conduit au Brésil : "Mon grand-père est né dans ce pays et j'avais envie de partir sur ses traces."

"Você fala brasileiro ?"(1)

En débarquant à Rio pour étudier à la PUC (Pontifícia Universidade Católica), le jeune homme ne connaissait que quelques mots de portugais (la langue officielle) brésilien. Il avait commencé à se familiariser avec la grammaire et le vocabulaire de base avant le départ. "Au début, on se dit qu'on ne va pas y arriver : le premier mois est très difficile, mais ensuite les rudiments se mettent vite en place." Atout de taille : l'accueil très chaleureux des Brésiliens.

"Le lieu de socialisation extrême reste sans conteste la plage de Copacabana"

Par chance, il n'est pas rare de croiser des compatriotes à Rio. "Quand on a des problèmes de langue, c'est agréable d'échanger avec des Français. Après, libre à chacun de prendre ses distances. Personnellement, j'ai essayé au maximum de me mêler aux Brésiliens."

Son conseil pour s'immerger dans la culture locale : entreprendre des activités seul. Lui a opté pour des cours de théâtre et de danse. "Mais le lieu de socialisation extrême reste sans conteste la plage, ajoute-t-il. On s'invite pour jouer au foot, c'est le meilleur moyen de faire de nouvelles connaissances."

Trouver à se loger une fois sur place, c'est possible

Aventureux, Adrien a commencé sa recherche de logement sur place ! "Je me suis installé dans une auberge de jeunesse et j'ai commencé les visites à partir de là." Au final, l'étudiant aura vécu dans deux quartiers différents. D'abord à Copacabana, dont l'immense plage attire les étrangers. Ensuite dans une maison à Humaitá, à deux pas du secteur très animé de Botafogo, avec 2 Italiens, 1 Allemande, 1 Française et 1 Brésilien. "Sur un plan pratique, c'était mieux : il y a une certaine vie culturelle, les grands parcs sont à proximité, et c'est plus près de l'université."

S'il est possible de suivre des cours en anglais, Adrien n'a sélectionné que des cours en brésilien. "Les professeurs sont gentils avec les internationaux, rassure-t-il. En général, on leur parle comme à un ami qui nous apprend quelque chose et il y a beaucoup d'interactions en cours." La notation est un autre point qui a surpris Adrien. "Les notes sont bien meilleures qu'en France mais l'échelle est différente : obtenir un 7/10 ne signifie pas qu'on a rendu un très bon devoir."

Peu de cours et beaucoup de sorties

Avec 18 heures de cours et une quantité limitée de travail personnel, le jeune homme a eu le temps de profiter de son expérience brésilienne. Et il faut dire que les animations ne manquent pas ! "Beaucoup de choses se passent dans la rue, raconte-t-il. On discute jusqu'à une heure avancée de la nuit, puis on va écouter de la musique ou danser dans un bar à samba, selon les goûts. Tout le monde se mélange, jeunes, vieux, riches, pauvres, transsexuels, homos, hétéros. La liberté est une notion essentielle ici."

Après un séjour de 1 an à Rio, il va être difficile pour le Carioca – habitant de Rio de Janeiro – d'adoption de prendre le vol retour. "Je suis à peine parti d'ici que j'ai déjà très envie d'y retourner, reconnaît-il. Pourquoi pas pour un stage ?" En attendant, il a intégré le master relations internationales de Sciences po Strasbourg à la rentrée et continuera à s'intéresser à l'actualité brésilienne.

(1) "Parlez-vous brésilien ?"

Avant de partir...
Procurez-vous une attestation de capacité financière auprès de votre banque pour justifier de vos ressources pendant la durée de votre séjour. Le montant demandé et fixé par le Brésil est de 700 € par mois. Cette attestation est obligatoire.

N'attendez pas pour demander votre visa étudiant. Il n'est pas possible de l'obtenir en ligne. Il faudra vous présenter au consulat du Brésil à Paris. Les pièces à fournir sont nombreuses (lettre d'admission à l'université brésilienne, extrait de casier judiciaire, entre autes). Il vaut mieux prendre un rendez-vous et arriver de bonne heure pour être sûr de déposer votre dossier, qui doit être complet. Le visa coûte 40 €.

Avion
Comptez 1.000 € le vol direct, aller-retour, avec Air France et 600 € le vol avec escale.

Sur place…
Budget
1 réais brésilien = 0,27 €.

Décalage horaire
Le décalage horaire entre Rio, à l'est du Brésil, et la France, est de 5 heures. Quand il est 20 h en France, il est 15 h à Rio. 

Se loger
Le prix des logements est relativement élevé à Rio, plus que dans le reste du pays et parfois même plus qu'en France. Comptez de 400 à 450 € pour une chambre au confort basique dans une colocation – "republica" en brésilien. Nombreuses annonces sur EasyQuarto.

Se déplacer
À Rio, il n'existe pas de carte d'abonnement de transport. Il faut acheter les tickets à l'unité, ce qui peut vite représenter un budget élevé. Comptez 1 € pour un ticket de bus et 1,20 € pour un ticket de métro. Pour les sorties tardives, ajoutez un budget taxi. Même si le prix de la course est bon marché, plus vous sortez, plus la note grimpe !