L’ISCOM, l’école des professionnels « agiles » de la communication

Par L'Etudiant Fab, publié le 26 Avril 2021
9 min

Depuis 35 ans, l’ISCOM accompagne toutes les mutations du secteur de la communication et forme des professionnels capables d’associer vision stratégique et compétences opération-nelles. Son secret ? Un programme Grande École en cinq ans qui mise sur l’agilité à tous les niveaux.

Il y a certaines choses contre lesquelles la Covid-19 ne peut rien. L’enthousiasme de Josselin, 18 ans, en fait partie. Tout juste admis au concours d’entrée de l’ISCOM, le jeune homme arbore un large sourire qui dépasse de son masque chirurgical et lui monte jusqu’aux oreilles : « J’avais choisi l’ISCOM pour quatre raisons : le programme Grande École, les partenariats avec de grandes entreprises, le parcours professionnalisant et le réseau des anciens, donc c’est top ! » Un bon résumé des atouts de l’école.

Fondée en 1986, l’ISCOM, l’Institut Supérieur de Communication et de publicité, est présente un peu partout en France. On la retrouve à Paris, Lille, Lyon, Montpellier, Rouen, Toulouse, Strasbourg et Bordeaux. Au programme : un BTS en deux ans ou un parcours Grande École « Manager de la marque » en cinq ans, certification RNCP niveau 7. Ce dernier est accessible aux terminales titulaires du baccalauréat et des admissions parallèles sont possibles à bac +2, bac +3, bac +4 ou bac +5. Un cursus qui se veut généraliste et ouvre la voie vers l’ensemble des métiers de la communication, des plus traditionnels aux plus innovants, des plus stratégiques aux plus opérationnels.

Des formations à l’écoute des évolutions du secteur

La communication vit une période stimulante et pleine d’opportunités. Il y a la crise sanitaire, bien entendu, mais il y a surtout la remise en question permanente des modèles économiques dominants. Avec la transformation digitale, les métiers de la communication, du marketing, de la création publicitaire et de l’influence doivent sans cesse se réinventer. On considère d’ailleurs que 85 % des métiers de 2030 n’existent pas encore aujourd’hui !

En collaborant étroitement avec des acteurs majeurs de la communication (Publicis, TBWA, Havas, BETC, Marcel, Fred & Farid, etc.) et de grands annonceurs, l’ISCOM parvient à rester connectée aux mutations du secteur et adapte son offre de formation en conséquence. Chaque année, de nouvelles matières et spécialisations apparaissent au sein du programme Grande École pour répondre à différentes évolutions économiques, sociologiques et technologiques. Sylvie Gillibert, directrice des formations, des partenariats et du développement, ne dit pas autre chose : « Ces dernière années, on a développé six nouveaux programmes de cinquième année. Par exemple, la marque employeur et le marketing RH, un programme qui parle de la gestion des talents en entreprise. L’événementiel aussi. On ne peut plus penser l’événementiel de la même façon en période Covid. On a aussi ouvert un programme sur l’UX design et un autre, inédit, qui utilise des méthodes agiles pour gérer les marques : Créative Design Branding. Tous ces programmes sont les témoins de notre accompagnement des jeunes vers les nouveaux métiers. »

Concrètement, le parcours commence par un tronc commun de deux ans. L’idée est de se familiariser avec un socle de connaissances fondamentales et les différentes spécialités proposées plus tard dans le cursus. En troisième année, justement, place à la spécialisation. Les étudiants sont invités à choisir une spécialité qui va les mener jusqu’en cinquième année et les orienter vers l’une des cinq grandes familles des métiers de la communication : les métiers de l’influence et de la réputation (attaché(e) de presse, responsable affaires publiques, responsable RSE, responsable e-reputation…), les métiers de la transformation digitale (UX designer, social media manager, community manager…), les métiers de l’innovation, de la création de valeur et du planning stratégique (directeur de la communication, directeur marketing, planneur stratégique…), les métiers de création publicitaire, de l’identité de marque et du brand content (concepteur-rédacteur, directeur artistique, motion designer, storyteller, webdesigner…), et les métiers de la communication internationale.

Vision stratégique et maîtrise opérationnelle

L’ISCOM a été créée avec la conviction forte que la communication est une fonction de direction qui contribue directement à la performance des entreprises. C’est pourquoi, le programme Grande École développe à la fois la vision stratégique des étudiants et leurs compétences opérationnelles. « La communication est là pour créer de la valeur dans l’entreprise, c’est un levier de développement. Certains de nos jeunes sont destinés à participer à des comités de direction. Ça signifie donc que dès la première année d’étude, et tout au long des cinq ans, on remet la communication dans le contexte de l’entreprise », abonde Sylvie Gillibert.

Côté opérationnel, l’accent est mis sur la professionnalisation et la polyvalence. Cela se manifeste par au moins 17 mois de stages en entreprise tout au long de la formation, une cinquième année en alternance et des mises en situations réelles et pluridisciplinaires. Respect de délais courts, travail en équipe, cocréation et maîtrise des technologies, en travaillant en mode projet, les étudiants sont confrontés aux exigences d’efficacité des entreprises. Ils travaillent sur des stratégies créatives, des recommandations marketing, des campagnes de lancement produit au service d’entreprises, de start-up, d’institutions ou d’associations. « Il y a constamment des exercices, des briefs. Ça peut être des briefs sur une semaine : brief le lundi, présentation le vendredi. En général, ce sont des cas réels. Parfois les étudiants voient leur travail publié et ils sont même rémunérés par l’annonceur pour poursuivre », précise Julie Aveline, responsable de la spécialité Créa360.

Les étudiants sont aussi préparés à exercer à l’international. Le stage de première année peut être réalisé à l’étranger, et le stage de troisième année doit impérativement être effectué hors des frontières. À noter aussi, l’existence de programmes internationaux dès la première année, dans lesquels les cours sont dispensés en langues étrangères.

Avec 86 % d’embauche dans les six mois qui suivent la sortie de l’école, dont 40,5 % en continuité d’alternance[1], la politique pédagogique de l’ISCOM s’avère payante. Un succès auquel son réseau n’est pas étranger…

Le réseau, facteur X de l’ISCOM

L’ISCOM tire sa force de son réseau au sens large (très large) ! Son réseau d’alumni, d’abord, et son réseau d’entreprises et d’écoles partenaires.

Le réseau des anciens, ce sont plus de 15 000 personnes ! Un véritable accélérateur de contacts pour les étudiants en recherche de stages (l’ISCOM reçoit chaque année près de 8 000 offres de stages, soit trois-quatre par étudiant !), mais aussi pour les diplômés en recherche de mobilité professionnelle. Le réseau a en effet développé une plateforme de mise en relation des entreprises avec les diplômés souhaitant de nouvelles opportunités.

L’ISCOM, c’est aussi un vaste réseau d’entreprises et d’écoles partenaires, en France et à l’international. « On développe des partenariats avec des personnes qui ont vraiment envie de faire avancer nos élèves et de les emmener dans le monde professionnel avec beaucoup de bienveillance », glisse Julie Aveline. Un exemple parmi d’autres avec le Fashion Institute of Technology de New York et l’agence de publicité américaine VMLY&R (ex-Young and Rubicam), qui contribuent tous deux au développement d’un programme commun avec l’ISCOM. Parmi les entreprises qui accueillent les étudiants en stage et en alternance, on retrouve les grands acteurs du secteur (voir plus haut), mais aussi de nombreux médias tels que TF1, Canal+, France Télévisions et des annonceurs d’envergure comme Nike, Yves Saint Laurent, Air France, Decathlon etc.

[1] Chiffres 2018

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