1. L’avis d’un prof : « Comme nous sommes aussi en costume, les élèves voient bien que l’obligation est réciproque. »

L’avis d’un prof : « Comme nous sommes aussi en costume, les élèves voient bien que l’obligation est réciproque. »

Envoyer cet article à un ami

Etudes de médecine, écoles hôtelières, Légion d’honneur, établissements militaires… Dans toutes ces filières, des milliers d’étudiants doivent enfiler un uniforme. Comment le vivent-ils à l’heure où les tenues "légères" d’élèves font polémique dans certains lycées ? Cela change-t-il leur approche des études, voire de leur avenir professionnel ? Témoignages.

Frédéric Dupuis, formateur en gestion au CEFAA (Centre Européen de Formation par alternance et en Apprentissage) hôtellerie de Villepinte (93).

"Il faut l’avouer, l’uniforme porté par les élèves donne une impression générale de sérieux, de maturité, même si ce n’est pas toujours vrai ! C’est un peu trompeur. On n’a pas d’a priori sur les jeunes avant de les connaître, mais j’ai remarqué que ceux qui adoptent la tenue sans difficulté sont aussi ceux qui auront le moins de problème de comportement par la suite. Ceux qui veulent "tricher", sur la couleur du costume, de la chemise ou viennent avec des chaussures en daim au lieu de chaussures en cuir, auront plus de mal à s’adapter à la rigueur du centre de formation. Bien sûr en première année, ce n’est évident pour personne. Mais en deuxième année, c’est devenu complètement naturel. Comme les professeurs doivent aussi venir en costume, ils voient bien que l’obligation est réciproque. Et cela instaure des rapports globalement plus respectueux, notamment lorsqu’on s’adresse la parole. Enfin, je pense que cette contrainte sera un acquis pour eux d’un point de vue professionnel, qu’ils restent dans le métier ou non : dans le travail, il y a toujours un effort vestimentaire à faire."

Propos recueillis par Sophie de Tarlé