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Décryptage

Médecine : plus d’un millier de places en plus au numerus clausus

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Médecin // © phovoir // © Phovoir
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Le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme sera augmenté de 10 % à la rentrée 2019. Une bonne nouvelle dans la perspective de la disparition de la PACES et de son numerus clausus en 2020.

Cela devrait faire baisser la pression chez les candidats au concours couperet qui intervient à l’issue de la PACES (première année commune des études de santé). Le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme sera augmenté de 10 % à la rentrée 2019, selon un arrêté paru au Journal officiel, le 21 avril 2019. Pour les quatre filières, 14.928 places sont désormais ouvertes.

Les étudiants en médecine sont les principaux bénéficiaires de ce relèvement du numerus clausus : 1.109 places supplémentaires leur sont accordées, pour un total qui passe à 9.314. Une hausse spectaculaire au regard des 1.320 places ouvertes en dentaire (+ 117), 3.261 en pharmacie (+ 137), 1.033 en maïeutique (+ 42). "C'est une bonne nouvelle pour les étudiants qui préparent ce concours qui attire quatre ou cinq fois plus de candidats qu’il n’y a de places disponibles, commente Pierre-Adrien Girard, vice-président en charge de la PACES de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). Mais il va falloir travailler afin que tous trouvent des places qui manquent en TD et en stage. Et, ce qui nous importe, c’est qu’en deuxième, troisième année et surtout en second cycle, ces étudiants soient tout aussi bien formés même si leur nombre augmente."

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Un constat partagé par Robin Tocqueville-Perrier, le président de l’ANEPF (Association nationale des étudiants en pharmacie de France). "Ce concours est une étape qui fait peur. Les études de santé sont très difficiles. Mais le signal qu’envoie l’État en augmentant le numerus clausus est bon pour l’avenir. La vraie mesure de fond, c’est celle qui entre en vigueur à la rentrée 2020."

Le numerus clausus bientôt supprimé

La PACES et son numerus clausus (ce dispositif qui régule l’entrée en deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme) seront supprimés en 2020. C’est une mesure phare de la loi santé qui sera examinée au Sénat en juin. Le texte prévoit que les quotas d'étudiants admis en deuxième ou troisième année seront désormais déterminés par les universités et les agences régionales de santé. L’objectif est notamment d’augmenter de 20 % le nombre de médecins formés. Il s’agit de lutter contre les déserts médicaux en veillant à une meilleure répartition des praticiens sur le territoire.

Une sélection progressive remplacera la PACES, avec la mise en place de plusieurs licences qui permettront d’intégrer les deuxièmes cycles de santé.

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Pourquoi cette augmentation du numerus clausus juste avant sa suppression ? "C’est la conséquence d’expérimentations de trois facultés de médecine parisiennes [Paris-Descartes, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Diderot] et de la fac de Brest, analyse Pierre-Adrien Girard. L’augmentation du numérus clausus de 30 % qui était prévue vise à assurer l’équité des chances. On s’y attendait."