Social

Persistance du chômage, allongement de la durée de vie, isolement des personnes démunies… les problématiques sociales exigent un accompagnement par des professionnels qualifiés au sein des collectivités locales, des associations, des organismes sociaux ou autres.

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Au-delà de la vocation, les métiers du social exigent des savoir-faire et des connaissances qui s'acquièrent à travers des parcours bien balisés. Chaque formation est subordonnée à l'obtention d'un diplôme d'État qui correspond à un métier précis. Avec, à la clé, la garantie d'une insertion professionnelle réussie.

Première étape : pour accéder à l'un des diplômes d'État dans le secteur, il est nécessaire de passer un concours. Celui-ci peut se préparer dans des établissements privés ou dans une vingtaine de lycées publics. Il faut compter de 800 à 5.000 € pour une prépa se déroulant la plupart du temps sur un an.

Notez que de nombreux étudiants suivent une ou deux années à l'université, en AES (administration économique et sociale), psychologie, sociologie, sciences sociales ou sciences pour la santé, avant de passer le concours.

À la fac : DEASS, DEES, DECESF ou master

Le DUT (diplôme universitaire de technologie) carrières sociales se décline en cinq options : animation sociale et socioculturelle et assistance sociale (qui permettent la poursuite d'études en DEASS [diplôme d'État d'assistant de service social] ou DECESF [diplôme d'État de conseiller en économie sociale et familiale]), éducation spécialisée (qui ouvre la voie vers un DEES [diplôme d'État d'éducateur spécialisé]), gestion urbaine ou services à la personne.

Les étudiants des options assistance sociale et éducation spécialisée continuent majoritairement en DEASS, DECESF ou DEES ; ils peuvent aussi, comme les autres options, poursuivre en licence professionnelle (plus de 70 formations existent en action sociale).

Côté management, plus de 80 masters sont proposés à l'université (notamment, parcours direction des politiques et dispositifs d’insertion, de médiation et de prévention à l’université Rennes 2 ; inclusion et participation : handicap, difficulté, dépendance à l'université de Poitiers ; coopération et solidarité internationale à l'université d'Évry, etc.).

Les diplômes d'État : plusieurs domaines d'intervention

Les DETISF (diplôme d'État de technicien en intervention sociale et familiale), DEASS, DECESF ou le diplôme d'État de médiateur familial permettent d'accéder aux métiers de l'aide et de l'assistance sociale.

Si le DETISF est accessible à des candidats non-bacheliers (les titulaires d'un niveau IV sont dispensés de l'épreuve écrite d'admissibilité), les cursus menant au DEASS, au DECESF et au diplôme d'État de médiateur se déroulent respectivement sur trois ans après le bac, sur un an après un bac+2 et sur deux ans après un bac+3.

Au programme : des cours sur l'action sociale, les techniques de médiation, l'intervention en service social mais aussi de la philosophie, du droit, de l'économie, de la sociologie… ainsi que des stages d'application obligatoires dont la durée varie entre deux et seize semaines selon les cursus.

Les DEESDEEJE (diplôme d’État d’éducateur de jeunes enfants), DEETS (diplôme d’État d’édu­cateur technique spécialisé), DEME (diplôme d’État de moniteur-éducateur) et le DEAES (diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social) – issu de la fusion du DEAMP (diplôme d’État d’aide médico-psychologique) et du DEAVS (diplôme d’État d’auxillaire de vie sociale) – permettent d’accéder aux métiers de l'éducation spécialisée et de la prise en charge de l’enfance inadaptée.

Le DEES, le DEEJE et le DEETS sont accessibles après le bac et se déroulent sur trois ans avec soixante semaines de stages obligatoires pour les deux premiers et cinquante-six semaines pour le dernier.

Il est possible de se spécialiser avec le DEEJE pour travailler auprès de jeunes enfants, ou avec le DEETS, pour travailler en lien avec des personnes handicapées via la transmission d’un savoir-faire.

Dans le secteur de l’accompagnement à domicile, le DEAES (diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social), formation en un an accessible sans le bac, permet de travailler auprès des personnes âgées, des personnes handicapées ou d'enfants en difficulté.

Le DEASS (diplôme d'État d'assistant de service social) forme en trois ans après le bac des travailleurs sociaux capables d’aider des personnes démunies.

N’oubliez pas également le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) mention animation sociale, accessible sans le bac, à partir de 18 ans.

Dans le domaine de l'encadrement, le CAFERUIS (certificat d’aptitude aux fonctions d’encadrement et de responsable d’unité d’intervention sociale), qui s'obtient en un an après un bac+2, le DEIS (diplôme d’État d’ingénierie sociale) et le CAFDES (certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale), tous les deux en deux ans après un bac+3, donnent accès à des postes de directeur d’établissement ou d’encadrement d’équipes.

Le BTS économie sociale et familiale : un diplôme qui ouvre différentes portes

Le titulaire du BTS (brevet de technicien supérieur) ESF (économie sociale et solidaire) exerce son expertise dans les domaines de la vie quotidienne (alimentation, santé, budget…). Au programme : animation-formation, connaissance des institutions, gestion et conseil et expertise techno­logiques, avec six ou sept semaines de stages par an.

Le conseiller économique et social travaillent dans des centres sociaux, résidences sociales, services en prévention santé, en relation avec d’autres experts (travailleurs sociaux, juristes, professionnels de la santé, personnels des services techniques des collectivités).

Le détenteur de ce BTS peut notamment poursuivre ses études en DECESF (diplôme d'État de conseiller en économie sociale et familiale), formation d'un an comprenant seize semaines de stages en alternance avec les cours.

Concours de la justice : après un bac+2

L'éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse s'occupe de jeunes en difficulté ayant commis un délit ou qui sont suivis dans le cadre de la protection de l'enfance. Fonctionnaire, il travaille pour le ministère de la Justice.

Accessible sur concours après un bac+2, la formation d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse est rémunérée et dure deux ans en alternance (un an pour les titulaires d'un DEES) à l'ENPJJ (École nationale de protection judiciaire de la jeunesse) à Roubaix (59).

Au terme de la formation, le stagiaire est titularisé et reçoit son affectation. Il s'engage à servir l'État pendant cinq ans.

Le CPIP (conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation) est responsable des personnes placées “sous main de justice”.

Pour se présenter au concours, il faut un bac+2. Les épreuves d'admissibilité consistent en une dissertation sur un sujet “relatif à l'évolution politique économique et sociale”, et en une synthèse de documents. L'épreuve d'admission consiste en un entretien, à partir d'un sujet tiré au sort.

La formation, en deux ans, alterne des cours à l'ENAP (École nationale d'administration pénitentiaire) à Agen (47), et des stages dans des prisons et des tribunaux. Elle est sanctionnée par le diplôme de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation.

Lire aussi : les métiers du secteur social

Info plus
www.lesocial.fr, le site du secteur social en France.
www.solidarites-sante.gouv.fr, le site du ministère des Solidarités et de la Santé.
www.unaforis.eu, le site de l'Union nationale des acteurs de formation et de recherche en intervention sociale.

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