Le guide pour se former aux métiers du social

Décryptage

Le guide pour se former aux métiers du social

Avoir des qualités humaines et de grandes capacités d'adaptation sont essentielles pour travailler dans le social.
Avoir des qualités humaines et de grandes capacités d'adaptation sont essentielles pour travailler dans le social. © Rawpixel.com / Adobe Stock
Par Elodie Auffray, publié le 25 juillet 2022
6 min

Educateur, petite enfance, aide à domicile, etc. Travailler dans le secteur du social, c'est s'ouvrir à de nombreuses possibilités, tant au niveau des formations que des débouchés. Il y en a pour tous les goûts, à condition d'être doté d'un bon relationnel.

Le champ du social recouvre une grande variété de formations et de métiers : de l'aide à domicile à la direction d'établissements médico-sociaux, en passant par l'animation, la prévention de la délinquance, l'inclusion des personnes handicapées... La palette est très vaste !
Point commun à tous ces parcours : l'accompagnement de personnes, le plus souvent en proie à des difficultés, qu'elles soient physiques, psychiques ou sociales. Mais les métiers du social peuvent s'exercer dans des champs différents (médico-social, socioculturel, milieu judiciaire...) et de multiples façons : il peut s'agir de faire la toilette et les repas de personnes dépendantes, d'aider des individus fragilisés dans leurs démarches administratives, de monter des animations pour favoriser l'inclusion...
Ces métiers de la solidarité peuvent se pratiquer dans des structures diverses, publiques ou du secteur privé - le plus souvent associatif. Très professionnalisants, les cursus qui mènent à ces carrières permettent d'ailleurs d'exercer un métier très rapidement.

Des études dans le social plutôt courtes

Beaucoup de formations du social se déroulent sur un temps assez court entre un à trois ans. Mais il est aussi possible de poursuivre en master ou vers un diplôme accessible à bac+3, comme le certificat d'aptitude aux fonctions de direction (Cafdes) ou d'encadrement (Caferuis), ou bien le diplôme d'État (DE) d'ingénierie sociale.

Avant le bac, des métiers axés sur l’accompagnement des personnes

Pour travailler dans le social, plusieurs cursus sont accessibles sans le bac, débouchant sur des professions axées sur l'accompagnement du quotidien.
Il peut s'agir de bacs pros en trois ans :
Il existe aussi des diplômes d'État : le plus commun est celui d'accompagnant éducatif et social (AES), en un an. Les DE de moniteur-éducateur et de technicien de l'intervention sociale et familiale se déroulent sur deux ans et confèrent un niveau bac.
Pensez aussi au BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport), qui se prépare en 10 à 18 mois, en alternance, et propose deux grandes spécialités : animateur ou éducateur sportif.

Après le bac, le choix entre les diplômes d’État et l’université

Après le bac, deux grandes voies s'offrent à vous. La plus reconnue dans le monde du travail est celle des DE, qui forment en trois ans à un métier précis : assistant de service social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé et éducateur de jeunes enfants.
L'université est une autre option : elle propose des cursus professionnalisants comme les DEUST, en deux ans, et les BUT carrières sociales, en trois ans. Des licences, comme les sciences de l’éducation ou la psychologie, peuvent également amener vers le social : il est possible de cultiver un profil de chef de projet via un master.

Les formations du social orientées vers la pratique

Toutes les formations du social comprennent plusieurs périodes de stages. "Cela permet de savoir dans quel domaine et avec quel public on va vouloir exercer", souligne Marc Rousseau, directeur adjoint du groupe associatif breton Askoria, principale école française de travail social.
Les cours sont eux aussi majoritairement orientés vers la pratique, souvent dispensés par des intervenants de terrain.

Des formations généralistes pour travailler auprès de différents publics

La plupart des formations permettent de travailler auprès de différents publics. Les moniteurs-éducateurs peuvent par exemple exercer auprès d'enfants, d'adolescents ou d'adultes, en difficulté ou porteurs de handicap.
Les éducateurs spécialisés peuvent se trouver dans des foyers pour enfants ou pour jeunes travailleurs, dans la rue, dans des instituts médico-éducatifs ou encore des centres d'hébergement provisoire.

Petite enfance, éducateurs, soins à domicile... des cursus spécialisés

Certaines formations sont toutefois plus ciblées. Il y a celles qui permettent de se spécialiser dans le champ de la petite enfance comme le CAP accompagnant éducatif petite enfance (AEPE), en deux ans, ou le DE d'éducateur de jeunes enfants.
Le premier s'occupe des repas, du ménage, des soins d'hygiène mais aussi d'activités d'éveil. Le second, lui, se concentre sur la partie éveil, pour favoriser l'épanouissement des plus petits et les initier à la vie en société.
D'autres cursus sont orientés vers l'accompagnement des familles. C'est le cas du conseiller en économie sociale familiale (DE en un an, après un BTS du même nom) qui met en place des mesures d'aide.
Les éducateurs techniques spécialisés s'appuient, eux, sur un savoir-faire, comme la menuiserie ou le maraîchage, pour accompagner les personnes par le travail, dans des entreprises adaptées, des chantiers d'insertion...

Des qualités humaines essentielles pour travailler dans le social

Une chose est sûre, pour s'y épanouir, il faut avoir "des qualités humanistes : avoir un appétit pour la relation, être respectueux de l'autre et capable de gérer l'humain et ses émotions", souligne Marc Rousseau. Il faut aussi de grandes capacités d'adaptation.
Dans certaines formations, les compétences plus académiques sont également nécessaires, pour bien connaître les institutions et les politiques sociales. Être capable de bien communiquer, à l'écrit comme à l'oral pour pouvoir rédiger une synthèse, présenter un projet, etc., est aussi indispensable.
L'attractivité des formations du social en berne
Ces dernières années, les formations du social attirent moins. Sur Parcoursup, le nombre de vœux a fortement chuté : seuls 18.000 candidats ont postulé dans les quatre diplômes d'État accessibles via la plateforme en 2022, contre 23.000 en 2021 et 29.000 en 2020.

Un "paradoxe" pour Marc Rousseau : "Parmi la jeunesse, il y a pourtant un attrait très fort pour les métiers qui ont du sens", souligne-t-il, pointant les "conditions de travail" comme cause de la désaffection.

Les 49 BUT carrières sociales sont aussi concernés, avec 17.800 vœux, contre 22.000 en 2021. Ces formations restent sélectives (1.200 places), en particulier pour les parcours "animation socioculturelle", "assistance sociale" et "éducation sociale".

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